Islamiser les enfants à l’école (publique ou pas) ?

Si la religion islamique est impliquée dans cette courte étude en rapport avec l’école et plus particulièrement en rapport avec les écoles catholiques, ce qui y est dit est de portée beaucoup plus large. La même question pourrait se poser théoriquement à propos de la religion des Mormons ou celle des Témoins de Jéhovah : l’école (catholique ou même publique) devrait-elle contribuer à transmettre leurs doctrines à leurs enfants respectifs ?
Ce que nous montrons ici, c’est que la société civile a le droit et le devoir de décourager – a fortiori de ne pas encourager – ce qui contrevient au bien commun ou qui est en opposition formelle avec la raison. La religion islamique y contrevient de multiples manières, notamment, en Occident, par un esprit de provocation suscitant clairement la violence parmi les jeunes.
Se vouloir en opposition à ce que vit la société peut s’avérer légitime (et on aimerait que ce soit l’attitude de la majorité de ceux qui se disent chrétiens), mais la provocation, le chantage et la coercition (ou pire encore) ne sont jamais des moyens légitimes.

islam a l'ecoleEn ce sens, la religion islamique avec ses pratiques ne peut pas revendiquer la place du christianisme dans l’espace public : elle ne peut bénéficier que des droits privés liés à la vie privée de ses adeptes, non des droits publics.

Par ailleurs, les buts mêmes que poursuit la religion islamique sont-ils légitimes ? Cette question sort évidemment de la compétence de la société civile. Elle est de nature idéologico-eschatologique. Elle est du ressort des chrétiens. Si l’islam n’est qu’un sous-produit dérivé du christianisme, les chrétiens doivent aider les musulmans à le mettre en question (ce que beaucoup font déjà dans les pays musulmans, mais pas en Europe) : autrement, l’amour qu’ils diraient avoir pour eux ne serait qu’un vaste mensonge. Mais ceci est une autre question.

L’enseignement catholique doit-il contribuer
à islamiser les enfants musulmans ?

article paru dans Liberté politique,
juin 2016, n° 70, p.11-16 (texte complet)

__ La question est abrupte. Et pourtant, c’est ainsi qu’elle se pose aujourd’hui en Belgique, dans le sud comme dans le nord [1] du pays, et c’est ainsi qu’elle se posera probablement en France.
__ Il est question d’organiser, pour les élèves musulmans qui y sont accueillis, des cours d’islam, dans des écoles catholiques, avec des professeurs musulmans. Pour l’instant, il n’est question que du samedi matin, hors du temps scolaire. L’enseignement catholique (Segec) contribuerait de la sorte structurellement à l’islamisation des enfants, en y prêtant et ses infrastructures et sa caution.

__ Un tel projet reflète assez clairement l’abandon de toute perspective de témoignage chrétien, au moins dans l’esprit des responsables nationaux.

__ Rien n’empêchera que, dans un second temps, les cours d’islam soient intégrés dans les heures scolaires elles-mêmes, comme c’est le cas dans certaines écoles du réseau d’Etat. Et dans un troisième temps, ils seront imposés à tous au titre de l’information « pluraliste », comme en Angleterre. En fait, une telle « information » qui reprend le discours islamique sur ses propres origines est déjà donné ici et là, beaucoup d’enseignants ne sachant pas quoi dire ou ne pas dire en présence d’élèves musulmans, parfois « radicalisés » comme on dit. Au reste, les manuels d’histoire se chargent souvent eux-mêmes de fournir aux élèves le discours islamique, accompagné d’une jolie apologie de l’islam.

Droit des parents et mauvaises solutions

__ Les parents ont le droit d’élever leurs enfants selon leur conviction personnelle[2]. Pour autant, une institution supposée catholique doit-elle apporter son concours à la transmission de n’importe quelle croyance ? Il y a une différence entre tolérer et collaborer.

