Vu de Jérusalem – Rome, rencontre du 9 juin 2014

Madros PLe P.  Madros est prêtre du Patriarcat Catholique de Jérusalem (Terre sainte). Il met en lumière l’absence de volonté claire de paix de la part de ceux qui, du côté juif ou musulman palestinien, ont pris la parole dans les jardins du Vatican ce 9 juin à l’invitation du Pape François. Les événements survenus à Gaza en juillet illustrent pleinement les réserves exprimées ici.

Réflexions sur la prière pour la paix dans les Jardins du Vatican

Béatitude,
Excellences,

Je ne prétends représenter que ma personne, inspiré néanmoins par mon amour pour l’Eglise et pour la vérité selon ses sources scientifiques, persuadé qu’aucune contradiction, au contraire, n’existe entre la loyauté indéfectible au Siège de Pierre, la recherche scientifique et la charité universelle, tant œcuménique qu’interreligieuse. Il va sans dire et mieux en le disant que personne ne m’a demandé de rédiger cette lettre, pas plus que d’exprimer mon avis, ce qui explique que mon opinion et les résultats de mes recherches et analyses n’entendent s’imposer à personne. Cependant, la gravité de l’enjeu exige que les Evêques locaux soit respectueusement informés, ainsi que la Représentation du Saint Siège en Terre Sainte.

La grandeur de cet événement historique et unique

Il est parfaitement superflu d’énoncer ici tout le bilan positif, sublime, spirituel, humain de l’initiative surprenante et historique du Saint Père. L’importance ou la portée de cette prière des trois religions reste incommensurable. Les remarques suivantes porteront sur des points à mon avis négatifs. Il est clair que ces points ne sauraient ternir la splendeur de l’Evénement. Je prie qu’aucun malentendu ne surgisse dans ce sens. Il ne s’agit pas davantage ici de juger qui que ce soit et moins encore de douter de la bonne volonté des organisateurs catholiques ou chrétiens, ou de contester celle des non chrétiens dans le choix des prières et des textes pour eux sacrés qu’ils ont récité.

1-    Remarques sur les Psaumes choisis par les Rabbins

Les Psaumes récités ont-ils été montrés aux organisateurs catholiques avant la rencontre ? Or, tout le monde a été sévèrement averti qu’aucun texte des trois confessions ne devrait offenser les autres.

Dieu sait si dans l’Ancien Testament en général, et dans le Psautier en particulier, de nombreux passages brillent par la transcendance des idées , des dogmes et des sentiments, par l’universalité du salut pour tous les peuples (comme le « Laudate Dominum omnes gentes », Ps 117 (116) , « Louez le Seigneur, ô vous tous les peuples », psaume d’autant plus sympathique qu’il est le plus bref !) Isaïe (2, 2 b) prophétise « l’ascension de tous les peuples au mont de la maison (hébreu har habbayt) du Seigneur », texte qu’on s’est bien gardé de proclamer pour des raisons obvies. Il y a certes des plaintes individuelles et collectives dans le Psautier (elles constituent la majorité écrasante des Psaumes), mais certaines d4entre elles ne s’acharnent pas contre « les ennemis ». Aucun de ces textes n’a été cité par les Rabbins dans le jardins pontificaux.

Par contre, comme par hasard et sans calcul, supposons-nous chrétiennement, aucun des psaumes récités par les Rabbins au Vatican n’a manqué ni d’agressivité à l’endroit des ennemis ni d’exclusivisme de faveurs, de grâces et de « rédemption » pour le peuple Juif. Voici les psaumes concernés : 8, 25 (24), 130 (129), 147. Signalons avec déception les versets « négatifs » pour ainsi dire : Ps 8,3 ; Ps 25, 2. 19 et 22 ; Ps 130, 7-8 ; Ps 147 : 20.

