Comment mettre en place une école d'oralité ?

Si la lecture des articles concernant l’oralité vous a donné l’envie de monter vous même une « école d’oralité », voici quelques aides qui pourront se révéler utiles.

Tout d’abord, un dessin valant mieux que mille mots, voici quelques vidéos qui vous montreront comment se déroule une école d’oralité. Elles ont été prises lors d’une session organisée par EEChO, sur l’évangile du jour de l’Ascension (année C) :

1. Introduction générale

2. Introduction à l’école

3. Séance d’école

4. Récitation en chœurs alternés

5. Étude philologique de la péricope grecque

6. Étude philologique et mnémotechnique du récitatif

7. Étude liturgique des enseignements du Ressuscité

En ce qui concerne la traduction à utiliser comme support, si, bien entendu, n’importe quelle traduction peut être utilisée, il est néanmoins recommandé d’utiliser les traductions effectuées par le Père Frédéric Guigain, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elles ont été effectuées à partir du texte araméen, c’est-à-dire à partir d’un texte qui a été composé de manière à être mémorisé et retenu.

Ensuite, c’est la seule traduction, à ma connaissance, qui bilatéralise le texte (parties à réciter à gauche, parties à réciter à droite et parties au milieu). Cela peut sembler être un « gadget » pour certains, mais c’est loin d’être le cas. En effet, ceux qui, comme moi, font un peu de théâtre en amateur, savent qu’il existe un phénomène d’association du texte avec les actions que nous effectuons sur les « planches », ce qui nous aide à nous le remémorer au moment de jouer. Le même phénomène se produit en oralité avec la bilatéralisation du texte par rapport à notre corps, technique qui était utilisée par les chrétiens orientaux de l’époque pour la mémorisation de l’Évangile. Par ailleurs, la latéralisation de la traduction du père Guigain n’est absolument pas une création arbitraire, elle a été reconstituée d’après des signes spéciaux contenus dans un très ancien manuscrit araméen (le manuscrit Khabouris).

Enfin, un énorme problème avec les traductions françaises actuelles, que l’on ne retrouve pas (à ma connaissance) dans les deux traductions faites à partir de l’araméen, est que les traducteurs ont la très mauvaise manie de traduire ce qu’ils désirent lire dans le texte et non ce qui y est réellement écrit, ce qui a des conséquences désastreuses pour la transmission des enseignements de Notre Seigneur.

Puisque l’on parle de transmission d’enseignement, j’aimerais faire un petit aparté en forme de témoignage. Au cours des écoles d’oralité que j’ai effectuées avec le père F. Guigain, j’ai pu faire plusieurs fois des expériences fortes de redécouverte de l’Évangile et de son enseignement (en même temps que le père Guigain, d’ailleurs, qui découvrait la signification profonde de ce qu’il avait traduit). Cela était très certainement permis par la traduction au plus près de la source, mais aussi par une assimilation en acte (et en Église) de la Parole, qui nous a accordé la grâce toute divine de la compréhension, par l’illumination de l’Esprit Saint. Donc une condition très importante pour les école d’oralité est de l’effectuer en se mettant en la Présence Divine.

Maintenant que le point de la traduction a été vu, la question que l’on peut se poser est : « Par quoi commence-t-on ? » Une formule qui semble bien fonctionner dans les écoles d’oralité parisiennes est l’apprentissage de l’évangile du dimanche : on se réunit en début de semaine pour mémoriser l’évangile du dimanche suivant, puis on se le récite quotidiennement, non seulement pour ne pas le perdre, mais aussi pour le méditer, comme une Lectio Divina. On aura juste besoin pour cela de se procurer l’Evangile selon Saint Luc (nous sommes en année C) et de rechercher le passage grâce à un missel. Cela a l’avantage d’être simple et de se faire sans gros investissements.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter les écoles d’oralité déjà existantes.

Alex D.

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