__ En réalité, le problème soulevé est plus large et concerne la société civile entière. Celle-ci doit-elle collaborer ou non à la diffusion de croyances qui constituent une menace sociale, selon ce que le président égyptien Sissi a expliqué lui-même à l’université Al-Azhar ?

“Il est inconcevable que la pensée que nous tenons pour sacrée fasse de l’Umma une source d’inquiétude, de danger, de meurtres et de destruction pour le reste du monde… Comment est-il possible que 1,6 milliard d’êtres humains [= le nombre supposé de Musulmans aujourd’hui] veuille tuer le reste de l’humanité – c’est-à-dire 7 milliards de personnes – en vue de pourvoir vivre eux-mêmes ?” (allocution du 24 décembre 2014).

__ Cette question se pose en effet à toutes les sociétés civiles du monde, y compris musulmanes. Un exemple éloquent est celui du Pakistan, pays confronté en permanence à des attentats. Le pouvoir en place combat les groupes terroristes qui sont plus islamistes que lui, mais il les suscite par son propre islamisme. Le résultat, outre les effrayantes persécutions contre les chrétiens, ce sont des centaines de milliers de Pakistanais qui fuient le pays. Comme les pays du Golfe leur sont fermés, ils veulent venir en Europe mais n’abandonnent pas les « valeurs » de leur pays, et sont porteurs de tout ce qui le détruit. Comment en sortir ?

__ Depuis plus de cinquante ans, des intellectuels occidentaux ont pensé qu’il suffirait d’encadrer l’enseignement de l’islam et d’expurger le Coran de certains de ses passages les plus violents pour obtenir un « islam compatible ».

__ Le premier de ces deux objectifs a été poursuivi déjà dans plusieurs Etats islamiques, et en vain. Il supposait des pays relativement fermés et des populations qui étaient musulmanes davantage par tradition que par conviction ou par connaissance réelle du Coran et des traditions islamiques. De plus, l’intérêt des gouvernants les rendait enclins à favoriser un « islam paisible », opposé au fanatisme politique. Mais dans un monde ouvert et façonné par le web, tout projet de contrôler de l’extérieur ce qui se dit dans les mosquées devient illusoire. Et a fortiori tout projet d’enseigner un « islam de rêve »: on ne réussirait ainsi au mieux qu’à retarder l’adhésion à l’islam intégral, et en tout cas on y conduirait.

__ Au reste, comment pourrait-on réussir à occulter les accusations contre les juifs et les chrétiens qui sont au cœur du message coranique ? Et les imprécations contre eux au nom de Dieu ? Et les appels au meurtre ? Il ne faut pas prendre les enfants pour des idiots : beaucoup maîtrisent mieux l’internet que ceux qui les enseignent. Il ne leur est pas difficile d’être en contact avec l’islam intégral diffusé par des Etats ou des groupes financiers islamiques, s’ils ne subissent pas déjà dans leur quartier l’action de réseaux islamistes.

__ La prétention catholique à favoriser un islam soft « fait maison » est donc une illusion dramatique, et c’est encore peu dire face aux phénomènes de « radicalisation » et d’enfermement communautariste tels que les statistiques disponibles les dévoilent.

__ Quant à expurger le texte de ses passages les plus violents, le Coran n’est pas le Talmud : il est, pour les musulmans, non une œuvre de compilation humaine mais la Parole même de Dieu, littéralement dictée en arabe à un transmetteur (Mahomet). On ne peut pas y toucher. Cette croyance en la dictée par un ange (Gabriel) est inséparable de la foi islamique – même si sa mise au point s’étale sur plus d’une centaine d’années. Elle est figée et sacralisée dans une vaste tradition de commentaires, qui englobe tout le Coran et en particulier ses perspectives de conquête et d’agression-soumission (islam en arabe).

__ Ainsi, le discours laïciste (« On va laïciser l’islam, comme on l’a fait pour le catholicisme ») apparaît comme un non-sens, et pire encore s’il est tenu par des responsables chrétiens – occidentaux : pas un chrétien d’Orient ne soutiendrait de telles inepties.