Ce dernier verset, récité devant des « goyîm », y compris le Pape, excelle par un manque de tact et de délicatesse : « Pas un peuple que le Seigneur ait ainsi traité (pas comme les Juifs, bien entendu), pas un (cela veut dire « aucun » en français) qui ait connu ses jugements ! », même pas les Catholiques « Nazaréens » (notserim) qui ont invité et accueilli si chaleureusement les Rabbins.

Dans tous les autres psaumes, les ennemis sont attaqués. Mais au Vatican, au milieu des jardins pontificaux, en 2014, qui sont ces ennemis que Yahweh, toujours dans son amour ici exclusif pour les Juifs confondra et écrasera ? Dans le contexte de prières pour la paix, la demande de pardon, les adversaires sont-ils les Palestiniens (dont le Président et la délégation écoutaient dévotement, sans les comprendre, ces psaumes), ou les non Juifs surtout les chrétiens voire les musulmans ? Est-ce que, pour le rapprochement, la réconciliation et la coexistence, ces psaumes ont été les meilleurs ou les seuls à réciter ?

2-    La lecture biblique du Patriarche œcuménique Bartholomée I

Se conformant consciencieusement et scrupuleusement aux directives des organisateurs, qui reflètent les souhaits du Souverain Pontife, à savoir chercher les points communs et les éléments qui unissent, SS le Patriarche byzantin de Constantinople a choisi de lire un texte d’Isaïe (65,19-25), qui parle de paix et de longévité à Jérusalem. Etait-ce la décision du Patriarche œcuménique ou simplement a-t-il été prié de lire ce texte  prévu par les organisateurs catholiques?

Or, un texte beaucoup plus fort, plus significatif et plus universel sur la paix et la coexistence aurait été celui du proto-Isaïe 9, surtout v. 6. Probablement par délicatesse pour les Juifs qui ne reconnaissent pas en Jésus « le prince de la paix, le Dieu fort, le conseiller… », les chrétiens ont évité ce passage, ainsi que celui d’Isaïe 11, 1-10, vraisemblablement pour la même raison de respect, de tact et de délicatesse.

Même si l’Ancien Testament fait partie aussi de notre Bible chrétienne (mais pas vice versa pour les Juifs), le grand inconvénient, pour les chrétiens, a été malheureusement et décidément l’absence complète d’un passage de la Nouvelle Alliance, entre autres, en particulier, celui des Béatitudes par exemple (Mt 5), au bon milieu du Vatican, contrairement à la présence de textes de l’Ancien Testament et du Coran. Ce qui a sauvé un peu la situation, pour une fois grâce à la partie palestinienne, c’est que le Président Abbas, lui-même non chrétien, a eu la présence et l’ouverture d’esprit afin de citer deux passages évangéliques :  de Mt 5, 9 a : « Bienheureux les artisans de paix ». Il s’est sagement et logiquement arrêté là par respect pour l’Islam, qui refuse catégoriquement que des êtres humains, même Issa fils de Maryam, puissent jamais « être appelés enfants de Dieu ». Voici l’autre passage évangélique si pertinemment cité par Abou Mazen : « Ah (Jérusalem), si en ce jour tu avais compris, toi aussi, ce qui donne la paix » , rendement   plus fidèle à l’original de Luc 19, 42 «ταπροςειρηνην».

