L’âme du Christ rencontre-t-elle chaque défunt?

Le mystère (tant occulté) de la « Descente du Christ aux enfers ».

texte PDFP. Edouard-Marie

__ Il y a trente paraissait la première version du Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC), et cette première version (1992) était en langue française puisque ce gros travail avait été rédigé en français. Il était le fruit de plusieurs équipes et de refontes, ce qui explique certaines contradictions ou imprécisions qui ont dû être (mal) corrigées dans les éditions postérieures, ou même qui ne l’ont pas été du tout. Le Cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, n’avait pas pu tout relire dans le détail. Ce qui nous intéresse ici, c’est que lui-même s’est investi particulièrement dans la rédaction des numéros relatifs à la « descente du christ aux enfers » c’est-à-dire les n° 631 à 637.

Un Cardinal révolutionnaire

__ Il n’est pas courant qu’un Cardinal Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi révolutionne la doctrine enseignée dans les cadres officiels (disons « scolaires » ), surtout de la part de quelqu’un qui est présenté comme conservateur et très réservé : c’était inattendu. Comme Pape, il est revenu plusieurs fois sur ces questions, et notamment pour mettre un terme à la doctrine aberrante des « limbes des enfants » [morts sans le baptême] qui est intimement liée… à l’occultation du mystère de la « descente du Christ aux enfers » c’est-à-dire en particulier des n° 631-637 du CEC qui en parlent.

__ Car ces n° dérangent beaucoup, et jusqu’à aujourd’hui. Si une rencontre avec le Sauveur attend tout homme défunt à un moment donné dans le temps mystérieux de l’après-vie terrestre, alors il n’y a plus lieu de se poser la question : comment Dieu va-t-il donner un billet pour le Ciel aux gens qui méritent le Ciel avant leur mort, hormis par le baptême évidemment ? Cette question absurde (comment mériterait-on le Ciel avant notre dernier jour ?) hante la théologie rationaliste occidentale depuis que les Universités du Moyen-Âge ont mis la main sur la Révélation.
Pourquoi ?

__ Les théologiens moralistes (augustinistes) ne conçoivent pas qu’il existe des formes de temps qui ne soient pas matériels. Ils n’ont pas vu que le temps biologique n’est pas le temps matériel, ni que le temps psychologique n’est pas le temps biologique, ni que le temps spirituel n’est pas le temps psychologique : toutes ces formes de « temps » existent pourtant déjà dans notre vie humaine terrestre ! A fortiori, ils refusent de penser que la mort et ses suites constituent un devenir, avec un temps variable d’une âme à l’autre. Selon eux, on meurt tout à coup et à l’instant même, on se retrouverait au Ciel pour les Saints, au Purgatoire pour les méritants, et en Enfer pour les damnés. Pour dire cela, ils ont inventé une expression qui est absente du Nouveau Testament, qui le contredit même, et qui n’explique rien du tout : le « jugement particulier« . Mais Jésus ne se présente jamais comme un juge des personnes, sinon au Jour du Fils de l’Homme, quand il apparaîtra avec les anges et les Saints – et ce sera alors pour juger l’humanité présente sur terre à ce moment-là dans son ensemble. Mais ce n’est pas le sujet ici.

Ce qui advient lors de la rencontre de la Lumière

__ L’éclairage nécessaire, Jésus le donne à Nicodème (qui le demandait), dans un passage que les théologiens oublient toujours de citer tellement il ne peut s’appliquer qu’à ce qui advient au delà de la mort visible :

« Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » (Jean, 3,19-21) Où donc tout homme aura-t-il l’occasion d’aller vers la Lumière ou de s’en écarter définitivement, sinon dans le passage de la mort ?
__ Ceci nous renvoie aux innombrables témoignages de NDE (ou «expériences aux frontières de la mort») qui évoquent une Lumière qui attire… mais aussi dans laquelle chacun revoit sa vie passée entière et doit se reconnaître tel qu’il est. Jésus dit être cette Lumière, et aussi la Porte par laquelle on va vers le Père – il n’y a pas d’autre chemin (lui-même est d’ailleurs le Chemin). Lui-même fait découvrir alors qui il est (pour beaucoup d’hommes, ce sera une surprise) ; c’est pourquoi l’apôtre Pierre affirme qu’il porte l’Evangile aux défunts : il est lui-même l’Annonce.

