1915-1918: le génocide chrétien du Liban

  Une documentation vaste et précise est disponible concernant le terrible génocide arménien (un million cinq cent mille morts). Le travail des historiens relatif au génocide qu’ont subi les autres chrétiens est plus récent et moins connu, quoiqu’il porte sur un autre million de personnes (assyro-chaldéens, syriaques, grecs, …).
  Encore moins connu est ce qui est arrivé aux Maronites à partir de 1915. Il s’agit d’un aspect longtemps occulté officiellement de la volonté islamo-turque d’exterminer tous les chrétiens, en particulier ceux des montagnes libanaises. Au regard de l’ensemble des massacres, programmés et organisés par l’appareil, on doit d’ailleurs parler de « christianicide » plutôt que de « génocides » (avec un adjectif désignant telle ou telle Communauté). 
  Les deux articles qui suivent sont parus dans le quotidien libanais L’Orient Le Jour et portent sur l’épisode la famine du Mont-Liban organisé par l’occupant turc, de 1915 jusqu’à l’arrivée des Anglais en 1918.
  Bien sûr, la plupart des familles libanaises en ont conservé tel ou tel souvenir, mais le fait est que, dans le Liban sortant de le guerre, cette famine génocidaire fut occultée. Les Maronites l’ayant subie préférèrent exalter la mémoire des 40 victimes, chrétiennes et musulmanes ensemble, de la répression politique de l’occupant.
  Ces dernières années, plusieurs familles ont exhumé leurs photos – les trois dernières proviennent ainsi de source privée, tandis que les autres illustraient le second des articles de L’Orient Le Jour. Ci-après, une carte de l’Empire turc en 1900.

empire_ottoman-

1/2 : Frères humains d’il y a 99 ans !

de Youssef MOUAWAD, L’Orient Le Jour, 13/07/2014

  En l’an de disgrâce 1915, la famine s’abattait sur le Mont Liban de la Mutasarrifiya ; quatre ans durant, ce fléau, sans autre visage que celui de ses victimes, allait faucher de manière systématique une population exténuée.

Difficile d’intellectualiser la famine comme l’a fait Knut Hamsun pour pouvoir se payer des hallucinations et ensuite les raconter ; difficile de l’esthétiser quand on écoute le récit de ce qui fut : « plusieurs personnes avaient les pieds horriblement gonflés ; plusieurs autres tombaient exténués dans les rues de la ville, d’autres encore s’affaissaient à terre, en proie à des vomissements de sang ; chose horrible à rappeler : des enfants étaient jetés parmi les tas d’ordure… et ces ordures recueillies pêle-mêle par les charrettes et emportés, à pourrir , dans les grands dépôts d’immondice (…) »

Le patriarche Hoyek avait déclaré que la famine « organisée par l’ennemi » avait liquidé le tiers de la population libanaise. Ce pourcentage pouvait passer pour exagéré, jusqu’à ce que Linda Schatkowski Schilcher, ayant élargi ses recherches aux archives allemandes et autrichiennes, ait avancé le chiffre de deux cent mille morts. L’historienne Carla Eddé récuse l’inflation desdits chiffres et avance celui, plus probable d’après elle, de 80 000 morts. Une querelle d’experts qui ne doit pas escamoter la question suivante : qui a provoqué la disette et pourquoi l’a-t-on occultée ?

Plusieurs facteurs étaient entrés en ligne de compte pour faire des ravages dans la population : l’invasion des sauterelles, le blocus maritime imposé par les flottes des Alliés, mais principalement le blocus alimentaire décrété par Djemal Pacha. Les provinces fertiles de Syrie n’allaient plus approvisionner le Mont Liban, pays au relief montagneux s’il en est, et qui ne pouvait assurer son autosubsistance au-delà de quelques mois par an.

La question n’est pas tant d’incriminer le proconsul turc que de savoir pourquoi les Libanais n’ont pas accordé à la famine, la plus grande catastrophe de leur histoire, l’intérêt que l’on doit à un cataclysme ou une Shoa, alors que les martyrs qui ont été exécutés pour intelligence avec l’ennemi (quarante à cinquante suppliciés dans tout le Bilad al-Sham) ont droit à une journée nationale, le 6 mai. Pourquoi donc les morts de faim dont le nombre oscille autour de cent mille victimes n’ont pas droit à une loi mémorielle, à une place publique ou à une mention dans le pathos officiel des libanais ? Pourquoi cette différence de traitement entre eux et ceux qui ont fini sur le gibet Place des Canons ?

