Exégèse d’oralité tome II – Frédéric Guigain

On l’attendait, il est paru : du P. Frédéric Guigain, Exégèse d’oralité – tome II, Paris, Cariscript, 290 pages, 29€.

À la suite du tome I, le P. Frédéric Guigain nous offre à découvrir une multitude d’aspects de la vie apostolique de Jésus par l’étude du collier des controverses (qui est un collier à pendentifs). Peut se rattacher à ce collier le récitatif de la femme adultère (p.241-249), qui est une composition orale non issue des apôtres et qui, de ce fait, a difficilement trouvé sa place dans les évangiles – la Peshytta ne reproduit traditionnellement pas ce récitatif que l’on retrouve en des places diverses dans les manuscrits évangéliques occidentaux anciens et qui, finalement se lit aujourd’hui en Jn 8,2-11 (et dans l’édition de la Peshytta des Dominicains de Mossoul). En araméen, le texte donne des précisions étonnantes.

Ensuite, 24 pages sont consacrées au collier de la Résurrection c’est-à-dire aux 48 jours avant la Pentecôte, jours de remémorations de la Torah (et en lesquels se situent les 40 jours du parcours de remémoration des apôtres). Enfin, les 5 pages finales sont consacrées à Jn 26-31.

Une des controverses, celle avec les Sadducéens, avait été présentée à la session de Pentecôte 2016. On peut l’écouter ici : Le refus de la Résurrection par les Sadducéens.

Présentation du livre par l’éditeur :
« Une  grande partie de l’activité didactique de Notre-Seigneur s’est déroulée dans le contexte de controverses qu’Il a soutenues publiquement avec les autorités religieuses de Son temps. De ce fait, la Bonne Nouvelle des Apôtres appartient aussi au genre du débat contradictoire qui présidait, tout à la fois, à l’acquisition de la sagesse, à l’élaboration de la doctrine et à la fixation du droit.
Cet art était éminemment oral, tant dans la façon de soulever les questions que dans celle de transmettre les conclusions : il s’agissait d’être fidèle au cheminement exact de la pensée au cours de la confrontation des points de vue et des personnalités en jeu.
Aussi nos évangiles ont-ils été particulièrement attentifs à rendre au mieux le contexte vivant des enseignements du Maître, vu son importance pour définir précisément la situation de l’Eglise naissante au milieu des interrogations de l’époque .
C’est l’occasion de nous réapproprier les méthodes d’enseignement des Apôtres et de  redécouvrir la spiritualité qui les habitait. La Parole de Dieu, formant la substance même de la liturgie synagogale, organisait alors le temps et la mémoire de l’Eglise, et la plénitude des sens apportée aux Ecritures et à l’Histoire par Jésus comblait l’attente séculaire du Salut messianique. »

2 thoughts on “Exégèse d’oralité tome II – Frédéric Guigain

  • 9 novembre 2017 at 11 h 47 min
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    Bonjour à tous!
    Si le récitatif de la femme adultère ne figure pas dans la Peshitta, où retrouve-t-on le texte araméen de ce passage ?

    Merci !

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    • 9 novembre 2017 at 19 h 14 min
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      La précision a été apportée dans le texte : la Peshytta ne reproduit traditionnellement pas ce récitatif que l’on retrouve en des places diverses dans les manuscrits évangéliques occidentaux anciens et qui, finalement se lit aujourd’hui en Jn 8,2-11 (et dans l’édition de la Peshytta des Dominicains de Mossoul).

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