Pogroms turcs anti-chrétiens avant 1915, et le Cardinal Tauran

Le cardinal Jean-Louis Tauran, originaire de Bordeaux, s’éteignait le jeudi 5 juillet 2018 aux États-Unis.

Le 25 juin 2006, accablé par ses malentendus à répétition avec les mondes musulmans, notamment après les tragiques conséquences du « discours de Ratisbonne » tel qu’il a été rapporté par la BBC, Benoît XVI nomma le cardinal Tauran à la tête du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, instance d’un dialogue difficile que le pape bavarois avait cru pouvoir supprimer peu après son élection. Auparavant, Tauran avait été le « ministre des affaires étrangères » de Jean-Paul II, conduisant pendant 13 ans les « relations avec les Etats ».

L’idée que l’islam est une « religion de paix » (alors que le mot « islam » ne signifie pas autre chose que « soumission ») a été affirmée par toutes les élites du mondialisme occidental (Obama, Tony Blair, Sarkozy, etc.) etc. Le Cardinal Tauran l’a répétée également, par exemple à la veille du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte : “Pour ma part,  j’ai tenu à répéter qu’il n’existe pas une seule religion au monde qui prêche la violence. Les conflits qui tourmentent ces dernières années en particulier la région du Moyen-Orient, n’ont pas non plus une origine religieuse. Les guerres de religion n’existent pas. Au contraire, nous devons enfin comprendre que la religion, n’importe quelle religion, est synonyme de paix.” Et encore : l’islamisme est l’ennemi commun des chrétiens et des musulmans”, ce qui est une manière de voir qu’aucun chrétien d’Orient ne partagerait car il s’agit d’un amalgame fallacieux. C’était un ancien diplomate qui parlait, sans compétence particulière en la matière.

Ce manque de compétence éclatait dans la préface qu’il donna en 2011 à un livre dédié à la gloire de Louis Massignon, inspirateur direct des théories du Conseil qu’il aurait à présider. Le Cardinal y expliquait que la vocation des chrétiens est de « s’offrir… pour le bien-être » des musulmans [0]. De cette « offre », il donnait pour précédent l’attitude du roi saint Louis IX, ce qui est hautement imaginatif. Mais il semble que ce soit tout le livre de Massignon qu’il n’ait pas bien compris. Car ce que Massignon entendait par badaliya (objet de sa préface) ne porte pas sur le « bien-être » des musulmans mais sur leur salut. Ce terme arabe voulait rendre l’idée de réversibilité dans l’expression réversibilité des mérites, doctrine dans laquelle le jeune Massignon a trempé bien avant de découvrir l’islam à travers son amant ex-chrétien qui s’était fait musulman. Ceux qui sont un peu familiers de la théologie spirituelle savent que cette doctrine caricature l’entraide spirituelle chrétienne et s’enracine dans l’occultisme – voir cet article.

Manifestement, le diplomate Tauran aurait mieux fait d’écouter les chrétiens d’Orient, mais on sait que ceux-ci n’ont pas le droit de s’exprimer en Occident (ou alors, leur parole est systématiquement étouffée).
Pour en savoir plus : eecho.fr/malentendu-islamo-chretien/ ou  issa-al-massiah-messiah-messie-messias.com/fr/.

Edouard M. Gallez

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[0] La citation complète, destinée à expliquer ce qu’est la badaliya de Massignon, est : “s’offrir, par amour de Jésus Rédempteur de l’homme, pour le bien-être de nos frères en l’humanité, en particulier de ceux qui n’ont pas encore accès au trésor de l’Evangile” (préface à Borrmans Maurice, Louis Massignon, Badaliya, au nom de l’autre, 1947-1962, Cerf 2011, p.11).