C’est que le désastre de la famine fut une affaire plutôt chrétienne et ne pouvait concerner au même degré les autres groupes confessionnels du Grand Liban dans ces nouvelles frontières de 1920. La disette qui dans les faits avait décimé plus particulièrement les chrétiens de la montagne ne pouvait constituer un thème fédérateur entre toutes les communautés au même titre que les exécutions publiques qui avaient fait des martyrs aussi bien dans les rangs chrétiens que dans les rangs musulmans. Le deuil des 200 000 ou des 80 000 allait au mieux se cantonner dans le privé.

Dans les nouvelles frontières d’un pays élargi, les chrétiens se devaient d’effacer le souvenir des morts de faim pour commémorer avec leurs nouveaux partenaires musulmans le souvenir d’une lutte commune se concrétisant dans la célébration des martyrs des potences. Par la même occasion, l’opinion chrétienne, en lâchant du lest, allait éviter les dérives et certains dérapages possibles ; on pouvait craindre que des accusations ne soient portées contre une « conspiration islamo-turque» rendant les musulmans responsables de la pénurie alimentaire.

Sacrifiés une première fois par le jeu des blocus et par le déchaînement des éléments, les 200 000 ou les 80 000 allaient être sacrifiés une seconde fois sur l’autel de l’entente nationale et du dénominateur commun minimal qu’elle impliquait.

En somme, pour légitimer le nouvel État du Grand Liban, et pour resserrer les liens avec les nouveaux associés qu’étaient les musulmans, les chrétiens devaient faire, encore une fois, le deuil de leurs victimes quasi-exclusives. Aussi seuls les gibets pouvaient-ils cimenter l’unité nationale ; la famine, porteuse de dissensions, devait être évacuée de la mémoire collective ! Elle n’aurait pas son jour du souvenir.
En revanche, la fête des Martyrs, le 6 mai, celle des patriotes musulmans et chrétiens, exécutés par l’ennemi ottoman, allait capter toute l’attention et constituer le point d’ancrage du nouvel édifice libanais. L’idéologie officielle libanaise a donc préféré instrumentaliser les patriotes suppliciés, et à bon escient, car ils ont représenté l’unité des Libanais, unité factice et précaire si l’on y regarde bien.
Excès d’amnésie, dirions-nous ! Mais devant le tribunal de l’histoire, convoquera-t-on jamais la mémoire du refoulé ?
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2/2 : Le centenaire de la Grande famine au Liban : pour ne jamais oublier

genocide 1915 Liban-1Il est difficile de comprendre cette mise à mort muette et sourde
de presque toute une population sous les yeux entrouverts des
grandes puissances. Crédit photo : Collection privée Ibrahim Naoum
Kanaan – Reproduction spécialement autorisée à L’Orient-Le Jour
par Mme Nayla Kanaan Issa el-Khoury propriétaire de ces photos.

 de Rania Raad Tawk, L’Orient Le Jour, Samedi 25 Avril 2015

  L’équipe de Tehkik, conduite par Claude Abou Nader Hindi, revisite dimanche soir à 18h50 l’horrible drame vécu au début du siècle dernier par la population du Mont-Liban, victime, entre 1915 et 1918, d’une famine qui a décimé plus du tiers de la population de la région à l’époque. Des chiffres qui peuvent à la limite qualifier ce drame de véritable génocide. Un génocide sans effusion de sang, certes, sans exode, sans bruit, mais dont le bilan a été ahurissant: 150000 à 200000 morts sur un total d’environ 400000 habitants.

Cette famine, méconnue de beaucoup de Libanais, a été en effet le résultat d’une convergence de quatre facteurs. Le littoral libanais était soumis à l’époque à un blocus maritime imposé par la flotte des forces alliées (notamment la flotte britannique) qui empêchait les navires d’arriver sur la côte libanaise. Il était donc impossible aux Ottomans, dans le camp de l’Allemagne durant la Première Guerre mondiale, de recevoir des armes ou des munitions…
À ce siège maritime s’était ajouté un autre blocus, terrestre cette fois, imposé par Jamal Pacha, le gouverneur ottoman, qui dominait le pays et contrôlait les principaux accès routiers. Ce sont surtout les maronites qui seront les principales victimes de cette « arme de la famine » : les soldats ottomans se montraient particulièrement intransigeants avec les chrétiens plus qu’avec les autres habitants du Mont-Liban.
Mais la responsabilité de cette Grande famine retombe aussi sur certains Libanais, profiteurs et usuriers, qui n’ont pas hésité à tirer profit de la situation pour s’enrichir, contribuant ainsi à l’aggravation de la crise.
Un quatrième événement a été la cerise sur le gâteau : l’invasion des criquets. Pendant une centaine de jours, une nuée de sauterelles a ainsi dévasté les terres agricoles, venant à bout de toutes les récoltes.