Le droit des enfants et la raison

__ Et les enfants en tout cela ? Ont-ils des droits ?
__ Supposons un instant l’existence d’une secte de lunatiques qui croirait que la lune est verte et que la Déesse du monde y siège. Les parents qui font partie de cette secte ont parfaitement le droit d’enseigner à leurs enfants une telle croyance – nous supposons aussi que celle-ci ne prône pas l’élimination des terriens à l’exception des lunatiques. Pour autant, l’enseignement catholique doit-il collaborer à la diffusion de cette croyance auprès des enfants de la secte qui viennent dans ses écoles ?

__ En réalité, la question est plus générale. N’existe-t-il pas un droit des enfants à n’être pas trompés ? On a oublié qu’un tel droit repose sur l’exigence même de la raison, qui fonde la dignité humaine. Le droit à n’être pas trompé concerne tout être humain, mais spécialement les enfants qui sont si facilement manipulables. Les droits des parents doivent évidemment rester saufs, nous parlons ici d’un droit d’exercice sociétal qui suppose un discernement : tout message privé ne doit pas être relayé dans la société, certains ne devraient même pas sortir du cadre familial ou lié au droit des parents.

__ Or, quel est le contenu du message islamique ?

__ D’abord, ce qui est dit sur les origines de l’islam constitue une légende, et cette légende, présentée comme historique, offense gravement l’intelligence non seulement par ses invraisemblances (par exemple la jument ailée Buraq qui transporte Mahomet à Jérusalem), mais parce qu’elle va à l’encontre de tout ce que la recherche historico-critique a pu mettre en lumière, spécialement ces dernières années (lieux, groupes impliqués, dates, etc.). Est-ce respecter les enfants devenus grands que de favoriser la diffusion de fables ?

__ Justement, si ce sont des fables, elles n’ont rien de gentil, les paroles du Président Sissi ont un lourd fondement. La figure du « Prophète de l’islam » élaborée par la tradition islamique – et présentée comme historique – donne l’exemple d’un meurtrier rusé, amant de quatre femmes et de vingt-trois concubines, etc. Elle fait appel aux pires mécanismes du mimétisme décrits par René Girard, en glorifiant la domination et l’appropriation par tous les moyens. C’est probablement ce qui fait le succès de l’islam auprès de jeunes, parfois d’origine non musulmane, peut-être aussi à cause de l’emploi du nom de Dieu. Ce nom remue les ressorts les plus profonds de la psychologie humaine, spécialement dans un monde qui prive les enfants de tout sens de la vie sinon celui des jouissances (lesquelles sont destinées surtout à ceux qui ont de l’argent).

__ Enfin, cette croyance donne des « méchants » à haïr – ce qui fonctionne toujours dans la psychologie enfantine –: ce sont les juifs et les chrétiens, présentés comme des falsificateurs de leur « révélation » respective. Ils sont donc condamnés (à l’enfer), ce que le Coran fait dès la première sourate – même si le dernier verset qui porte cette condamnation est un ajout : il ne fait que reprendre ce qui est dit souvent ailleurs dans le texte coranique.

__ Le droit des enfants à n’être pas trompés rejoint manifestement ici le droit de la société civile à se protéger des sectarismes : en aucun cas, l’islamisation des enfants ne devrait être favorisée.

Un enseignement catholique sans boussole ?

__ Notons que cette sourate 1 ou Fâtiha est la prière traditionnelle coutumière de l’islam (d’où la raison probable de l’ajout), et beaucoup de musulmans la répètent sans faire attention aux paroles. Pour autant, quelqu’un comme le Père Antoine Moussali, libanais, refusait toujours de la dire avec ses amis musulmans, parfois un peu étonnés ; « Je ne suis pas maso », leur expliquait-il gentiment. Pour revenir à l’exemple belge, on peut se poser la question : cette Fâtiha a été proclamée en présence d’un évêque en l’église du collège St Michel de Bruxelles le 23 avril dernier, tous les participants étant invités à la répéter – des chrétiens ont été également pris dans un piège aussi gros à Lyon.

