Linceul de Turin : authenticité confirmée

D’excellents sites web informent régulièrement des avancées sur les recherches relatives au Linceul de Turin – appelé de manière moins correcte « suaire » –: il s’agit d’une longue pièce de tissu de 5 m de long environ, destinée à entourer le corps d’un défunt, selon le rituel juif de l’ensevelissement (au premier siècle).
La convergence des nombreuses analyses faites depuis 30 ans ne laissent pas planer de doute quant au temps ou au lieu d’origine de ce linceul. Ce qui est nouveau, c’est que l’analyse des traces de sang qu’il recèle a permis de déterminer qu’il s’agit de celui d’un homme qui aurait été supplicié. Cette donnée nouvelle rend plus irrationnel que jamais le refus de tenir ce tissu pour une relique authentique de la Passion, même si les roussissures superficielles rendant visible la physionomie d’un corps humain de face et de dos ne s’expliquent pas.
La nouvelle recherche faite en Italie portait sur une fibre imprégnée de ce qu’on supposait être des traces de sang. Deux laboratoires l’ont menée, l’Istituto Officina dei Materiali de Trieste et l’Institut de Crystallographie de Bari, en lien avec le département d’Ingéniérie industrielle de l’université de Padoue, qui publia les résultats.
Mais il fallut un article américain intitulé “New Biological Evidence from Atomic Resolution Studies on the Turin Shroud” paru dans la revue Plosone, pour qu’on apprenne en Europe ces résultats inouïs…

Ils indiquent la présence de créatinine et de particules d’hydrate de fer typiques de la créatinine ; ces éléments ne sont pas visibles au microscope optique, mais bien quand on descend au niveau des nanoparticules. Pourquoi est-ce si important ?

Le professeur Carlino explique : “Une forte présence de particules de créatinine liées à des particules d’hydrate de fer n’est pas habituelle dans du sérum sanguin d’un organisme humain en bonne santé. En effet, u niveau haut de créatinine et de ferritine renvoie à des patients endurant un polytrauma grave tel que la torture. Dès lors, la présence de ces nanoparticules biologiques trouvée au cours de nos recherches indiquent une mort violente subie par l’homme que le linceul de Turin a enveloppé”. Il conclut : “Les nanoparticules attachées aux fibres de lin  ont enregistré le scénario d’une grande souffrance, dont la victime a été ensuite enveloppé dans un drap mortuaire. Ces découvertes ne pouvaient être faites qu’à l’aide des méthodes récemment mises au point dans le domaine de la microscopie électronique.”

image microscopique de la fibre. Les flèches indiquent quelques-unes des particules rouges à la surface de la fibre, reconnues comme étant du sang.

En 1988, une analyse faite au Carbone 14 faite seulement par 3 des 11 laboratoires qui avaient été originellement choisis avait conclu à une datation moyen-âgeuse, et c’est ce que beaucoup retiennent aujourd’hui encore à cause de la publicité qui avait été faite alors. Il s’avère aujourd’hui que les échantillons avaient été substitués : en 2005, l’un d’eux a été soumis à un examen qui a montré qu’il n’a pas pu provenir du linceul. Il est très regrettable que cette supercherie ait trompé jusqu’à l’Archevêque de Turin de l’époque.

One thought on “Linceul de Turin : authenticité confirmée

  • 12 août 2017 at 14 h 43 min
    Permalink

    Voilà qui est éclairant ; j’ai toujours penché pour son authenticité .

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *