Syrie : des espérances trompées

Intérêts étrangers et refus de négocier

____Les espérances soulevées par les nouvelles nominations dans l’entourage du Président Obama et à certains postes clefs du régime US se sont révélées trompeuses. Certes, des négociations entre Obama et Poutine, envisageant de se partager le Proche-Orient (voir également cette vidéo), laissaient augurer une sortie de la guerre.

____Mais c’était sans compter sur d’acteurs, opposés l’Etat syrien laïc et multiconfessionnel, et visant ses richesses (il contient d’énormes réserves gazières et même pétrolières, aux dernières nouvelles). Au Congrès US même, les mêmes grands intérêts qui sont déjà présents en Irak et en Libye ont proposé une Loi sur la transition démocratique en Syrie (Syria Democratic Transition Act of 2013) visant à se partager ces richesses. De leur côté, l’Arabie Saoudite et le Qatar veulent imposer aux Syriens leur islam wahhabite – en pratique : procéder à une « purification » ethnico-religieuse grâce aux jihadistes venus du monde entier en Turquie (et qu’ils paient). Leur influence tient aussi aux financements des campagnes électorales américaines (déjà à l’époque de Bush, une partie de ces financements venait du Golfe). Il y a encore le rôle joué par la Turquie : à l’intérieur, elle tue ou emprisonne des milliers d’opposants, et, à l’extérieur, rêve de rétablir un grand empire turc. Quant au CNS créé par les Américains pour constituer le nouveau pouvoir à installer en Syrie, son président, le Frère musulman Moaz Al-Khatib, a démissionné tout récemment, suite aux agissements de l’Arabie Saoudite dans son dos et probablement aussi à cause du poids des terroristes. 

____Actuellement (début avril), les grands médias français ont pour mot d’ordre de passer sous silence les horreurs qui se déroulent en Syrie. Il suffit de demander à des amis syriens, d’écouter des Franco-syriens tels que le professeur Bassam Tahhan ou Madame Madame Ayssar Midani, ou de téléphoner en Syrie pour mesurer l’ampleur des manipulations de l’information depuis deux ans ; celle-ci est essentiellement fondée en effet sur les communiqués de l’OSDH, une officine londonienne dirigée par un affairiste lié aux Frères musulmans non syrien, avec l’argent saoudien et l’appui des services secrets britanniques. Tous les journalistes doivent néanmoins s’en faire l’écho sous peine d’être licenciés. Seuls de petits médias indépendants, sur le web, donnent une information non tronquée. On le sait, l’information est aujourd’hui un outil de guerre, et traitée comme telle par les militaires. Mais les plus grandes manipulations se décident à un niveau plus haut, telles que celle des « armes de destruction massives » inventées pour justifier la guerre contre l’Irak en 2003. Aujourd’hui, sous des prétextes aussi faux, la France et les USA sont en guerre contre la Syrie, et la France l’est même officiellement même depuis la reconnaissance du CNS comme unique «gouvernement» syrien, en juillet 2012.  Dans Nice-Matin du 11 octobre 2012, Jean-Claude Antakli (à réentendre sur Radio Notre-Dame) résumait la situation ainsi :

« Ce qui est dit sur mon pays n’est plus de l’information, mais de l’intoxication. Ces gens que l’on appelle les insurgés, qui sont-ils en vérité ? Des mercenaires libyens, afghans et irakiens, payés grassement pour tuer, manipulés par le Qatar et l’Arabie Saoudite qui veulent en finir avec la Syrie à cause de son alliance avec l’Iran. Il y a aussi des intérêts économiques en jeu : le pétrole et surtout le gaz, avec la découverte d’une immense réserve qui pourrait satisfaire les besoins de l’Europe pendant un siècle. Quant à Bachar El-Assad, bien sûr que tout n’est pas parfait sous son régime. Mais depuis son arrivée au pouvoir en 2000, que constate-t-on : la croissance a atteint 6 % en 2008, il a autorisé Internet, accueilli 1,5 million d’Irakiens, rétabli des relations diplomatiques avec le monde et il ne s’est pas enrichi. À ma connaissance c’est le seul chef d’État qui osait se promener sans garde du corps. S’il était tellement détesté de la population, pensez-vous qu’il se serait amusé à cela ?» (article d’Eric Farel, La voix discordante de Jean-Claude Antakli, Nice-Matin, 11 octobre 2012).

 ____Des articles antérieurs ont déjà répercuté la voix de Chrétiens d’Orient dénonçant cette désinformation si contraire à leur intérêt et à celui des populations locales. Depuis que l’armée mercenaire payée par les théocraties du Golfe et encadrée par les Turcs a utilisé, le 19 mars, des gaz toxiques pour gazer le bourg Khan Al Assal à côté d’Alep qui résistait à leur attaque (les jihadistes avaient annoncé maintes fois qu’ils le feraient), la politique imposée aux médias globaux a été le silence : ainsi les offensives jihadistes pourraient massacrer en toute impunité. Actuellement, le secrétariat de l’Onu fait tout pour entraver l’enquête sur cette attaque à l’arme chimique, suite à la plainte déposée par le gouvernement syrien.