__ C’est tout cela qui a été appelé de manière maladroite la « Descente du Christ aux enfers » ; et c’est ce pourquoi Jésus a accepté de mourir sur la croix. Sinon comment pouvait-il communiquer le salut qu’il a gagné à l’humanité par la croix ? Car il ne suffit que le salut soit offert à tous, il faut qu’il y ait des gens pour le recevoir, et une occasion pour que cela se fasse !

__ On comprend dès lors que les suppositions selon lesquelles l’islam procure des billets pour le Ciel aux Musulmans, le bouddhisme aux Bouddhistes (et sans doute la pêche à la ligne aux pêcheurs à la ligne), etc. est une monstrueuse tromperie… enseignée traditionnellement par la théologie moraliste occidentale et encore par les institutions de pseudo-étude des « autres religions » (mais elles mettent plutôt l’accent aujourd’hui sur la constitution d’une grande religion universelle de Fraternité). C’est ce que le Pape Benoît XVI a voulu contrer.

Les affirmations du CEC – des Papes J-P II et Benoît XVI

__ Malheureusement,
le texte de Jn 3,19-21 a été oublié dans les n° du CEC que nous allons lire, et l’absence de cette clef rend le texte encore difficile à lire (il l’est déjà)
ces difficultés arrangent ceux qui, de toute façon, ne voulaient pas entendre parler de la rencontre par l’âme du Christ de l’âme de tout défunt.

__ Introduit par le rappel que Jésus lui-même est descendu dans le “mystère de la mort” et que par lui “l’évangile a été également annoncé aux morts” (1P 4,6), le n° 634 constitue, avec le n° 635, le cœur de la compréhension de la section du CEC consacrée à la Descente aux enfers :
“La Descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption” (n° 634).

__ De nombreux termes sont à relever. D’abord, c’est le lieu où l’annonce du salut se fait en plénitude. Même si cette annonce de salut est répandue sur la terre, elle est loin de toucher tout le monde : elle ne touche qu’une minorité de gens. Or, le texte affirme que la descente aux enfers “accomplit” cette plénitude au bénéfice des hommes de “tous les lieux et tous les temps”, donc de tous, et cela dans leur mort ; cet accomplissement est même présenté en rapport avec la “mission messianique de Jésus”. La totalité des hommes de “tous les lieux et tous les temps” est donc touchée par la “mission messianique de Jésus” dans le mystère de sa Descente, c’est-à-dire dans le vécu divin de sa mort qui rejoint – ou plus exactement qui précède – leur propre vécu ; ce mystère se situe dans un temps autre que le n° 635 appelle la “profondeur du mystère de la mort” :

Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12, 24 ; Rm 10,7 ; Ep 4,9) afin que « les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent » (Jn 5,25). Jésus, « le Prince de la vie » (Ac 3,15), a « réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort » (He 2,14-15). Désormais le Christ ressuscité « détient la clef de la mort et de l’Hadès » (Ap 1,18) et « au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers » (Ph 2,10).” (n° 635).

__ Voilà, les citations importantes du Nouveau Testament y sont toutes, sauf Jn 3,19-21.

__ Dans le texte préliminaire de 1989 (qu’un vent favorable nous a apporté), la seconde phrase de résumé (« En bref ») disait clairement :  “Dans sa mort, le Christ a rejoint mystérieusement tout homme qui meurt, même ceux qui n’ont pas pu croire en lui (cf. 1P 3,18-20 ; 4,6)” .

__ Le Cardinal Ratzinger a-t-il eu peur de paraître trop révolutionnaire ? Cette phrase résume excellemment les n° 634-635 actuels évoquant « l’œuvre rédemptrice » s’étendant « à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux » : autant dire les choses le plus clairement possible !

__ Parmi les conséquences à tirer, il y a évidemment l’abandon de l’abominable doctrine des « Limbes des enfants morts sans le baptême », qui ne reposait jamais que sur un jeu d’élucubrations théologiques de rationalistes avant la lettre. En résumé, des théologiens moralistes ont imaginé que le premier acte moral posé à l’âge de 7 ans (car selon eux, avant 7 ans les enfants ne font rien ni de mal ni de bien…) vaut un billet pour le Ciel ou, à l’inverse, la damnation. Sauf si l’enfant a été baptisé avant.
__ Mais donc s’il meurt à 6 ans et 354 jours sans avoir été baptisé, il ne mérite ni d’aller au Ciel, ni d’aller en Enfer avec les démons. Comme ils ne pouvaient décemment pas inventer un nouveau lieu (indépendant) pour ces enfants supposés ne mériter ni la joie du Ciel ni la grillade infernale (cela eût été trop contraire aux Ecritures), ces théologiens moralistes les ont placés à la limite supérieure de l’Enfer (« limbae »). En quelque sorte, ils se retrouvent sur le toit de la maison « Enfer » , mais ils ne souffrent aucunement car les démons sont trop occupés par la chaufferie en bas pour aller voir ce qui se passe au-dessus. Voilà donc les parents rassurés … si l’on peut dire ! S’ils perdent un enfant en bas âge avant le baptême, on leur disait qu’ils ne le reverraient plus jamais dans l’Au-delà.
Sympathique.

