Petit tour dans l’exégèse actuelle

Un petit tour dans l’exégèse actuelle

Edouard-Marie Gallez

__ Il est édifiant de jeter un coup d’œil sur ce qui se publie actuellement en matière d’exégèse du Nouveau Testament, et en particulier des évangiles. Edifiant et inquiétant en même temps, quand on pense que cette production  exégétique donne le ton de ce qui est enseigné aux futurs prêtres et aux catéchistes.

__ Si l’on cherche des éclairages du côté des exégètes enseignants, on n’en trouvera que de manière très parcellaire : travaillant essentiellement sur le grec, il n’existe pas deux d’entre eux qui donnent la même explication – donc le même plan – pour tel ou tel évangile. Mais chacun fournit une incroyable bibliographie (des autres exégètes travaillant dans le même sens qu’eux), en vertu du principe de l’accumulation infinie du savoir et surtout selon le dogme académique du « texte grec »: personne ne tient jamais compte de l’histoire réelle des textes c’est-à-dire des textes araméens, et qu’il faut d’abord resituer dans leur contexte d’oralité. L’araméen, qui était l’anglais de l’époque (et non le grec) et qui était même la langue officielle de l’Empire parthe, est tenu pour inexistant ou négligeable. Or, c’est en cette langue, que se sont dits, composés puis mis par écrit les évangiles.

__ C’est donc un vrai brouillard qui résulte de ces attitudes de principe, dictées sans doute par des idéologies. La déconstruction qui sévit dans tous les domaines de la « culture » actuelle n’épargne pas l’exégèse, et l’objet principal à déconstruire y est le personnage de Jésus. Déjà ancien, le postulat fondamental de cette déconstruction est qu’il n’y a pas grand-chose d’historique dans les évangiles : ce sont de belles histoires, quoique tragiques, et de toute façon inventées tardivement par des communautés (grecques) qui se sont « cachées » sous les noms des évangélistes.

__ En fait, ce postulat s’accompagne d’un autre : on ne doit se fonder que sur les traductions grecques. Mais, ce faisant, va-t-on étudier autre chose que le travail des traducteurs c’est-à-dire un travail d’adaptation au lecteur grec ? Or, c’est en araméen que se sont dits, composés puis mis par écrit les évangiles. Dès lors, que va-t-on mettre en lumière sinon des modèles narratifs et littéraires propres au monde grec de l’époque ? Et même là, des divergences apparaissent en vertu de divergences de postulats de départ, certains axant leur déconstruction sur le monde grec ayant produit un supposé « texte grec » des évangiles et d’autres la pensant comme une sorte de dilution du christianisme primitif dans le monde juif, les évangiles n’étant alors simplement qu’une expression ou un mythe de celui-ci. En fin de compte, même si les postulats diffèrent (quelque peu), chaque exégète ne « trouve » jamais comme conclusion que ce qu’il avait posé au départ. Or, une science n’existe que dans la mesure où elle est consciente des postulats qu’elle pose…

__ Fondamentalement, le postulat commun à toute l’exégèse moderne est la mise à l’écart systématique de l’araméen comme source, quoique tout connaisseur de l’araméen écrit et parlé en même temps que du grec trouvera des centaines d’exemples montrant que tel passage évangélique a été traduit de l’araméen en grec et que l’inverse n’est pas plausible. Divers facteurs ont contribué à cette situation. On peut citer la petite synthèse exégétique de Richard Simon (1689) qui mettait en cause l’attribution littérale du Pentateuque à Moïse (jusque dans les passages décrivant sa propre mort), idée que l’Eglise latine et les communautés protestantes avaient imprudemment reprise. Entre-temps, l’anti-romanisme de la pensée protestante avait eu tendance à privilégier les manuscrits grecs contre les latins (et contre les traditions latines), et l’araméen tombait dans l’oubli. Et surtout s’insinua doucement l’idée que, assis à une table de travail avec différents manuscrits (grecs) sous les yeux, les rédacteurs de nos évangiles composaient leur texte en compilant ceux-ci (en grec). C’est-à-dire qu’ils auraient travaillé à la manière dont précisément les exégètes travaillent (avant qu’il y ait les ordinateurs). En d’autres termes, les exégètes se seraient projetés eux-mêmes dans de supposés « rédacteurs des évangiles », lesquels n’ont jamais existé puisque les compositions furent orales, et dans un contexte d’oralité.