_____Sur le terrain actuellement, les djihadistes ont installé leur artillerie lourde près d’Alep, qu’ils bombardent sans arrêt, et ils disposent des missiles dernier cri contre les avions (et même quelques chars turcs). Dans un quartier d’Alep investi par les jihadistes restaient 23 familles chrétiennes ; selon une mère chrétienne rescapée mais témoin oculaire, 13 femmes, dont des jeunes filles et des mères, ont été violées devant les leurs avant d’être égorgées avec toute leur famille. Deux infirmiers kurdes qui travaillent ont également rapportés rapporté ces massacres pour raison religieuse, génocidaire.

____Plus d’une fatwa invite les mercenaires djihadistes à violer les femmes alaouites en Syrie, dont celle, récente, d’un cheikh jordanien. Depuis longtemps, d’autres invitent à tuer les alaouites, les chiites et les chrétiens – et aussi tous les sunnites qui ne collaborent pas avec les djihadistes. Voilà la terrible réalité de la collusion du pire islamisme avec les intérêts prédateurs mondiaux.

• extraits du bulletin 34 •

          Sur le terrain, les tueries terroristes continuent : les islamistes et leurs soutiens saoudiens jouent leur va-tout. Dans ce conflit international aux allures de guerre civile, les médias globaux ont joué un rôle crucial et criminel dès le début, selon une stratégie préparée de longue date. À cause d’eux, certains opposants ou simplement des gens appauvris par la libéralisation de l’économie ont pu croire qu’ils suffirait de prendre les armes que leur fournissaient les services secrets occidentaux pour obtenir une Syrie à leur avantage ; aujourd’hui, ils en reviennent. Sans les jihadistes et mercenaires venus d’un peu partout, l’Armée « syrienne » Libre ne serait plus rien. Lors de sa conférence à Genève, Bahar Kimyongur explique :

Dans plusieurs quartiers alepins administrés par la rébellion, la population se plaint d’actes de pillage et de mauvais traitements infligés par les milices de l’ASL. La population excédée manifeste régulièrement aux cris de « ASL voleuse, nous voulons l’armée régulière » (Jaych al Hour harami, bedna jeych el nizami). De l’autre côté de la barricade, l’armée est constamment sollicitée par la population. Il suffit de visionner les chaînes télévisées gouvernementales pour se rendre compte de l’ampleur de cette autre réalité syrienne. On y voit des soldats accueillis en héros, nourris et choyés par la population. […] Il y a un mois à peine, Rami Abdel Rahmane a dû reconnaître sur la chaîne d’information France 24 que le poids des défections est surestimé : “Les défections n’ont pas pesé sur l’armée syrienne” a-t-il affirmé. (France 24, 23 janvier 2013). Dans la même interview, interrogé sur la création des Forces de défense nationale par l’armée syrienne, une formation paramilitaire de 50 000 femmes et hommes chargée de défendre leur quartier contre les incursions rebelles, Rami Abdel Rahmane tord le cou à un autre préjugé au grand dam de ceux qui taxent le gouvernement de Damas de « régime alaouite »”.

          Dans cette guerre organisée essentiellement depuis la Turquie, les chrétiens ont particulièrement souffert et, pour un nombre important d’entre eux, ont dû se résoudre à l’exil, au moins provisoirement. Tous sont des cibles potentielles d’enlèvement ou d’assassinat, de la part des jihadistes qui pillent tout ce qu’ils peuvent pour aller le vendre en Turquie : le blé (ce que Mgr Hindo dénonçait déjà, car la population se retrouve affamée) mais surtout la totalité de l’équipement industriel de la zone industrielle d’Alep, la plus importante de Syrie : tous les biens et machines ont été transportés et vendus en Turquie. Le Président de la chambre de commerce et d’industrie d’Alep, M. Farés Chehabi, s’en est plaint dans un courrier demandant au ministère syrien des Affaires étrangères de soulever, à l’ONU, la question du « pillage des usines d’Alep » et de dénoncer ce « cambriolage organisé », en ajoutant : “Celui qui défend le voleur (Erdogan) n’est autre que son partenaire !”. Résultat : le conseil de l’Union Européenne a décidé de geler les avoirs de ce Mr Chehabi. On sait désormais où sont les voleurs.