Y a-t-il un chrétien dans l’avion ?

__ Ce qui se passe à notre mort a été changé par ce que Jésus a accepté de traverser lui-même – le mystère du « Samedi Saint », qui est fêté en Orient alors qu’il est un jour vide en Occident ! Ce que nous vivrons là est l’aboutissement et normalement le couronnement de notre vie, même s’il sera pénible pour beaucoup de se reconnaître pécheurs, un prix à payer pour aller vers la Lumière. Et ceux qui refuseront d’aller vers la Lumière rejoindront les anges qui, dès qu’ils l’ont compris, ont choisi de se rebeller contre le plan de Dieu, et cela pour l’Eternité.

__ Tout cela n’est pas difficile à annoncer. L’Au-delà n’est plus un sombre Styx à passer avec le passeur Charron, et les autres mythologies anciennes étaient encore moins réjouissantes. Depuis la Révélation, nous portons une formidable et magnifique espérance. Mais y a-t-il encore la foi chez ceux qui sont supposés la dire ?

__ La foi se nourrit, il faut lire Bonne Nouvelle aux défunts, perspective pour la théologie des religions (préface de Mgr Roland Minnerath), et relire un article tel que celui-ci.
__ Pour Pâques, on peut recommander cette vidéo de Jean-François Froger sur la Résurrection, une magnifique mise en lumière de l’événement et de sa signification :

__ Et il existe aussi des signes pour aider à croire, par exemple les dernières découvertes relatives au Suaire de Turin (malheureusement en espagnol) : https://apcz.umk.pl/czasopisma/index.php/SetF/article/download/SetF.2020.001/24098 (document PDF). Voici son résumé préliminaire :

“Plusieurs signes de vie présents sur le Suaire de Turin sont présentés. En se basant sur le développement de la rigidité cadavérique, la posture du corps imprimée sur le Suaire est analysée. Ceci ainsi que la présence de sillons faciaux indiquent que la personne qui y est enveloppée est vivante. Par conséquent, le Suaire de Turin présente à la fois des signes de la mort et de la vie d’une personne qui a laissé son image imprimée à un moment où elle était vivante. Si le Suaire était une fraude, ce serait une œuvre d’art réalisée par un génie avec des connaissances médicales, médico-légales et de traitement d’images datant au moins du XXe siècle.
Si nous suivons le récit évangélique, nous constatons qu’il y a une corrélation étonnante entre les données obtenues à partir de l’image et des événements décrits dans les évangiles, tant en ce qui concerne la mort et la résurrection de Jésus.

__ Bonne lecture de Pâques !

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3 thoughts on “L’âme du Christ rencontre-t-elle chaque défunt?

  • 31 mars 2020 at 19 h 25 min
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    Merci infiniment mon Père pour cet article sur cette question si fondamentale, peut-être la plus importante de la théologie ! Question mal comprise ou connue sans doute, alors que l’Écriture Sainte, la réflexion, la prise en compte du magistère de l’Église, et l’expérience réelle des innombrable EMI (ou NDE) convergent bien dans la même direction (voir par exemple cette vidéo diffusée par le diocèse d’Avignon du docteur Patrick Theillier, spécialiste des miracles à Lourdes : https://www.youtube.com/watch?v=WY-ilN31g80)

    Remercions le bon vent et souhaitons que le résumé du texte préliminaire du CEC, celui de 1989, soit largement connu car elle résume très bien et clairement les choses.