3-La récitation d’un texte coranique avec une prière islamique

Un imam a récité une partie de la deuxième sourate (heureusement qu’il ne s’est pas mis à en chanter le texte intégral puisqu’elle est la plus longue du Coran, bien 286 phrases !) Pour nous chrétiens, retenus comme « kafirin », renégats, blasphémateurs, polythéistes, par beaucoup d’exégètes musulmans antiques et modernes, la dernière invocation de ladite sourate (phrase 286), solennellement et pieusement chantée par l’imam , ne finit certainement pas en beauté ni en bienveillance, même si nous ne nous identifions pas les « kafirin » : «  O Allah fais que nous vainquions les peuples des كافرين kafirin  ». Dans le monde contemporain, notamment depuis le sixième siècle après Jésus-Christ, les polythéistes (ou les païens) n’existaient presque plus, pas même en Arabie. Les seuls « kafirin » possibles ou imaginables pour beaucoup de musulmans sont les chrétiens pour lesquels, d’après le Coran, Allah « serait l’un de Trois », gens qui auraient « fait de leurs évêques et de Issa fils de Maryam des seigneurs à la place de Dieu » (veuillez voir les textes coraniques concernés : Coran 2 :105 les kafirun parmi les Gens du Livre, c’est-à-dire Juifs et « Nazaréens » ; Coran 5 : 17 et 72 contre les Nazaréens qui divinisent le Massih , et 73 pour les Nazaréens Allah serait, pour les kafirin, le troisième de trois  etc).

Gravité de la prière islamique et de la récitation du Coran « dans le Vatican »

Dans le dialogue et l’ouverture, non seulement émotionnels mais aussi intellectuels et culturels, il est impératif de savoir ce que l’autre pense, quelles sont les attitudes et les conclusions de l’autre, non seulement regarder notre bonne volonté et nos positions à nous.

Les organisateurs savent-ils que le fait, pour les Musulmans, de prier surtout en public et de réciter le Coran dans un endroit en fait immédiatement un lieu de culte islamique et un   وقف waqf (lieu sacré) islamique irréversible, donnant aux Musulmans automatiquement le droit d’y construire une mosquée ou au moins un « oratoire » bien entendu exclusivement islamique ? Par ailleurs, les organisateurs catholiques de l’événement sont assez réalistes pour rejeter cette éventualité de mosquéedans les jardins du Vatican, pour la bonne raison qu’au Vatican aucun musulman ne vit . Pourtant idée, projet ou rêve d’une mosquée au bon milieu du Vatican n’est pas tout du tout impensable ni récusable dans la « mentalité », la jurisprudence et l’histoire musulmanes,. En temps ordinaire, pour utiliser un langage rabbinique, le « minyan », minimum requis d’hommes au masculin requis pour la prière publique, ne se trouverait pas (à moins d’installer au Vatican une population musulmane aussi dans un geste de suprême ouverture).

Un exemple instructif avec une leçon précieuse nous sont fournis par l’un des califes.A propos de saint Sophrone de Jérusalem, un historien nommé Eutychius semble bien être le seul à rapporter dans ses « Annales » (P.G. 111, c. 1099 C) , que le patriarche aurait « voulu offrir à Umar (le calife) de prier dans l’église de l’Anastasis. Mais lui de répondre ; « Si je priais dans ton Temple, tu le perdrais car les Musulmans te l’arracheraient après ma mort en disant : « Ici Umar a prié ».

Triomphe et triomphalisme musulmans

Le monde musulman a jubilé à cause de la récitation du Coran « au Vatican », comme si vous disiez celle de l’Evangile à la Mecque ou à Médine où l’entrée même des non musulmans n’est pas autorisée, pas plus que leur sépulture en toute l’Arabie Saoudite, s’ils ont la fâcheuse idée d’y mourir. La réciprocité, naguère si souvent demandée et souhaitée, par le Saint-Siège manque ici aussi.

D’ailleurs, ce qui avait été le désir initial du pape François consistait en une « prière » pour la paix, ni ensemble ni en même temps, mais au même lieu. L’élément de lire des passages de Livres , divinement inspirés pour les uns, et humains pour les autres, pouvaient prêter le flanc à des malentendus, de la confusion, des illusions que pour nous chrétiens par exemple le Coran serait révélé. Le danger augmente à cause de l’ignorance de chrétiens sur l’islam.

La joie islamique d’entendre et de voir le Coran récité au Vatican se mêla chez beaucoup d’entre les Musulmans, pour ne pas dire la plupart , de sentiments de triomphe, de victoire, de triomphalisme. D’aucuns y ont vu le début de la réalisation d’un hadith : « Comme nous avons conquis Constantinople (aujourd’hui Istanboul si peu chrétienne), nous allons conquérir Rome ».