          Dans une vidéo datant de la mi-février, on voit un Arménien de Syrie, enlevé, expliquer qu’il s’est spontanément converti à l’Islam et qu’il est bien traité par ses ravisseurs. Un autre Arménien, Yohannes A. (son nom est occulté pour préserver la sécurité de sa famille), a été assassiné en haine de la foi ; il se trouvait dans un convoi se dirigeant vers Alep. Le minibus à bord duquel il se trouvait a été arrêté sur le parcours par un groupe de miliciens islamistes qui a demandé leur carte d’identité aux voyageurs. Ayant remarqué que le nom de Yohannes s’achevait en « ian », ils l’ont identifié comme arménien. Il l’ont donc arrêté et fouillé, et, découvrant qu’il portait une grande croix autour du cou, ils ont ouvert le feu sur la croix, déchiquetant la poitrine de l’homme.

          Les modalités mises en œuvre dans le cadre de ces barrages routiers disséminés sur les routes de Syrie sont communes aux différentes bandes. Les autobus sont arrêtés aux barrages et les voyageurs dérobés ou sélectionnés en vue d’enlèvements ciblés, comme cela a été le cas des deux prêtres Michel Kayyal (arménien catholique) et Maher Mahfouz (grec orthodoxe) enlevés le 9 février et se trouvant encore entre les mains de leurs ravisseurs.

          Un autre épisode signalé à Fides (20 février) concerne un groupe de chrétiens qui se rendait de Qamishli à Beyrouth afin de fuir la dramatique situation locale. Le bus sur lequel ils voyageaient a été frappé de plein fouet par une roquette qui a tué deux personnes : un homme dénommé Boutros et une femmes de 22 ans dénommée Naraya, qui aurait dû se marier prochainement. Les bandits ont tout volé. Le groupe a préféré revenir sur ses pas, à Qamishli, plutôt que d’affronter un voyage présentant un risque mortel.

          On comprend le geste de solidarité que le patriarche maronite S.B. Bechara Boutros Raï a voulu donner en venant à Damas le 9 février dernier pour assister le lendemain à l’intronisation de Youhana Yazigi, patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient.

          L’ASL en est réduite à utiliser des enfants-soldats (2 vidéos). Son fer de lance, le front al-Nousra, s’est mis à tuer et à enlever des femmes, qui avaient été relativement épargnées jusqu’ici. Le 14 février dernier, 48 femmes musulmanes chiites ont été enlevées dans la province d’Idleb. Il semble qu’ils enlèvent même des femmes hors de la Syrie. En Tunisie, les parents affolée et en pleurs d’une jeune adolescente tunisienne ont lancé un appel de détresse, accusant le front al-Nosra de l’avoir enlevée et emmenée en Syrie. Dans une vidéo diffusée sur Facebook,  l’oncle de Rahmat indique qu’elle a disparu depuis le 17 février ; il accuse les djihadistes de lui avoir fait un lavage de cerveau et de l’avoir emmenée avec eux en Syrie, pour être à la disposition des miliciens, dans le cadre du « Jihad du plaisir ».

      Les gens fuient les zones frontalières contrôlées par les jihadistes – « libérées », pour reprendre le vocabulaire de la presse « aux ordres » –; un certain journal du 20 février, en p.3, montre la photo d’une boulangerie en expliquant qu’elle est une « cible potentielle » pour les avions de l’armée syrienne : dans le mensonge, on en arrive à écrire n’importe quoi. Voici une photo émanent d’une source alépine et qui reflète, elle, la réalité :
obus soldats religieuse hopital Alep 2013

Un obus tiré par l’ASL sur l’hôpital d’Alep n’a pas explosé. Les soldats et les civils ne prennent plus les précautions qu’on prendrait ici en pareil cas – la Sœur est même en train d’appeler tranquillement
un correspondant. Quand la mort peut frapper n’importe quand, on ne tient plus compte du danger.

       Le 14 février dernier, trois jeunes étudiantes chrétiennes ont été assassinées par un missile, comme s’en vantent les jihadistes sur le site Al-Manara – peu importe qu’ils les aient prises pour des Alaouites –; voici le bus transportant les étudiantes avant l’explosion  puis .

        Cet acte, qui est caractéristique d’un crime contre l’humanité, implique la responsabilité de l’islamiste Mohamed Al-Khatib, Président du CNS, protégé de François – on les voit ensemble  le 17 novembre dernier (Reuters). Cependant, c’est de Nicolas que date l’implication de la France dans la guerre contre la Syrie. Les missiles, eux, ont été fournis par les USA. Al-Khatib, qui n’est pas un idiot, a compris qu’il n’arriverait pas au pouvoir ; il a demandé des négociations au gouvernement syrien [en fait, il a démissionné depuis].