__ Ces discussions anciennes peuvent paraître anodines au regard des développements atteints au XXe siècle : peu à peu en effet, par un phénomène d’emballement cumulatif (ou idéologique ?), on en est arrivé à tenir pour « acquis » fondamental de l’exégèse du Nouveau Testament, le fait que le « Jésus historique » n’est au mieux qu’un vague personnage juif, dont le message, s’il y en a un, aurait été perdu ou mal compris, et réinventé longtemps après pour les besoins de communautés grecques qui se seraient constituées entre-temps (de manière jamais expliquée, au demeurant). On pourrait appliquer ce type de raisonnements provenant en premier lieu de l’oubli de la langue et du contexte vivant originels à d’autres ensembles de textes. Si l’on s’interdisait de lire Shakespeare en anglais et qu’on l’étudiait uniquement à partir d’éditions russes faites par des gens qui se sont bien documentés, on arriverait à des conclusions assez semblables (les outrances en moins). En effet, comme les traducteurs russes s’adaptent à leur public, il serait facile de démontrer que, à part quelques répliques plus ou moins bien conservées (des « ipsissima verba » comme ont dit en exégèse), il n’y a rien dans Shakespeare qui soit vraiment de Shakespeare. Et comme, par principe, on ne voudrait pas tenir compte des éditions anglaises pour elles-mêmes, on finirait sans doute par dire que le texte anglais a été traduit du russe.

__ Faisons notre petit tour dans l’exégèse récente.

 Jean-Noël Aletti, Jésus : une vie à raconter : essai sur le genre littéraire des Evangiles de Matthieu, de Marc et de Luc, Lessius, 2016. L’auteur est un jésuite âgé, enseignant à Rome, qui s’est adonné à l’exégèse narrative. Il est le moins déconstructif des déconstructeurs. Pour lui, les narrateurs (grecs évidemment) veulent donner des raisons de croire en Jésus et infirmer les rumeurs caricaturales circulant sur lui. Le texte est donc fabriqué en fonction de ces besoins du milieu grec. Mais que peut-on y trouver d’originel ?
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 Bart D. Ehrman, Jésus avant les évangiles, Bayard, 2017 (USA 2016). Puisque c’est après trente ou quarante-cinq ans après la mort de Jésus que les rédacteurs des évangiles ont écrit leurs textes (mais l’éditeur Bayard, dans sa présentation, parle d’un siècle après sa mort, en tronquant la pensée de Ehrman), quelles chaînes de transmission le leur ont permis ? L’auteur veut regarder le rôle et le fonctionnement de la mémoire, mais il ne semble ne rien savoir de l’oralité des textes araméens, et bien peu sur les civilisations orales ou à dominance orale, comme le monde mésopotamien et hébreu. Son but est d’imaginer comment s’est inventée la figure de Jésus comme sauveur. Par ignorance (?), il mélange les textes évangéliques avec ceux d’apocryphes pour lesquels Jésus n’est pas réellement le sauveur, sans voir que ces derniers sont largement postérieurs et sans comprendre pourquoi et comment certains cercles de chrétiens juifs ont réinterprété la Révélation dans un sens qui, précisément, excluait cette dimension personnellement salvatrice de Jésus. La bonne volonté de l’auteur transparaît dans son texte, ce qui rend les conclusions de celui-ci d’autant plus tristes : elles ne reflètent finalement que les postulats de départ.
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André Lacocque, Jésus, le juif central. Son temps et son peuple, Cerf, 2018 (USA 2015). Conformément aux dogmes du système en place, cet auteur croit encore au mythe des esséniens de Qumrân (p.292) – alors même qu’un de ses créateurs, André Paul, a dénoncé (tardivement) cette supercherie. L’auteur croit aussi à l’hellénisation de l’Eglise, faisant l’impasse sur ceux qui formaient la grosse majorité des chrétiens du monde jusqu’aux massacres de Tamerlan, les chrétiens d’Orient et en particulier ceux de la Grande Eglise araméenne de l’Orient. Et il est également très conforme au dogme exégétique énoncé par von Harnack : Jésus annonçait un monde à venir, c’est l’Eglise qui est venue. On lit sans sa conclusion :