Il est non avenu de citer ici des sites ou des articles islamistes extrémistes qui ne constitueraient pas de critère, pour les plus bienveillants parmi nous . Mais des titres restent incontestablement dangereux et devraient nous faire réfléchir : « La voix du muezzin – al-athaan – au Vatican ». Expression inexacte qui dénote plutôt un souhait qu’une réalité (« wishful thinking ») : en effet, l’imam n’a pas prononcé les formules du muezzin mais une formule introductoire à la récitation d’un texte coranique. Autre titre problématique : « Précédent historique سابقة تاريخيّة : la récitation du Coran… » , ce qui signifie carrément que le monde musulman, consciemment ou inconsciemment , a toutes les intentions du monde de toujours voir et d’entendre le Coran récité au Vatican, presque comme partout autour du « Phanar » du pauvre patriarche d’Istanboul.

Tous ces écueils auraient été plus facilement évités si l’on s’était contenté de prier au lieu d’y ajouter encore des textes sacrés mais non reconnus de tous.

Des conclusions pour l’avenir

Quand il s’agit d’islam et de Musulmans, il convient, comme le souhaite le P. Gallez dans son ouvrage « Le malentendu islamo-chrétien », de « mieux écouter ou d’écouter tout court les chrétiens du Moyen-Orient », surtout ceux qui non seulement connaissent les textes fondateurs de l’Islam mais aussi les langues sémitiques, en particulier le syriaque et l’arabe.

Merci de votre attention !
Abouna Peter Madros

2 thoughts on “Vu de Jérusalem – Rome, rencontre du 9 juin 2014

  • 20 juin 2014 at 23 h 00 min
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    Prière pour la « paix » d’Allah au Vatican…

    Bonjour,
    J’atteste avoir clairement entendu en arabe la finale incriminée de la sourate 2, La Vache (Al-Baqara). Ci-après, les trois derniers versets psalmodiés par l’imam au Vatican, de 284 à 286 de la sourate 2 :

    [284] « Tout ce qui est dans les Cieux et sur la Terre appartient à Allah. Que vous révéliez donc vos pensées ou que vous les dissimuliez, vous aurez à en rendre compte à Allah. Il pardonnera à qui Il veut et châtiera qui Il veut, car Sa puissance n’a point de limite.

    [285] Le Prophète croit pleinement à ce que lui a révélé son Seigneur [Rabbuhu], ainsi que les fidèles/croyants. Tous ensemble croient en Allah, à Ses anges, à Ses Écritures et à Ses Messagers, sans faire aucune distinction entre Ses prophètes. Ils affirment : « Nous avons entendu et nous avons obéi. Pardonne-nous, Seigneur [Rabbana], car c’est vers Toi que tout doit faire retour !

    [286] Allah n’impose rien à l’âme qui soit au-dessus de ses moyens. Tout bien qu’elle aura accompli jouera en sa faveur, et tout mal qu’elle aura commis jouera contre elle. « Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos omissions et de nos erreurs ! Seigneur ! Épargne-nous les terribles épreuves que Tu as fait subir à nos prédécesseurs !
    Seigneur ! Ne nous impose pas d’obligations [ou : charges] qui soient au-dessus de nos forces ! Accorde-nous Ton pardon, fais-nous remise de nos péchés et reçois-nous dans le sein de Ta miséricorde ! Tu es notre Maître [dans le sens de : Partisan] ! Accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles ! »

    La finale (ou segment) problématique du dernier verset 286, ??????????? ????? ????????? ????????????? : « accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles » (= les kâfirîn, juifs et chrétiens) se trouve psalmodié à min. 3:46-56.

    Les médias arabes, eux, n’ont rien censuré et on trouve sur youtube une copie de la version intégrale de l’intervention de l’imam, celle de la chaine SAWA (?????? ??? ????????? ), en ligne le 09 juin 2014.

