Premières expériences de qoubala

Dans l’ensemble paroissial Notre-Dame-de-l’Aurore (entre Tarbes et Lourdes, Hautes-Pyrénées / Fraternité monastique de Jérusalem).

Notre premier qoubala a été dirigé en septembre 2007 par Pierre Perrier lors d’une session à Ossun. Cela nous a paru un moyen nouveau d’évangélisation pour inviter des personnes éloignées de la foi à vivre ce repas partagé où la Parole de Dieu s’invite aussi. C’est aussi un moyen pédagogique adéquat pour les jeunes (et les moins jeunes) qui permet de redécouvrir la Parole de Dieu.

Nous avons eu assez vite quatre qoubalas avec les jeunes : étudiants, lycéens, servants de messe, servantes de messe. Ces qoubalas avec les jeunes s’inscrivaient dans une logique de pédagogie : une préparation à la messe, une approche différente de la Parole de Dieu et un moment constructeur pour la vie fraternelle.

Nous avons organisé un qoubala avec les serviteurs des cellules paroissiales d’évangélisation peu de temps après le passage de Pierre Perrier. Le projet est d’inciter les cellules à organiser elles-mêmes des qoubalas en vue de l’évangélisation.

C’est en décembre qu’eut lieu le premier qoubala dans la maison d’Isabelle à Ossun. C’est l’une des cellules paroissiales d’évangélisation qui l’a entièrement organisé. Lors des deux réunions précédentes, ils ont fixé la date et le lieu, transmis les informations sur la préparation du koubala. Chaque membre de cette cellule –qui en comprend une dizaine– devait inviter quelqu’un. Un prêtre et une sœur étaient aussi invités. Nous nous sommes retrouvés dans la maison d’Isabelle près du feu, formant un cercle dans la plus grande pièce de la maison. Trois invités extérieurs seulement avaient répondu à l’invitation dont deux sont les conjoints non croyants de membres de la cellule. Deux des enfants d’Isabelle était là. Nous étions au total 17 personnes. Chacun s’est mis au service des autres, chacun donnait une parole de Dieu avec le plat servi, les histoires ont été nombreuses, nous avons eu aussi quelques chants avec trois guitares. Deux des invités extérieurs étaient manifestement à l’aise. La majorité des histoires étaient des histoires drôles mais plusieurs avaient une note spirituelle : contes de Noël, conte des riz d’or, fables spirituelles… Le qoubala continue avec la récitation de passages évangéliques. Ici il s’agit d’un collier construit pour la préparation de Noël, cinq perles récitées alternativement par le prêtre et la sœur, coupées par un refrain musical. En fait, à chaque koubala, on construit des colliers différents, adaptés à la circonstance et à la période liturgique. Ici c’était la brebis perdue, les 10 vierges, Jean Baptiste (Mt 3, 1-12), l’Annonciation et le Prologue de Jean. Le qoubala s’achève par une prière de louange à Marie et un chant méditatif pour intérioriser la Parole.

Deux autres qoubalas dans les maisons vont avoir lieu prochainement. Le premier organisé par une autre cellule paroissiale d’évangélisation à Azereix, l’autre par une jeune famille de Bénac, un village où il n’y a aucune cellule ou équipe. Cela en vue de faire de cette maison un relais vivant de l’Evangile dans ce village.

Père Thierry-Joseph (Frat. apos. Jér.)

Pour en savoir plus sur ce qu’est un qoubala, voir le site de Pierre Perrier.

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