    Avec les articles cités sur ce site relatifs à ce sujet, il y aurait de quoi lancer un ouvrage, voire une thèse universitaire en théologie de haut niveau, qui serait traduite dans le monde entier et qui reprendrait en les développant tous les articles parus sur ce site. Cet ouvrage ainsi que livre merveilleux de Françoise Breynaert sur la Bonne Nouvelle aux défunts, pourraient et devraient être lus par tous le chrétiens, clercs (des séminaristes au pape) et laïcs (croyants ou non, ne serait-ce que pour expliquer aux athées qui ont eu une NDE ce qui leur est arrivé et qu’ils ne comprennent pas forcément très bien !).

    Cela pourrait aider le Magistère à formuler les choses de façon encore plus précise et détaillée. François ou Benoît XVI, ou leurs collaborateurs, liront peut-être cet article, en tout cas c’est à souhaiter.

    Quant à l’article sur le linceul de Turin, peut-être sera-t-il traduit pour ceux qui ne maîtrisent pas l’espagnol. Merci à EEChO et à ce site pour leur travail d’information si nécessaire.

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  • 18 avril 2020 at 8 h 21 min
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    Une certaine tradition scolastique et moraliste refuse que la vie chrétienne et le salut soient autre chose qu’une question de mérite (à acquérir) ou de démérite (qui vaut l’enfer). Elle ne connaît ni la rencontre du Christ (sans laquelle il n’y aurait pas de conversion), ni l’action de l’Esprit Saint, ni la grâce (assimilée à la nature méritante).
    Cette position condamne l’enseignement du Pape Benoît en disant qu’elle envisagerait une « option finale » dans le style des options que l’on prend sur terre, voire une « réorientation possible » dans l’au-delà.

    La « théologie des religions » se situe dans la suite de cette position. Tout repose sur l’idée du « salut à mériter ». A priori, si le salut est une question de mérite, on ne voit pas pourquoi les chrétiens seraient privilégiés par rapport à d’autres : si Dieu offre sa grâce sanctifiante et justifiante aux chrétiens méritants par les sacrements, il devrait donc utiliser aussi des moyens pour la donner discrètement aux méritants non chrétiens. Par exemple par le moyen de l’islam pour les musulmans, ou du bouddhisme pour les bouddhistes. L’islam et le bouddhisme seraient donc des « moyens de salut ». Cependant, pour les enfants morts avant l’âge de 7 ans, explique la tradition scolastique, il n’y aurait aucun « moyen de salut », car ils ne pourraient pas « mériter » avant cet âge (voir l’article).

    Pour la position moralo-rationaliste, une « option finale dans la mort » ou « réorientation après cette vie » est impossible, car l’âme spirituelle séparée du corps serait pour ainsi dire inerte et donc incapable d’un acte moral (source de mérite) et même simplement spirituel ¬‒ en vertu de leurs représentations anthropologiques philosophiques aristotéliciennes ou naturalistes. L’erreur est grossière et double : d’une part, ce n’est pas le mérite qui nous sauve, et d’autre part un acte spirituel n’est pas la même chose qu’un acte moral. On peut d’ailleurs soupçonner ces moralistes de ne pas savoir ce qu’est un acte spirituel, et en particulier de ne s’être jamais interrogés sur la réalité de la conversion dont témoignent les convertis adultes qui disent : « J’ai rencontré le Christ ».
    Justement, c’est la Rencontre du Christ qui sauve, durant la vie terrestre ou au-delà dans le mystère de la mort qui est un devenir. La Rencontre de Jésus n’est jamais une question de « mérite » ‒ mais il s’ensuit qu’on L’accepte ou non. Bien des questions se posent, mais prétendre qu’il ne se passe rien dans le devenir de la mort (tout en affirmant qu’il y aurait quand même une sorte de « jugement particulier » mal nommé) est absurde. Aller ou non vers la Lumière n’est pas un acte moral de mérite mais spirituel. Ceux qui ont servi le Mal durant leur vie terrestre fuiront la Lumière, ils ne vont certainement pas « se réorienter » face à Elle. Mais pour beaucoup, les choses ne sont pas aussi simples et tranchées : la rencontre avec la Lumière sera déterminante. Jésus l’explique au théologien Nicodème (Jn 3,19-21).

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  • 29 avril 2020 at 19 h 10 min
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    Merci beaucoup pour ce complément d’explication dont la formulation en termes théologiques et la précision logique fait souhaiter qu’il sera lu et médité par beaucoup.

    Tout cela est cohérent avec la Sainte Écriture, le CEC, le magistère, l’expérience et le simple bon sens au final. Les papes présents et futurs auront peut-être l’occasion de développer tout cela, c’est à souhaiter mais l’essentiel semble bien ici en tout cas.

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