PS : Il est très éclairant de relire le communiqué du 12 août 2014, du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux (Tauran), qui faisait suite aux massacres commis par l’Etat Islamique au Levant (ISIS en anglais, Daech en arabe) en Irak. Le communiqué évite de dénoncer les commanditaires de l’Etat Islamique, c’est-à-dire les services secrets britanniques et US, en coopération avec une partie de l’armée d’occupation US en Irak. Il invite à « une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans ». Ce qui est intéressant, ce sont les motivations avancées :

« Autrement quelle crédibilité auront les religions, leurs adeptes et leurs chefs ? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années ? »

Les chrétiens d’Orient ne sont-ils pas en « dialogue » avec les musulmans depuis mille ans et pas seulement depuis « ces dernières années » – où le Conseil les implique-t-il ? Tauran doit-il se soucier de la crédibilité de l’islam ? N’est-ce pas surtout de la crédibilité de son Conseil qu’il se soucie ?
(ajout 2024 : voir aussi Foi chrétienne et messianisme[s])

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Une piqûre de rappel des réalités historiques fait toujours du bien…

Les massacres de chrétiens par l’Islam turc au 19e siècle – 1834, le pogrom de Safed en Galilée

par François Sweydan – le 6 octobre 2018

Comme l’a montré un article paru il y a deux jours[1], les Juifs ne vivaient pas vraiment en parfaite entente avec les musulmans en Palestine, avant le rétablissement d’un État juif en 1948.

Et ce fut le cas dans d’autres pays arabes, contrairement à ce que soutient faussement une catégorie d’historiens approximatifs et de mauvaise foi. De plus, en 1917, les autorités ottomanes se sont employées à persécuter les juifs et les chasser de leurs demeures, assassinés et pillés.

Mais bien avant 1917, les Turcs pourchassaient les juifs par exemple au XIXe siècle, comme pour ce qui est des Arméniens avant le génocide de 1915 avec les massacres hamidiens, entre 1894 et 1897 sous le règne du sultan Abdülhamid II, surnommé le « Sultan rouge » ou le « Grand Saigneur » qui prônait le panislamisme comme idéologie de l’empire ottoman. Pogroms dans toute l’Anatolie, le haut-plateau arménien et jusqu’à Constantinople (plus de 200 000 Arméniens tués, quelque 100 000 islamisés de force et plus de 100 000 femmes enlevées pour être envoyées dans des harems [2]). Ce fut également le cas des communautés chrétiennes assyriennes/syriaques de Diyarbakir durant les massacres de 1895 et 1896 (plus de 25 000 morts). Ce fut aussi le cas des Massacres de Cilicie (d’Adana) d’avril 1909. Ces tueries organisées par le mouvement des Jeunes-Turcs arrivé au pouvoir en 1908, font près de trente mille victimes et près de 8000 orphelins recensés (Yves Ternon : 2007 ; Raymond Kévorkian : 1999).

Plus haut dans le temps, le pogrom de Safed (ou le « grand pillage de Safed ») de 1834, en Galilée, est une preuve de plus des massacres perpétuels en pays musulmans contre les dhimmis depuis des siècles.

Avec l’occupation de la Palestine par les Égyptiens entre 1831 et 1840 [3], la région du sud de la Syrie, dont fait partie Safed, est annexée par Méhémet-Ali (1760-1849), vice-roi d’Égypte de 1805 à 1848, généralement considéré comme le fondateur de l’Égypte moderne. Né à Kavala en Macédoine orientale dans l’actuelle Grèce (alors Empire ottoman) de parents albanais, il était un officier ottoman des plus habiles.

Les débuts en Égypte (1801-1811)

Avec le retrait français mi-1801 [4] qui avait laissé la province ottomane d’Égypte sans dirigeant et dans l’anarchie, les mamelouks affaiblis – qui avaient contrôlé l’Égypte durant plus de 600 ans – ont été défaits par les troupes albanaises de Méhémet-Ali. Celui-ci avec le soutien populaire égyptien accéda en 1805 au pouvoir en protecteur du pays.