__ Lorsque des chrétiens dont sans doute des évêques disent une prière musulmane qui les condamne à l’enfer, comment s’étonner si les hauts responsables de l’enseignement catholique soient enclins à prêter eux aussi leur structure à l’expression de la croyance islamique ? On en est pas (encore ?) à inviter le voile islamique dans les classes :  le directeur du Segec belge en prône l’interdiction au nom de celle de tout couvre-chef ; c’est évidemment quelque chose, mais la justification paraît légère…

__ Tant que la nouvelle religion sociale, le relativisme, restera la norme de la pensée chrétienne occidentale (si l’on peut parler encore de « pensée » dans un cadre où le fait de penser devient une incongruité, voire une faute sanctionnée par l’exclusion de l’enseignement catholique), la situation ne risque pas de changer.

__ Il est temps de rappeler qu’il existe un droit des enfants – et des adultes – à n’être pas trompés. Un droit fondamental que le décret sur la liberté religieuse de Vatican II a malheureusement oublié de traiter. Faudra-t-il un Vatican III pour cela ?

__ En attendant, les clés sont là pour ouvrir des perspectives d’avenir (et de vrais dialogues), qui replacent l’islam dans l’histoire des post-christianismes. Les recherches actuelles au demeurant vont dans ce sens. Le problème n’est pas le manque de connaissances mais le refus de les admettre.

Edouard-M. Gallez
docteur en théologie de l’univ. de Strasbourg

____________________________
[1] “Le Secrétariat flamand de l’enseignement catholique (KOV) veut faire une place à part entière au culte musulman et aux autres religions à l’école. […] « C’est un projet ambitieux », souligne Lieven Boeve, du KOV. « Dans une école de dialogue, il y a par exemple de la place à côté d’une chapelle pour une salle de prière pour les musulmans ou le voile », déclare Didier Pollefeyt” – http://www.lavenir.net.

[2] Ce droit implique notamment que les parents ne soient pas obligés de mettre leurs enfants dans des écoles reconnues par l’Etat, s’ils leur fournissent autrement l’éducation nécessaire au monde d’aujourd’hui. Les pouvoirs en place estiment, eux, que “les enfants appartiennent à l’Etat” et veulent interdire, en France comme ailleurs, cette liberté des parents – cf. projet de loi n° 3704 du 27 avril 2016 visant à interdire l’école à la maison et durcissant les conditions pour l’ouverture d’un établissement privé hors contrat (voir ici).

11 thoughts on “Islamiser les enfants à l’école (publique ou pas) ?

  • 21 août 2016 at 20 h 32 min
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    L’islamisation des enfants est un scandale absolu : tous les chrétiens et même au-delà tous les ennemis du totalitarisme doivent protester.

    Il faut que l’Église réagisse, à la base si nécessaire. Et les choses bougeront. Internet peut aider à lutter contre cette islamisation de l’Europe totalement injuste et mauvaise.

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  • 22 août 2016 at 12 h 49 min
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    Quand vous rappelez ce que signifie la fin de la Fatiha au responsable national du service des relations entre catholiques et musulmans (SNRM), le père Vincent Féroldi, précédemment affecté aux mêmes fonctions pour le diocèse de Lyon, il répond par des bavardages fumeux.

    Il est clair que ces hommes d’Église (jusqu’au pape lui-même, dont la connaissance de l’islam est manifestement inexistante, car même les prudences diplomatiques ne sauraient expliquer certains de ses propos) ne veulent pas regarder la vérité en face.

    Il faudra donc que d’autres hommes d’Église, comme le père Gallez, et des laïcs peu portés à la soumission aveugle, se chargent de répéter sans trêve et avec vigueur, ce qu’est la vérité, qui rend libre, et dont la recherche est un devoir préalable à l’action intelligente.