Le plus choquant à l’époque était l’attitude passive des forces allemandes et celles de l’Autriche-Hongrie, qui ont cruellement laissé faire, sur base du ne rien voir, ne rien entendre, la raison d’État germano-ottomane ayant la priorité sur toute autre considération. Parallèlement, l’Empire ottoman poussait à l’exode, pourchassait et assassinait à tour de bras les Arméniens, considérés auparavant comme des fidèles mais désormais accusés de traîtrise parce qu’ils avaient aidé, dans la région, les Russes…
Dans ce contexte, la communauté libanaise d’Égypte a contribué dans une large mesure à atténuer les effets de la famine en acheminant des aides par le biais de l’île de Rouad, face au littoral syrien, au nord de Tripoli. Cette aide était livrée au patriarcat maronite qui la distribuait à son tour à la population par l’intermédiaire des couvents et des ordres monastiques.

Mise à mort muette
Il n’empêche, un devoir de mémoire est indispensable et il faut reposer le problème, ne serait-ce que par respect pour tous ceux qui sont morts à cause de cette famine. On ne peut oublier certaines descriptions atroces, comme dans Al-Raghif, le livre de Toufic Youssef Aouad : « Il y avait là une femme étendue sur le dos, envahie de poux. Un nourrisson aux yeux énormes pendait à son sein nu (…). La tête de la femme était renversée et ses cheveux épars. De sa poitrine émergeait un sein griffé et meurtri que l’enfant pétrissait de ses petites mains et pressait de ses lèvres puis abandonnait en pleurant.»

Cette triste commémoration devrait avoir lieu chaque année, malgré le fait qu’elle soit reléguée dans un passé qu’on préfère ne pas réveiller. Le film des frères Rahbani, Safar Barlek, retrace aussi, sous forme d’une comédie musicale, cet épisode dramatique de l’occupation ottomane, mettant en exergue la solidarité syro-libanaise face à l’hégémonie de l’occupant.
Beaucoup de Libanais ont été poussés à quitter leur village et à aller mendier dans les villes; beaucoup de femmes ont été contraintes de se prostituer en contrepartie de nourriture. Un volet humiliant et douloureux pour cette population conservatrice qui a préféré oublier et ne pas transmettre ces détails aux générations futures.

Ce ne sont que les photos d’archives personnelles, comme celles puisées dans les archives de la Compagnie de Jésus au Liban et les (journal quotidien) de nombreux pères jésuites qui ont été exhumés par Christian Tawtel et Pierre Witouck s.j., qui peuvent dénoncer de la meilleure façon, mieux même que tous les témoignages poignants, cette mise à mort muette et obscure de la population chrétienne du Liban il y a cent ans.

genocide 1915 Liban-2Les survivants enterraient les morts, mais étaient parfois contraints
de les manger. Crédit photo : archives personnelles de la Compagnie
de Jésus au Liban et journaux quotidiens de nombreux pères
jésuites, exhumés par Ch. Tawtel et P. Witouck s.j.

Autres photos (collection privée) :
genocide 1915 Liban-3genocide 1915 Liban-4genocide 1915 Liban-5

5 thoughts on “1915-1918: le génocide chrétien du Liban

  • 20 septembre 2015 at 14 h 10 min
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    Je ne connaissais pas cet épisode de la famine au Liban Souvent je songe à la famine en Irlande qui a eu lieu cinquante ans plus tôt. Les maisons irlandaises furent remplies d’ossements : or c’est en Europe tout près de chez nous : Ces irlandais moururent de faim et ne furent pas plus secourus que les libanais. Il faut songer que Dieu les a emmenés avec Lazare auprès de Lui.