            En attendant, la guerre continue encore, et les mercenaires islamistes se déchaînent à détruire tous les témoignages du passé qu’ils peuvent atteindre : églises, mosquées anciennes (dont celle des Ommeyades à Alep, bombardée pour la deuxième fois il y a quelques jours), mausolées des chiites (voir ici, le 3 mars dernier), les musées, etc. Il est encore beaucoup trop tôt pour faire le bilan des deux ans de guerre imposés à la Syrie, guerre en laquelle l’éradication de la présence chrétienne était clairement un objectif des islamistes liés à l’Arabie Saoudite. “La comptabilité quotidienne des victimes des conflits modernes est aujourd’hui à la fois, un instrument de prise de conscience et de manipulation de l’opinion publique, écrit Sharmine Narwani dans The Guardian (article What the Syrian death tolls really tell us). […] Des chiffres hors contexte et sans fondement solide peuvent inciter ou aggraver un conflit, pouvant même entraîner un carnage encore plus terrible”.

            En tout cas, Alep, la première ville chrétienne de Syrie, a perdu plus de 65 % de ses fidèles. Homs, la troisième ville de Syrie, a vu toutes ses paroisses du centre et des banlieues dévastées. Quant à Damas, toutes les paroisses de la couronne urbaine ont fermé leurs portes. Il faudra des années pour reconstruire dans les cœurs et rebâtir les infrastructures matérielles.

            Et les chrétiens, qui œuvrent depuis deux ans, de diverses manières, à la réconciliation nationale (ils sont à l’origine du ministère dont c’est le titre) auront fort à faire.  

Pour plus d’informations : ici (aspects médiatiques), ici, ici, ici, ici, ici et ici.


  • France : des attentats islamistes à venir ?

Les jihadistes partis des mosquées musulmanes « françaises » pour jouer aux terroristes en Syrie vont bientôt revenir au pays qui les a nourris, la mine basse (voir plus bas). Et ils chercheront à se venger, eux qui ont cru aux mensonges de la propagande islamiste /élyséenne, répercutée par tous les grands médias « aux ordres » (selon l’expression employée par Sylvain Attal, de la chaîne étatique France24 – et pour cause : les aides directes ou indirectes accordées à la presse écrite entre 2009 et 2011 s’élèveraient à 5 milliards d’euros !). De plus, les répercussions de l’engagement insensé au Mali vont arriver jusqu’ici. À ce moment-là, il ne faudra plus compter sur l’aide des Syriens.

En effet, comme l’explique A. D., un ex-officier de la DGSE : “Nous avons obtenu, grâce à la coopération avec la Syrie, de précieux renseignements qui nous ont conduits à déjouer en 2008 un plan terroriste qui aurait fait des milliers de morts dans le métro de Paris. Les services de renseignements syriens ont obtenu leurs précieux renseignements. […] Cette opération, Al-Qaïda a mis des années pour la mettre au point, et ce groupe a été arrêté sur le chemin de la France, à travers la Syrie et le Liban et son aéroport de Beyrouth. Ils s’y rendaient pour mettre à exécution leur plan terroriste. […] Les politiciens français sont-ils raisonnables quand ils croient qu’ils rendent service aux aspirations légitimes du peuple syrien en soutenant des terroristes, ceux-là même que nous avons combattus côte à côte avec nos homologues syriens ? L’État syrien nous a sauvés des attentats terroristes et nous sommes en train de les remercier en finançant des attentats terroristes sur leur territoire ! Est-ce une politique raisonnable ?” (source : revue Afrique-Asie).

En Grande-Bretagne, le problème terroriste risque de se poser plus fortement encore. Un Soudano-anglais, Khalid Mahmood, a entendu parler de 22 jeunes musulmans british qui vont partir servir la « sainte cause » en allant tuer des Syriens – avec la complicité des services secrets anglais –; selon ce qu’il a entendu, une trentaine sont déjà partis. En fait, dans les West Midlands, explique-t-il, nombre de chefs religieux islamiques incitent les jeunes à s’engager dans ce Jihad. Quand ils reviendront la queue basse en Angleterre, iront-ils pointer à l’ANPE anglaise ? Dans la case « profession », inscriront-ils « mercenaire »? Ou « terroriste qualifié »?

Ils trouveront peut-être à s’employer, au service des plus fanatiques. En juillet 2010, Sara Ege, une musulmane diplômée d’Inde habitant Cardiff, avait battu à mort son fils de sept ans, Yaseen, parce qu’il apprenait mal le Coran. On avait pensé tout d’abord qu’il était mort dans l’incendie, mais des doutes ont conduit à une autopsie. Et la mère a reconnu récemment qu’elle avait battu son fils durant des mois, et, la dernière fois, il en était mort. Elle avait alors arrosé la maison et le corps de son fils de fuel, puis avait allumé, pour maquiller son crime.

Prions aussi pour la famille MOULIN-FOURNIER qui a été enlevée au nord-Cameroun, certainement en vue de servir de monnaie d’échange pour les terroristes nigérians ou maliens ; cette famille était connue pour son engagement chrétien au collège Vogt de Yaoundé.

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