    ???? ??? ..????? ?????? ?? ????????? ????? ?????? ???? ?????? ????
    http://www.youtube.com/watch?v=dZ-zPr__fI8

    Dans les copies politiquement correctes du Vatican il manque les 15 dernières secondes, le dernier segment du dernier verset 286 de la sourate 2, c’est-à-dire la regrettable séquence où est prononcé « accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles. »

    En somme, pour faire court, la Communauté (Umma) musulmane se doit de tirer les leçons des erreurs des peuples précédents (« nos prédécesseurs » : notamment Juifs et Chrétiens) qui ont désobéi à Allah, et de ne pas les renouveler ; ainsi que d’accorder la victoire sur les mécréants en ce bas-monde.

    Pour ce qui est du verset 284, Hadîth, Muslim et Nawawî, [#168], qui transmettent d’Abû Hurayra, dit :

    – Les Compagnons du Messager d’Allah en furent affligés. Ils vinrent donc auprès du Prophète, s’agenouillèrent et dirent : « Ô Messager d’Allah ! On nous a imposé des œuvres en fonctions de nos capacités, comme la prière, le djihâd, le jeûne et l’aumône. Mais ce verset, qui vient de t’être révélé, est au-dessus de nos capacités ! »
    – Il leur répondit : « Voulez-vous dire qu’à l’instar des gens des deux Livres Saints qui vous ont précédés : « Nous avons entendu et nous désobéissons ! » Dites plutôt : « Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon ! C’est vers Toi que sera le retour. » »
    Lorsque les Compagnons eurent relu et accepté le verset, Allah révéla cela à la suite, (le verset 285).

    Pour ce qui est de cet avant-dernier verset 285, les Hadîths nous disent que les gens eurent accepté de dire les injonctions du Prophète, Allah abrogea le sens du second verset et révéla le dernier (286) :
    « Allah n’imposera rien à l’âme qui ne soit au dessus de ses moyens. Tout bien qu’elle aura accompli jouera en sa faveur, et tout mal qu’elle aura commis jouera contre elle. Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos omissions et de nos erreurs ! »
    – Il leur répondra : « Oui ». »

    « Seigneur ! Épargne-nous les terribles épreuves que Tu as fait subir à nos prédécesseurs !
    – Il leur répondra : « Oui ». »

    « Seigneur ! Ne nous impose pas d’obligation qui soit au-dessus de nos forces !
    – Il leur répondra : « Oui ». »

    « Accorde-nous Ton pardon, fais-nous remise de nos péchés et reçois-nous dans le sein de Ta Miséricorde ! Tu es notre Maître ! Accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles !
    – Il leur répondra : « Oui ». »

    [Une exégèse se fait d’une manière contextuelle. Là, les sens cachés sont révélés et sautent aux yeux ! L’imam a bien intentionnellement choisi les versets à lire dans le non-dit implicite de la conquête de Rome.]

    Selon l’exégèse (tafsîr) d’Ismaïl Ibn Khatîr, le dernier segment du dernier verset 286 de la sourate 2 (de la Vache) : Le segment « secours-nous [ou : « donne nous la victoire »] contre le peuple de ceux qui ne croient pas » (en Allah), veut dire accorde-nous la victoire sur ceux qui ne reconnaissent pas Ta religion (l’islam ; juifs et chrétiens), l’Envoyé (Mohamed), nient Ton unicité (= les Trinitaires), adorent des idoles (les païens, mais aussi les « adorateurs » des icônes).