    Luc 21
    « Alors il leur dit: Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel »

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  • 11 mai 2016 at 9 h 07 min
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    Je suis revolte de voir aujourd’hui nos politiciens chretiens divises, avides de pouvoir, egoistes et sans dignites.
    Malheureusement nous sommes la dreniere enclave des chretiens du Moyen-Orient et personne de nos dirigeants est conscient de la trageidie qui se prepare.
    Nos chefs religieux apathiques et inconscients manquent de courage et enfoncent la tete dans le sable.
    Nous sommes impuissants contre l’expansion demographique des differents sectes religieux qui refutent nos valeurs, culture et mode de vie.
    Je ne voie pas de solutions.

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  • 13 mai 2016 at 2 h 49 min
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    On parle désormais de ce génocide. Pour preuve, cet article de Natasha Metni paru dans Magazine le 1/5/2015 :

    Les Martyrs du Liban – Fête civile libanaise
    « Il y a cent ans. Un tiers des Libanais sont morts de faim »

    « Le Liban a perdu le tiers de sa population lors de la Première Guerre mondiale« , avait déclaré le patriarche Elias Hoyek, lors de la Conférence de Paix à Versailles, en 1919. Ces propos ont été confirmés, il y a dix ans, par une chercheuse et historienne allemande. Selon elle, le nombre de morts en Syrie naturelle s’est élevé à 500 000 et à 200 000 dans les parties septentrionales du Mont-Liban. A-t-on oublié le souvenir de ces victimes de la faim ?
    Peuplé en majorité de chrétiens, le Mont-Liban a vu la disparition d’une grande partie de ses habitants. «Morts de faim ou d’épidémies comme le typhus, le choléra, la variole ou la fièvre typhoïde entre 1914 et 1918, jamais aucun mémorial ne leur a été consacré», déplore le Dr Christian Taoutel, professeur d’histoire à l’Université Saint-Joseph et auteur du livre Le peuple libanais dans la tourmente de la Grande Guerre 1914-1918, publié aux Presses de l’USJ. «La Famine, tout le monde en est responsable», certifie le Dr Youssef Mouawad, historien et avocat. Ses causes sont les suivantes, comme l’exposent MM. Mouawad et Taoutel: Jamal Pacha avec son blocus alimentaire – blocus terrestre – qui a empêché l’entrée des denrées au Mont-Liban, le blocus maritime imposé par les navires des Alliés, notamment la flotte anglaise en Méditerranée, les bandits de grand chemin, l’invasion des sauterelles, qui détruisirent toutes les récoltes à partir d’avril 1915, le relief rocailleux du Mont-Liban qui ne pouvait, en tout état de cause, nourrir ses habitants plus de quatre mois par an, ainsi que les conditions d’hygiène et de santé désastreuses, la corruption et la dégradation administrative de l’Etat, l’emmagasinage de denrées par certains commerçants et la pratique abusive de l’usure. «C’est dans ce sens que le blocus décrété par Jamal Pacha allait condamner, tôt ou tard, la population à la faim, le pays ayant été sous son autorité. La situation qu’a connue le Mont-Liban a été, effectivement, très difficile: les gens erraient dans les rues mendiant le pain, envahissant les routes de Tripoli, de Beyrouth, de Saïda, vendant leurs terres pour des légumes et leurs maisons pour se nourrir.
    «Le 6 mai de chaque année, nous célébrons la Fête des martyrs. Or, le nombre de ces martyrs, suppliciés par Jamal Pacha, s’élève à 40 ou 50 dans toute l’étendue de la Syrie naturelle. Pour ces 40 ou 50 martyrs, nous avons consacré une journée nationale, alors que les 200 000 Libanais morts de faim sont complètement ignorés», martèle le Dr Mouawad. Pourquoi? D’abord, il n’est pas «glorieux de mourir de faim», comme l’affirme le chercheur. «La mort de faim est honteuse. Les gens après la guerre ont préféré parler de mort héroïque de leurs parents plutôt que de raconter une âpre vérité, celle d’une mort humiliante sur les rues», continue le Dr Christian Taoutel. Il y a donc eu refoulement de la question au niveau populaire. D’autre part, au niveau politique, il est évident que c’est l’Etat libanais qui est responsable de notre mémoire nationale. Pourquoi alors n’a-t-il pas fait preuve d’intérêt à la question de la famine? Parce que, d’après le Dr Christian Taoutel, il fallait, pour l’unité du Liban et du «vivre ensemble», oublier un drame, qui n’a touché qu’une partie de la composante libanaise. Le Dr Mouawad répond que c’est «parce que ceux qui ont souffert de la famine sont des chrétiens (et des druzes en partie – 15 000 victimes)». La famine est donc un sujet qui ne concernait pas les musulmans. Ces derniers font en effet partie des suppliciés et des pendus de Jamal Pacha (avec les chrétiens), en date du 6 mai, raison pour laquelle nous leur consacrons une journée nationale. «Nous avons instrumentalisé les suppliciés du 6 mai pour essayer de créer un Liban autour d’un héros négatif, qui n’est autre que le bourreau Jamal Pacha. C’est la haine envers cet homme qui a cimenté l’unité d’un pays, divisé, en 1920, entre unionistes qui voulaient le rattachement à la Syrie et indépendantistes qui voulaient un Liban sous protection française». La Fête des martyrs était, auparavant, célébrée deux fois l’an: le 2 septembre par les chrétiens, et le 6 mai par la population musulmane. Ce n’est qu’en 1936-1937 que Pierre Gemayel est intervenu pour unir les deux jours et commémorer les martyrs le 6 mai.
    Les Drs Youssef Mouawad et Christian Taoutel sont d’accord sur le fait qu’on ne peut parler de génocide pour décrire la famine de 1915. Pour le Dr Mouawad, il n’y a pas eu de décret ordonnant l’«élimination» des chrétiens du Mont-Liban. Il s’agit donc plutôt d’une famine dévastatrice, mais non d’un génocide.
    Christian Taoutel, lui, «préfère parler de crime abominable, de crime de guerre, de crime contre l’humanité». Selon lui, le terme «génocide» est employé souvent à tort par certains. «Certes, le crime était voulu et organisé pour affamer les habitants chrétiens du Mont-Liban, mais malheureusement, nous autres historiens, ne possédons pas encore assez de preuves accablantes pour le gouvernement ottoman, pour parler de génocide, comme c’est le cas pour l’extermination du peuple arménien. Ne me comprenez pas mal, c’est un crime inexprimable, mais juridiquement, on ne peut pas employer le terme de génocide», déclare-t-il.
    L’Occident ferme les yeux sur les crimes contre l’humanité commis en Syrie. Les ambassadeurs des grandes puissances correspondaient avec certains religieux des missions étrangères et s’informaient de la situation. Ils exprimaient leur indignation verbale, mais sans dépasser les mots. A la fin de la guerre, les Français sont intervenus pour aider les affamés. A titre d’exemple, les navires américains, promis dès 1915, pour les Libanais ne sont jamais arrivés à destination.