Le sultan ottoman Selim III n’étant pas en mesure de s’opposer à l’ascension de Méhémet-Ali, le vice-roi à coup de vastes réformes et d’importants travaux d’infrastructure transforma l’Égypte en une puissance régionale qu’il voyait comme le successeur naturel de l’Empire ottoman en décomposition. Ainsi, le vice-roi Méhémet-Ali était connu pour tenir tête à la Sublime Porte, siège du gouvernement du sultan de l’Empire ottoman à Constantinople, et n’hésita pas à mener une politique indépendante d’autonomie. Il se brouilla avec le sultan et entra en guerre contre lui en 1831. Sous la direction de son fils Ibrahim Pacha, les armées de Méhémet-Ali s’emparèrent de la Palestine et de la Syrie, et s’approchèrent jusqu’à quelques jours de marche de Constantinople. Le 21 décembre 1832, une armée égyptienne de 15 000 hommes vainquit l’armée turque de 100 000 hommes durant la bataille de Konya.

En Palestine (1831-1840)

L’une des remarquables décisions de Méhémet-Ali fut de favoriser les juifs et les chrétiens dans la gestion et l’administration de la vallée du Nil et même en Palestine, jusque là laissés-pour-compte, et de s’entourer de nombreux Occidentaux utiles pour ses grandes réformes et travaux de grande envergure.

Sous l’Empire ottoman, les Juifs de Palestine résident alors principalement à Safed et à Tibériade, avec de plus petites communautés ça et là et à Haïfa, Acre et Shefa Amr. Vers 1625, l’orientaliste italien Franciscus Quaresmius parle de Safed comme d’une ville habitée principalement par les Hébreux, où ils ont leurs synagogues et leurs écoles. La communauté va se renforcer avec l’arrivée entre 1776 et 1781 de Juifs russes et en 1809-1810 de Juifs originaires de Lituanie.

À la faveur de l’occupation de la Palestine par les Égyptiens entre 1831 et 1840, les juifs obtinrent une annulation du décret ottoman qui leur interdisait de s’installer à Jérusalem : « Méhémet-Ali prononça un décret qui autorisa à nouveau la présence des ashkénazes dans la ville de Jérusalem » (Amnon Cohen : 2016).

Toujours à Safed, parmi les mesures de modernisation impopulaires, il y eut l’établissement de conseils consultatifs au niveau de chaque grande localité, dans lesquels – nouveauté importante – « des non-musulmans, chrétiens et juifs, sont admis : ils doivent seconder l’administration égyptienne en lui fournissant des informations et en avalisant ses décisions (Henry Laurens : 1999). »

Ce qui ne plaît guère aux principaux notables, dignitaires religieux islamiques et chefs ruraux locaux mécontents, de Naplouse, Hébron, de la région de Jérusalem et de Jaffa, ainsi qu’aux Ottomans de Palestine qui voient leur pouvoir désormais strictement contrôlé par l’administration de Méhémet-Ali d’Égypte et non par Constantinople. Ils fomentent et dirigent alors une insurrection qui vise les non-musulmans pour s’en débarrasser. Et ce sont les juifs qui paient le prix fort. Les villageois arabes et bédouins ainsi que les gens de la ville de Safed (dont les résidents turcs) se sont armés et ont attaqué et massacré les Juifs, violé leur femme et détruit leurs synagogues.

Les autorités ottomanes sur place en Palestine, une fois de plus complices, ont laissé faire les Arabes, les bédouins et les Turcs…

Le Pogrom de Safed (1834)

Cela commence par des émeutes et une révolte arabe de Palestine contre Ibrahim Pacha d’Égypte. En effet, en 1834, la révolte éclate en réaction à la conscription obligatoire de tous les citoyens dans l’armée égyptienne, et de manière plus générale contre la politique de modernisation imposée par l’Égypte ; celle-ci visait, entre autres, à faire participer les juifs et les chrétiens aux affaires de la cité.