    À la min. 4:30 Mahmoud Abbas dort. En fait, 7 secondes dans une autre version vidéo (de 4:26 à 4:33) où l’on voit Mahmoud Abbas plongé dans un profond sommeil…
    Apparemment les prières pour la paix ne l’intéressent pas ?
    Cause toujours… tu m’intéresses !
    – – –
    http://www.aleteia.org/fr/religion/article/la-priere-de-limam-dans-les-jardins-du-vatican-trahison-ou-incomprehension

    On y apprend encore des choses, notamment le fait qu’ils réclament les lieux où l’un des leurs a prié ! Ils jubilent…
    http://eecho.fr/vu-de-jerusalem-rome-rencontre-du-9-juin-2014/#.U6NpI5SSxH1
    – – –

    Le Vatican est infiltré de musulmans qui se disent athées… pour nous faire avaler les grosses couleuvres. Ils sont le fer de lance du jihad idéologique. Avec ce qui se passe, les musulmans croient que c’est le début de la (troisième) conquête de Rome, comme ils l’imaginent. Tromperie et imposture, dissimulation et mensonge.

    Né à Tunis en 1966, fils d’un militant communiste et athée, Adnane Mokrani est docteur en théologie islamique. Après des études à Constantine (Algérie) puis à Tunis, une bourse le conduit à Rome en 1998. En 2005, il devient le premier musulman professeur dans une université pontificale. Il enseigne à l’université Grégorienne les études islamiques et les relations islamo-chrétiennes. Pour lui, « le dialogue n’est pas un risque, mais l’occasion d’une libération ».

    Le sens étymologique du mot « kafir » signifie « la couverture » dans un contexte donné et précis pas celui de la sourate de la Vache. L’un des versets du Coran qualifie les agriculteurs d’infidèles « kouffar » pour dire qu’ils couvrent la terre de graines en la cultivant. En effet, pas les bédouins nomades islamisés d’Arabie, mais les agriculteurs millénaires de la vallée du Nil et qui étaient coptes, chrétiens (comme les agriculteurs chrétiens de la plaine syrienne) ! Une métaphore du cul-terreux infidèle. D’où la conquête qui s’en suit, d’abord en Syrie, ensuite en Égypte.

    De plus, le mot « kafir » ne veut pas dire « celui qui cache, dissimule et nie la foi ! ». Les précisions sont données plus haut.
    Un professeur d’études islamiques et docteur en théologie islamique pour nous sortir ces âneries ? Le Vatican devrait VITE faire le ménage à l’université Grégorienne.

    Cordialement,
    François Sweydan
    20 juin 2014
    ______________________

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    • 21 juin 2014 at 7 h 55 min
      Permalink

      Sur le site d’Aleteia sont rapportées les allégations d’un musulman qualifié « d’expert », professeur au Pisai et à l’Institut Pontificale Grégorienne (Rome), qui prétend que le terme de kafirun, employé par l’Imam quand il a cité sourate 2:286, désigne les agriculteurs !
      C’est vraiment prendre les gens pour des idiots.
      La racine du terme kfr signifie couvrir: elle n’y a aucun lien avec l’activité agricole. Dans le Coran, il n’est jamais question d’agriculture dans le Coran (ou alors, de lmanière vraiment très indirecte) mais bien de pêche (en sourate 5,96): si le msuslman dont les propos frauduleux avaient pour but de dédramatiser le message de haine délivré en présence même du Pape, il aurait été plus malin de prétendre que les kafirun sont des pêcheurs puisqu’ils « recouvrent » la mer de leurs filets ! Il est vrai que cela poserait une autre difficulté: rien ne pousse à La Mecque, mais la pêche y est tout aussi inexistante – ce qui ne manque pas de susciter de nombreuses questions à tout esprit un peu lucide.
      Concernant la racine KFR utilisée 520 fois dans le Coran, une étude à ce sujet est disponible sur Le messie et son prophète. On y voit qu’elle thématise le reproche fait par les musulmans aux juif (puis aux chrétiens par extension) de recouvrir la Révélation. D’où la portée injurieuse du terme de kafirun qui, dans le texte coranique comme aujourd’hui, désigne les juifs – et les chrétiens en plus.
      On a des raisons d’être inquiet quant à l’enseignement qui est dispensé à Rome.

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