    Le flou, les faux-fuyants, les ambiguïtés, les demi-mensonges, la complaisance et l’abandon de ceux qui paient et paieront pour ces compromissions, ça suffit.

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  • 22 août 2016 at 15 h 43 min
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    Il ne faut jamais oublier de dire que sous « Allah » se cache Satan. Donc que les musulmans adorent Satan – même si tous n’en sont pas conscients.
    Ce faisant ils se placent sous son influence, d’où la cruauté, le mensonge, et tout le reste.

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  • 22 août 2016 at 18 h 41 min
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    Il faut aussi prendre garde au fonctionnement: les gens qui viendront là faire les cours, même s’ils ne sont pas titulaires, feront plus ou moins partie du personnel, seront consultés et voteront pour des questions liées au bâtiment, à l’établissement (même si ce sera de manière limitée, par ex pour une réglementation Hygiène Sécurité…
    Le fait d’être dans les lieux leur donnera également accès à des informations internes dont ils pourront par la suite faire usage. Par ex: annonce en interne pour un emploi de femme de ménage, ou encore réception de mails de la liste Tous, qui est facilement donnée…à Tous, comme son nom l’indique. J’ai remarqué que les établissements catholiques ne sont pas très rigoureux avec la protection des données personnelles.
    Le problème s’est posé aussi en France: l’association des apprentis orphelins d’Auteuil recueille des orphelins à Mayotte et les ramène en France et recrute des aumôniers musulmans pour s’en occuper.
    C’est un problème très compliqué: si les catholiques refusent d’accueillir toute personne dans le besoin, ils ne sont pas fidèles au message de l’évangile. Mais ne pas proposer le message évangélique à ces personnes, alors qu’on voudrait le mieux pour elles ce n’est pas conforme à l’Evangile. Donc que faire? Et puis, aller chercher des personnes en difficulté à l’autre bout du monde alors qu’il y a des gens dans le besoin chez nous…

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  • 22 août 2016 at 21 h 31 min
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    Lors de la sortie de « Mein kampf », il y a eu des Français qui ont tout de suite vu ce qui allait arriver et qui ont tiré la sonnette d’alarme… Ils n’ont pas été écoutés. Et pourtant, ils avaient raison.
    Il se passe exactement la même chose aujourd’hui avec le coran…
    C’est ça qui est impressionnant : cet aveuglement.
    L’histoire se répète…

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  • 23 août 2016 at 9 h 04 min
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    Je tiens à rendre hommage aux travaux du Père GALLEZ , ainsi qu’à ceux d’autres courageux chercheurs tels que le Père JOURDAN . Grâce à eux , nous pouvons comprendre ceci : dans l’islam , les origines réelles sont aujourd’hui connues et n’ont rien à voir avec les légendes islamiques , qu’il est scandaleux de présenter aux enfants (et aux adultes , dont les enseignants…) comme une vérité historique. En outre , dans l’islam , le sens des mots français est systématiquement détourné ; pour prendre quelques exemples , Allah ce n’est pas « Dieu » tel que toute la théologie nous le fait connaître , c’est Allah . Le hadj , ce n’est pas un pèlerinage qui pour nous se décide volontairement et ne nous assure nullement une place au paradis, mais un des piliers de l’islam que tout musulman qui le peut doit faire , moyennant quoi il a sa place au paradis .On pourrait poursuivre les exemples . Pour finir je dirai que l’islam , si c’est une religion authentique (ce que je ne crois pas) , est une doctrine immorale : en effet , la fin y justifie les moyens dès lors que c’est pour le succès de la Cause.
    On s’apprêterait donc à enseigner aux enfants une doctrine immorale sous le nom de religion et ensuite on s’étonnerait des conséquences ?

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  • 23 août 2016 at 13 h 08 min
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    Si, dans le cadre scolaire, des enfants sont islamisés, par exemple dans l’islam chiite, on ne voit alors aucune raison qu’ils ne soient pas exposés à des perspectives découlant d’un élément de doctrine islamique, telles que celles qui sont dessinées dans la petite vidéo suivante (arabe sous-titré en anglais).