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  • 3 octobre 2016 at 0 h 09 min
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    Bonjour, je ne connaissais pas cette triste histoire. Les chrétiens des pays musulmans n’existeront plus un jour c’est un fait. Dans les années 70 il y avait plus de chrétiens que de musulmans au Liban, aujourd’hui c’est le contraire.
    Nous savons malheureusement que la vieille Europe va droit au mur, lorsque les musulmans seront majoritaire et ça arrivera avec certitude les chrétiens seront exposés à des génocides, des meurtres, des conversions de force etc…
    Le nombre de chrétiens sera réduit jusqu’au dernier.
    Il suffit de lire l’histoire pour comprendre, aucun pays n’y a échappé.
    Surtout faut pas imaginer que nos amis musulmans nous viendront en aide, cela n’existe pas et ça n’a jamais existé. Ils seront considérés comme des traîtres.
    Ainsi les musulmans réinvente l’histoire, effaçant au passage toutes traces du passé et du vécu d’un pays. Jusqu’à s’approprier des découvertes.
    Je suis peut être dur dans mes propos, mais c’est la vérité qui est insupportable.
    Je m’inquiète car je sais…

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    • 4 octobre 2016 at 12 h 07 min
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      Dans ce constat, cher S.A., il y a juste une chose qui manque : la prise en compte de la mise en cause fondamentale de l’islam, non par le mondialisme consumériste et esclavagiste (qui s’en accommode très bien), mais par les vrais islamologues… et les vrais théologiens.
      C’est la Providence pour notre temps !
      Car à partir du moment où La Mecque ancienne et le récit habituel des origines de l’islam apparaissent comme des supercheries, et aussi que la véritable espérance pour notre monde est remise en lumière (= le Jugement par le Christ venant dans sa gloire), ce qui tient leu de « foi » islamique va s’effondrer.
      Justement, un livre va sortir sur la Venue glorieuse et le Jugement (et sur ce qui suivra).
      Il faut seulement que les milieux de la culture et de l’Eglise latine cessent de trahir leur raison d’être, et répercutent ces infos. Ou qu’un nombre suffisant le fasse.

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