Le pogrom débute le 15 juin 1834 et ne sera stoppé que plus d’un mois plus tard, suite au concours de consuls de plusieurs états étrangers situés à Beyrouth qui « encouragent alors Ibrahim Pacha de se rendre à Safed, de mater la rébellion et de sauver les Juifs de la tuerie. Ibrahim envoie l’émir des Druzes, Emir Bashir, du Liban en Galilée, et le 17 juillet, l’émir arrive aux portes de Safed avec une troupe importante et réprime l’émeute. La plupart des émeutiers s’enfuient mais leurs chefs sont arrêtés et exécutés dans la rue. Les Juifs de Safed retournent alors chez eux pour ramasser leurs biens restants. Les consuls essaient de récolter de l’argent pour venir en aide aux plus démunis de leurs sujets et établissent une liste des dommages. Mais les victimes ne recevront que sept pour cent de la valeur des biens volés ou endommagés (Safed : 2009). »

Et ce n’est pas tout, Henry Laurens écrit : « En 1838, les Druzes du Hauran et du Liban se révoltent à leur tour [contre Ibrahim Pacha] et pillent une nouvelle fois la communauté juive de Safed. » Été 1838, pendant trois jours, les musulmans se joignent aux Druses, massacrent et égorgent des juifs, pillent leurs maisons et profanent à nouveau leurs synagogues (Louis Finkelstein : 1960). Beaucoup de juifs se sont enfuis et se sont réfugiés à Jérusalem et à Acre, au nord de la baie de Haïfa.

Selon Norman Stillman (1994), les émeutiers du pogrom de Safed – dont on ignore le nombre exact de morts – étaient excités par un prédicateur local, s’autoproclamant prophète islamique, qui prédit le massacre qu’il fomente et incita les musulmans à s’attaquer aux juifs pour s’emparer de leurs trésors.

Après Safed…

Il n’y a pas de doute que le pogrom de Safed de 1834 ait été également confessionnel, tout comme plus tard les massacres des chrétiens du Mont-Liban par des druses et qui s’est étendus à Damas entre le 9 et le 17 juillet 1860, perpétrés par des musulmans contre des chrétiens (de 5000 à 6000 tués sur une population concernée évaluée à environ 20 000). Sans que le gouverneur ottoman de la ville, Ahmed Pacha, ne décide une fois de plus de s’interposer, des fanatiques attaquèrent les quartiers chrétien, melkite (grecque-catholique) et maronite de Damas, tuant plus de cinq mille habitants (Pierre Dufour : 2001). Cette période cauchemardesque de l’histoire des Chrétiens d’Orient fut la cause principale du début de leur exode vers l’Europe, l’Afrique et les Amériques mais aussi vers l’Égypte, où de nombreuses familles syriennes et libanaises chrétiennes s’installèrent à la fin du XIXe siècle.

Plus tard, vers la fin du XIXe siècle, le sultan Abdülhamid II prônait le panislamisme comme idéologie de l’empire. Cette idéologie sera celle du gouvernement Jeunes-Turcs à l’origine du génocide arménien (perpétré d’avril 1915 à juillet 1916, voire 1923 et qui fit 1,5 million de morts). Et ce sont des groupes de bandits armés majoritairement kurdes, des tribus kurdes et autres miliciens recrutés (prisonniers de droit commun libérés afin d’assister les forces armées ottomanes dans l’exécution des massacres) qui participèrent activement à l’exécution de cette première « solution finale » avant celle de la Shoah de 1939-1945.

Plus de doute encore quant aux motivations confessionnelles du génocide assyrien (ou araméen/ chaldéen/ syriaque) et le meurtre en masse de populations assyriennes entre 1914 et 1920 (estimations de 500 000 à 750 000 morts représentant environ 70% de la population assyrienne de l’époque ; Anahit Khosoreva : 2007 ; Hanniba Travisl : 2006), ainsi que du génocide Grecs pontiques d’Anatolie (entre 1916 et 1924, 360 000 Grecs originaires du Pont furent massacrés ; Merrill Peterson : 2004).

Ainsi, la Turquie avec sa politique barbare de nettoyages ethnico-religieux, aura commis un nombre impressionnant de pogroms, de massacres et de génocides dans toute l’Anatolie et dans tout son empire ottoman en Orient. Son idéologie nationaliste panturquiste, impérialiste et panislamiste aura fait au moins cinq millions de morts du premier tiers du XIXe siècle au premier tiers du XXe siècle – sans compter les millions à recenser depuis la fin du XIIIe siècle – et les dizaines de millions de déportés, de déplacés, de disparus, d’esclaves et de convertis à l’islam.