    Un ayatollah irakien explique, dans le cadre apocalyptique chiite, que le retour du Mahdi est proche. Les ennemis du Mahdi seront, selon la Loi de l’islam, réduits en esclavage.

    Devant l’afflux d’esclaves sur les marchés, on pourra s’acheter cinq, dix filles pour sa maison. Du coup on pourra libéralement offrir en cadeau à ses amis des moments de plaisir sexuel, que lesdits amis pourront légitimement cacher à leur(s) femme(s). Sympa, non ?

    Le « dignitaire » « religieux » irakien qui fait miroiter ces menus plaisirs jubile d’avance et son regard lubrique a quelque chose de carrément inquiétant.

    Voilà peut-être cet « Autre » que certains ecclésiastiques nous enjoignent pieusement de « respecter », car il est le fidèle « sincère » d’une « religion » « de paix », religion « du Livre », qui « respecte Jésus et Marie », conformément au message (divin ?) transmis par le « Prophète » Mahomet.

    Les observateurs qui ne consentent pas à se saouler de fadaises constatent que ledit ayatollah, en fait de « dignitaire » « religieux », ressemble furieusement à ce que, dans nos contrées, on appellerait un gros bonnet de la pègre s’adonnant au trafic de femmes.

    Nos élites (politiques, intellectuelles, médiatiques, ecclésiastiques, juridiques et autres) semblent ignorer la nature englobante, agressive, et archaïque, de l’islam. Ils croient avoir à faire à une « religion » et rien d’autre.

    Mais qui leur fourre cette idée dans la tête ? Qui leur dit que l’islam est parfaitement compatible avec les valeurs de la République ? Qu’il n’y a aucun appel à la violence dans le Coran pourvu qu’on le lise correctement (on ne sait trop comment, car ils ne le précisent jamais) ? Qui passe sous silence les hadiths ? la Sira ? Qui assure que la Fatiha est une belle prière comme une autre ? Qui passe son temps à bien distinguer un islam pur et l’islamisme, l’intégrisme, l’islam politique, le jihadisme, le salafisme, le frérisme, le wahhabisme et autres déviations supposées ? Qui réécrit l’histoire d’Al-Andalous ? Qui réécrit l’histoire de l’Europe et de la Méditerranée ? Qui gomme, édulcore, nie les réalités les plus patentes ?

    Qui se ment et ment aux autres, comme naguère d’autres le firent à propos du communisme sous ses diverses formes, du fascisme, du nazisme ?

    Faut-il faire preuve de modération, avoir du respect, pour ceux qui agissent de la sorte ?

    https://youtu.be/UblgkBEK5eo

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  • 25 août 2016 at 11 h 34 min
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    Dans certains milieux catholiques, on est au-delà de l’illusion candide. On va jusqu’à récuser comme frisant l’hérésie toute opinion selon laquelle l’islam n’est pas pacifique. Le pape ayant paraît-il tranché la question, un bon catholique doit se soumettre.

    Un cas récent aux Etats-Unis :

    http://edwardfeser.blogspot.fr/2016/08/is-islamophilia-binding-catholic.html

    Le prélat concerné croit bien faire, comme le plus souvent. Malheureusement ce cléricalisme obtus a des effets doubles : crétinisants pour les catholiques scrupuleux mais trop déférents, et scandalisants pour ceux qui, outrés par ces insanités, s’éloignent d’une Eglise qu’ils confondent (et on peut les comprendre) avec les opinions de quelques ecclésiastiques incompétents sur les sujets dont ils prétendent régenter l’intelligence.