« Dès le moment où le christianisme rompit les amarres qui le reliaient au judaïsme (au IVe siècle, de façon définitive, mais le phénomène avait déjà commencé bien avant), il perdit sa « virginité » et se mit à donner forme à une idéologie païenne de nature mythologique.

[NB : l’auteur confond le judaïsme, si l’on peut dire car il n’y avait pas de religion juive monolithique avant Jésus, avec le rabbinisme postérieur ; et il ne connaît pas la continuité qui existe entre le christianisme assyro-chaldéen et la religion juive du premier siècle]

Selon moi, la principale victime en fut Jésus, le juif central. Il a inauguré l’ère eschatologique , mais la « nouvelle » Eglise mit un frein à l’histoire. Elle ne put faire face à l’avènement du ‘olam haba’ (« le monde qui vient ») et décida « sagement » un compromis avec le ‘olam hazeh’ (« le monde présent »), à la condition que certains éléments de l’autre monde, celui proclamé par Jésus, fussent toujours présents. Il en résulta que la Fin fut reportée sine die. » (p.553-554).

__ Cette dernière phrase sort du cadre de l’étude et possède une certaine véracité par rapport au christianisme gréco-latin : ce que décrit l’auteur correspond effectivement à l’influence qu’eut l’arianisme à partir de Constantin dans l’Empire romain. Mais l’arianisme n’a rien d’une idéologie païenne mythologique, c’est une contrefaçon messianiste post-chrétienne.

__ Pour le reste, on ne sort pas du discours convenu sur les « ipsissima verba » de Jésus et sur l’inauthenticité supposée de la plupart des passages évangéliques, qui reflèteraient l’opinion ayant cours tardivement dans les premières communautés chrétiennes.
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Michel Fromaget, De l’enfer introuvable à l’immortalité retrouvée. Les fins dernières selon le christianisme originel, Paris, L’Harmattan, 2017. L’âge venant, l’auteur, qui a écrit en 1991 Corps, Ame, Esprit – Introduction à l’anthropologie ternaire (chez Albin Michel) se demande sans doute s’il ne va pas aller en Enfer (avec un grand « E » svp). Le plus simple serait que la question ne se pose pas et que Dieu détruise les âmes immortelles qui ne sont pas méritantes (du Ciel). C’est la thèse de l’anéantissement final des damnés. Evidemment, on peut se demander pourquoi l’anéantissement devrait être final et pas initial, mais ne chicanons pas. Tout de même : comment Dieu fait-Il pour détruire ce qu’Il a créé immortel ? Réponse : c’est qu’Il n’a pas vraiment créé. Il suffisait d’y penser, et Fromaget n’est pas le seul à l’avoir fait, y compris à Rome. Voyons cela de plus près.

__ L’auteur connaît les bonnes sources, y compris le Catéchisme de l’Eglise Catholique qui, au n° 634, donne à lire que « le Christ est descendu aux enfers pour les hommes de tous les temps » ; Benoît XVI, alors Cardinal, n’était pas étranger à cette élaboration théologique nouvelle, et il est cité dans le livre une vingtaine de fois. Mais ce sont les interprétations de l’auteur qui posent problème. Comme par hasard, on y retrouve le problème de son anthropologie ternaire tendancieuse, que la consultation de Jean-François Froger aurait pu éclairer et corriger : https://www.youtube.com/watch?v=6tTgB9mrab0. Car l’être humain est quaternaire, il n’est pas seulement corps-âme-esprit (au sens fermé où il l’entend) mais aussi relation avec son Créateur.