Le pogrom de Safed de 1834 aura été un maillon de plus dans cette chaîne interminable de l’indicible.

Bibliographie

– Taner Akçam, A Shameful Act: The Armenian Genocide and the Question of Turkish Responsibility*. New York, Metropolitan Books, 2006.

– Georges Bensoussan, Juifs en pays arabes : Le grand déracinement 1850-1975*. Paris, Éditions Tallandier, 966 pages, 2012.

– Amnon Cohen, Juifs et musulmans en Palestine et en Israël: Des origines à nos jours*. Taillandier, 2016.

– Pierre Dufour, La France au Levant. Des croisades à nos jours*. Pygmalion, 2001.

– Paul B. Fenton & David G. Littman, L’Exil au Maghreb – La condition juive dans l’Islam (1148-1912)*. Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne (PUPS), 792 pages, 2010.

– Louis Finkelstein, The Jews, their history, culture and religion.*. Harper, 1960.

– Raymond Kévorkian (dir.), Revue d’histoire arménienne contemporaine*, tome 3. Paris, 1999.

– Anahit Khosoreva, « The Assyrian Genocide in the Ottoman Empire and Adjacent Territories », dans The Armenian Genocide: Cultural and Ethical Legacies*. Éd. Richard G. Hovannisian, New Brunswick, NJ: Transaction Publishers, p. 267-274, 2007.

– Henry Laurens, La question de Palestine, tome 1* – L’invention de la Terre sainte (1799-1922). Fayard, 1999.

– Lee I. Levine, “Building the Land: Stages in First Aliyah Colonization (1882-1904)”, in The Jerusalem Cathedra*. Éditeur: Yad Izhak Ben Zvi et Wayne State University Press, No. 3, 1983.

– Jacques de Morgan (préf. Constant Vautravers et Edmond Khayadjian), Histoire du peuple arménien*. Académie de Marseille, 1981.

– Merrill D. Peterson, Starving Armenians: America and the Armenian Genocide, 1915-1930 and After*University of Virginia Press, 2004.

– Safed, The Great Plunder of Safed: June 15-July 17, 1834. Israel-Palestina Info: The forgotten pogrom: Safed 1834. [archive], 2009.

– Norman A. Stillman, Jews of Arab Lands a History and Source Book*. Éditeur: Jewish Publication Society, 1994.

– Dominique Sourdel, Histoire des Arabes*. Paris, P.U.F., 1976.

– Yves Ternon, « Le Génocide de 1915-1916 et la fin de l’Empire ottoman (1914-1923) », dans Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien*. Toulouse, Éd. Privat (1re éd. 1982), 991 pages, réimpr. 2007.

– Hanniba Travisl, “ ‘Native Christians Massacred’: The Ottoman Genocide of the Assyrians During World War I”, dans Genocide Studies and Prevention, vol. 1, no 3, décembre 2006, p. 327-371.

– Joseph Yacoub, La question assyro-chaldéenne, les Puissances européennes et la SDN (1908–1938), 4 volumes. Lyon, 1985.

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[1] Jean-Patrick Grumberg, Dreuz.info, 4 octobre 2018, Djemal Pacha, ministre de la Marine turque : « nous ferons subir aux Juifs le sort des Arméniens ».

[2] Les massacres commencèrent en 1894 pour gagner en ampleur dans les années 1894-1895 et diminuer progressivement en 1897 devant la pression exercée par les condamnations internationales. Le nombre des victimes arméniennes n’est pas connu avec exactitude et se situerait selon les auteurs entre 80 000 et 300 000 (Taner Akçam : 2006).

[3] Une intervention diplomatique franco-britannique conduisit à une solution négociée en 1833, la convention de Kütahya laissait le contrôle de la Syrie et de la Palestine à l’Égypte.

[4] La campagne d’Égypte menée par Bonaparte et ses successeurs de 1798 à 1801 afin de s’emparer du pays et de l’Orient mais qui s’est soldée par sa défaite.

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