Jardin de Gethsemani : le Saint Sépulcre de Jérusalem
Les fouilles sous le Saint Sépulcre confirment !
Nous avons déjà évoqué des fouilles de 2025 sous le Saint Sépulcre, réalisées par une équipe de la Sapienza (Rome). Celles-ci ont récemment révélé des éléments nouveaux, confirmant le lien plus que probable avec ce passage de l’évangile de Jean :
« À l’endroit où il avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un tombeau neuf, dans lequel on n’avait encore déposé personne. Comme c’était le jour de la Préparation des Juifs et que le tombeau était proche, ils y déposèrent Jésus » (Jn 19,41-42).
Un jardin près du lieu de la crucifixion?
En fait, les lieux près du Golgotha, le rocher de la crucifixion, étaient une ancienne carrière de pierre, au milieu de laquelle restait un promontoire, qui servira de lieu de mise en croix par les Romains, aux portes de Jérusalem, de sorte que cela soit bien visible. Entretemps, ces lieux furent aménagés : on creuse des tombeaux dans les parois de cette ancienne carrière (c’est commode), et le sol devint des espaces cultivés, avec des arbres. Le texte évangélique le laissait entendre cet arrangement des lieux ; l’archéologie le confirme.
En effet, outre de murets séparant les parcelles cultivées, des restes de bois de vigne et du pollen d’oliviers ont été trouvés et analysés récemment. Cela ne veut pas dire que les vignes et les oliviers étaient là au moment de la crucifixion de Jésus, mais c’est possible.
Un édifice à l’histoire complexe
Pour mieux comprendre, regardons cette coupe du monument qui reconstitue en même temps les étapes historiques :

Le sol actuel, qui est quasiment au niveau de la dalle du tombeau du Christ, provient d’un certain nivellement au 4e siècle et aussi de la destruction totale des lieux sur ordre du sultan d’Égypte Al-Hakim, promulgué le 17 octobre 1009 (le patriarche de Jérusalem eut les yeux crevés – ce Sultan réduisait les pèlerins en esclavage ou les faisait tuer). Une génération après sa mort, le Saint-Sépulcre fut restauré (1048).
Et en 1095, le pape Urbain II appela à la croisade dans le but de rétablir la sécurité des voyages en Terre Sainte.