__ Le problème fait surface à la page 257 :

« Ainsi, est-ce en possession d’arguments clairs et considérables que nous pouvons conclure, en fin de ce 18ème chapitre, que pas un des 8 versets ici recensés comme « problématiques » ne s’avèrent finalement porteurs de contradictions susceptibles d’infirmer valablement la thèse de l’anéantissement final des damnés. Et une telle affirmation implique de soi la suivante, déjà annoncée, mais que je tiens à mettre en surbrillance en toute fin de cette étude des enseignements donnés sur la destinée finale des méchants par le Nouveau Testament lu dans l’esprit de « simplicité » et de « sobriété » que nous connaissons : sur 336 versets révélateurs recensés, 278 versets s’avèrent incompatibles avec l’idée d’enfer éternel et aucun avec l’idée de « mort-anéantissement » des damnés. Sur les mêmes : aucun n’est apporté au crédit de la première et 278 sont à porter au crédit de la seconde. »

Pour l’explication de la thèse, il faut attendre la page 275 :

« Cette lecture (de Zundel) qui dit de l’enfer chrétien qu’il n’est pas tant celui des hommes que celui de Dieu, est, selon nous, spécialement juste et salutaire. Parce qu’en premier lieu elle ne contredit en rien la thèse affirmant qu’au dernier jour les damnés mourront de cette « seconde mort » qui les anéantira, car tel est bien le sort ultime des chenilles qui refusent de devenir papillons. Parce qu’ensuite, elle met bellement en lumière que ces derniers, étant « Dieu en nous » et « nous en Dieu », vivent et souffrent dès maintenant et dès ici-bas, au plus profond de nos âmes et par notre seule faute un véritable enfer. Il y a, enfin, qu’elle dit cet enfer en des mots qui montrent précisément comment le combattre et le vaincre. »

La pensée conceptuelle n’est pas claire – volontairement ?– mais l’image de la « chenille qui refuse de devenir papillon » est parlante : nous sommes dans la lignée d’une pensée gnostique (globalement, « Dieu », c’est nous). Chacun de nous possède un morceau de la divinité, et certains, qui permettent à cette divinité d’émerger en/hors d’eux, le sont plus que d’autres qui empêchent cette émergence et donc ne peuvent pas accéder à l’éternité-Nirvana. On retrouve ici la vieille dichotomie gnostique post-chrétienne entre « pneumatiques » (ceux qui vient de l’Esprit) et les « hyliques » (qui vivent selon la chair) : les seconds vont évidemment disparaître avec la matière – qui, de toute façon, n’est qu’une apparence. On peut espérer que Michel Fromaget n’aura pas une (trop) mauvaise surprise après son dernier soupir.
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 Nanine Charbonnel, Jésus-Christ, sublime figure de papier, préface de Thomas Römer, Berg-international, 2017. Ici, la déconstruction se veut juive, dans la ligne du rabbinisme qui nie que Jésus ait apporté quoi que ce soit, et qui interdit de parler de lui. La thèse de l’auteur, s’appuyant sur l’exégèse actuelle, aura donc la particularité de réduire le christianisme à une signification d’exaltation de la judéité. Le personnage de Jésus n’a simplement jamais existé et n’a donc été ni jugé ni crucifié : l’idée du sacrifice mise en action dans les évangiles est celle à la fois d’un malheur incompréhensible fait à un innocent et d’un sacrifice d’expiation – René Girard aurait trouvé cette idée excellente, mais la suite peut-être moins : cette thèse de l’expiation n’a de sens qu’à mettre en œuvre une Personnification du peuple juif. Les évangiles seraient en fait des midrashim – disons des commentaires imagés. Tout se réduit aux textes et aux thèmes de la Bible hébraïque dont la visée serait la mission rédemptrice du peuple élu.