    Comme d’autres furent incompétents sur l’astronomie, sur la biologie, sur le communisme, sur le régime de Vichy…

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  • 2 septembre 2016 at 4 h 49 min
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    L’école face au défi islamiste
    (édito de la Communion des Educateurs Chrétiens, août 2016)

    Une rentrée scolaire pas comme les autres se prépare. Chacun garde en mémoire l’horrible carnage de Nice et l’assassinat du Père HAMEL célébrant l’eucharistie. Que peut faire l’école face à la folie meurtrière, surtout quand celle-ci se pare de justifications transcendantes ? La solution peut-elle venir d’une laïcité qui exclut par principe les données religieuses du champ de la transmission ? On en sait l’impasse et la contradiction : l’ignorance, y compris des religions, ne peut avoir sa place à l’école car c’est bien la connaissance qui libère ; bien plus, la neutralisation des questions spirituelles est l’une de des causes profondes de la séduction exercée par l’islamisme sur tant d’adolescents sevrés d’absolu.

    Face au déferlement d’un fanatisme idolâtrique, l’école doit répondre selon sa vocation propre qui est celle de la raison. Celle-ci implique une connaissance rigoureuse, respectueuse et nuancée des phénomènes complexes en jeu. Ainsi, seule une formation en histoire des religions, pour les maitres d’abord puis pour les élèves, permettra de répondre à l’intégrisme sur son propre terrain. Mais on en connaît les obstacles : du côté laïc d’abord, où des décennies d’analphabétisme religieux ont inscrit dans les mentalités le divorce entre raison et religion; du côté des musulmans, où la question cruciale de la possibilité d’interprétation des textes n’est toujours pas posée, sinon dans les marges réformatrices qu’ignorent la plupart des « croyants modérés » et que vomissent les djihadistes.

    Paradoxalement, ce sont les enseignants chrétiens (du moins ceux qui ont à cœur de cultiver le dialogue entre foi et raison tant promu par Jean-Paul II et Benoit XVI), qui seraient les mieux armés pour défendre la raison face aux délires pseudo-religieux. La tâche est vaste mais accessible. Elle suppose que ces chrétiens se forment davantage en exégèse biblique, s’intéressent de près au Coran, aux différents courants de l’islam et au débat théologique entre islam et christianisme.

    Un point devrait retenir toute leur attention, car il est souvent ignoré, délicat, mais crucial : le Coran dans sa lecture obvie, réfute les écritures juives et chrétiennes suspectes de falsification[1]. Or parmi ces falsifications, l’une est au cœur du rapport entre religion et violence : il s’agit de la passion du Christ, solennellement rejetée par le Coran[2] . C’est, partant, toute la compréhension chrétienne de Dieu, un Dieu incarné et partageant la souffrance humaine, qui est contredite. Et si Jésus n’est pas mort sur la Croix, que deviennent ces grandes affirmations de l’amour livré : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ? » (Lc 23,34) ou « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent» ? (Mt 5,44).

    De telles données appartiennent à la culture générale et ne supposent nullement la foi. Mais si l’on veut raison garder, ils peuvent constituer le meilleur rempart contre le péril intégriste. Les rappeler à la mémoire collective, n’est-ce pas aussi nous permettre de renouer les fils perdus de notre identité ?
    Bonne rentrée à tous !

    Xavier DUFOUR, président de la Communion

    _______________________
    [1] « Ô vous qui avez reçu les Ecritures, pourquoi revêtez-vous la vérité de la robe du mensonge? ¨Pourquoi la cachez-vous, vous qui la connaissez? […] Quelques-uns d’entre eux torturent les paroles des Ecritures avec leurs langues pour vous faire croire que ce qu’ils disent s’y trouvent réellement. […] Ils prêtent sciemment des mensonges à Dieu » Coran, Points-Sagesse, 2010, Sourate III, 64, 72.
    [2] « Ils disent : Nous avons mis à mort le Messie, Jésus, fils de Marie, l’Apôtre de Dieu. Non ils ne l’ont point tué, ils ne l’ont point crucifié; un autre individu qui lui ressemblait lui fut substitué […]. Ils ne l’ont point tué réellement. Dieu l’a élevé à Lui, et Dieu est puissant et sage. » Ibid., IV, 156-158.

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