__ Bien entendu, Mme Charbonnel ignore superbement le monde chrétien araméen. « Much ado about nothing » comme dirait notre ami William.

4 thoughts on “Petit tour dans l’exégèse actuelle

  • 11 septembre 2018 at 21 h 43 min
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    Il y a tout de même des limites dans la mauvaise foi (ou alors dans l’incompétence?) quand on rend compte d’un livre ! Dire que ma  »déconstruction se veut juive, dans la ligne du rabbinisme qui nie que Jésus ait apporté quoi que ce soit, et qui interdit de parler de lui », n’a aucun sens (étant donné que je n’ai pas la moindre accointance avec le rabbinisme!), et masque le fait que, philosophe, j’accorde une importance extrême au christianisme dans l’histoire de la pensée. Et dire que j’ignore le monde araméen trompe votre lecteur, qui croit que je ne parle que du grec alors que j’insiste sur l’hébreu !

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    • 12 septembre 2018 at 2 h 25 min
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      Nous remercions l’auteur pour ce correctif. La comparaison avec la pensée rabbinique était externe, et n’impliquait pas de lien personnel. Il s’agit d’une manière de penser assez répandue, c’est seulement son origine que l’on peut identifier en rapport avec une ancienne tradition judaïque.
      L’analyse faite rend bien compte de l’importance que l’auteur donne à l’hébreu, même si l’introduction générale insistait sur la primauté donnée au grec depuis le 17e siècle (voir à ce sujet par exemple lerougeetlenoir.org/opinions/les-inquisitoriales/entretien-avec-pierre-perrier).
      Cependant, l’hébreu, ce n’est pas l’araméen, les évangiles et leur transmission sont en langue araméenne et non en hébreu, Jésus cite l’A-T en araméen et non selon la LXX ou le texte hébreu tel qu’il nous vient des massorètes, et l’hébreu n’était plus parlé couramment que par des lettrés de Jérusalem.
      Au demeurant, la langue araméenne était, depuis les Achéménides, la langue officielle de l’Empire parthe et ses caractères d’écriture sont ceux qu’on appelle aujourd’hui « hébreu carré ».
      Le monde araméen est celui de la Grande Eglise de l’Orient, il est une continuation du monde judéo-araméen du premier siècle, et, quelle qu’en soit la raison, l’auteur l’ignore (au sens fort ou pas) ; cela est clair.

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      • 12 septembre 2018 at 18 h 47 min
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        L’Eglise orthodoxe, pour le premier Testament, ne prend en compte que la Septante. Je ne vois pas qu’elle puisse être  » une continuation du monde judéo-araméen du premier siècle » ! – D’autre part, pour Matthieu 27/46, le texte du Ps 22 est bien cité en araméen (« sabachtani »), mais des manuscrits importants dont le Codex de Bèze ont le mot hébreu « zaphtani ». On peut penser qu’on pu mettre le mot araméen pour faire couleur locale, Jésus étant censé avoir parlé dans cette langue. Et on peut aussi bien penser que le rédacteur avait simplement sous les yeux la bible hébraïque.

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        • 12 septembre 2018 at 19 h 51 min
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          Cher Michel,
          il n’y a pas de rédacteur. C’est de l’autoprojection exégétique.
          La LXX n’est pas une continuation du monde judéo-araméen (où avez-vous lu cela ?), c’est la Grande Eglise de l’Orient qui l’est, et de manière moindre et associée les Eglises arméniennes et coptes, et peut-être d’autres aussi qui ont disparu comme telles.
          La LXX est la traduction canonique de l’AT en grec faite à Alexandrie sur l’araméen: c’est pour cela que les exégètes remarquent que Jésus parfois cite un texte de l’A-T qui ne correspond pas bien à celui du texte hébraïque-massorétque, mais qui correspond à celui de la LXX. En réalité, Jésus ne cite pas alors la LXX mais la Peshitta A-T, mais peu se donnent la peine de regarder. Ah, les a priori tenaces !!!

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