Chrétiens en Irak: l’analyse-témoignage de Mgr Mirkis

Mgr Yousif Thomas Mirkis, archevêque Chaldéen de Kirkouk,
puis témoignage sur l’action de Fraternité en Irak , lors de la soirée de présentation de l’action de Fraternité en Irak, 22 sept. 2014

Francois_et_Yousif Le témoignage de Mgr Mirkis

Merci d’être venus si nombreux pour partager avec nous le souci de l’avenir des chrétiens en Irak.

Histoire

Ils font partie des plus anciennes chrétientés du monde. Une église découverte par les allemands en 1927 pourrait remonter à l’an 79. Il y a des centaines d’autres églises très anciennes dans le pays. J’ai publié beaucoup de livres sur l’histoire ancienne de l’Irak et partout il y avait des églises. Un des plus grands penseurs de l’Église d’Orient s’appelle Isaac de Ninive, même s’il était né à cana.
Ce christianisme a traversé bien des épreuves, mais à connu des heures de gloire.
Il fut un temps, au XIIIe siècle, où la juridiction du patriarche de l’Église d’Orient s’étendait du Sri Lanka à Pékin sur un espace bien plus large que celui de Rome. C’était l’Église catholique de l’est. Jusqu’à maintenant nous avons des gens qui prient comme nous au Kérala au sud de l’Inde. On  trouve des traces de ce passé en Corée ou dans des musées Chinois (Stèle de Xian érigée en 781).
Ce christianisme a connu de grands malheurs, l’invasion musulmane, la grande peste du XIIe siècle ( ?) le colonialisme …
Le catholicisme chaldéen est majoritaire parmi les chrétiens d’Irak. Nous avons notre patriarche et nos règles par exemple avec la faculté d’ordonner des hommes mariés. Cela pourrait être une idée pour l’Église d’occident. Nous avons notre propre théologie et notre propre façon de voir.

Épreuves récentes.

En 2003 nous étions plus d’un million et presque 3% de la population. Sous Saddam Hussein nous étions tolérés, malgré des pressions qui poussaient beaucoup de gens à émigrer de façon clandestine, parfois jusqu’en Australie. L’exil s’est accéléré après le choc de 2003 ce qui ne ferait qu’un reste de 300 000. Ce reste n’est pas rassemblé comme au Liban mais présent dans les quartiers des villes. Cela fit qu’en cas de problèmes on pouvait déménager, partir de Zakho, émigrer vers les villes à cause de la révolte Kurde, puis revenir dans les villages. Dans les mes 65 ans de vie, j’ai connu tous les dix ans un grand choc. Les chrétiens n’aiment pas la violence et sont pacifiques.
Ces 3% de la population totale du pays étaient 40% des ingénieurs irakiens, 36% des médecins. Il paraît que Londres est pleine de médecins irakiens.
L’élite est partie. Ceux qui restent ce sont les pauvres qui ne peuvent pas s’acheter un visa. Ceux qui vont rester et doivent rester. Combien la France va-t-elle accueillir d’irakiens. Merci beaucoup, mais la France n’a donné que 201 visas. Il faut se soucier de ceux qui restent.
Des chrétiens enracinés dans leur foi.
Vous connaissez l’utilité et la nécessité de leur présence. Ce ne sont pas des immigrés, mais des gens du pays, là depuis toujours. Ceux de Mossoul qui ont eu le choix entre la conversion, l’impôt humiliant de la djizia ou le départ n’ont eu personne pour abandonner sa foi.
En rentrant de l’université en France, j’ai eu le choix entre l’université et la formation des chrétiens. J’ai choisi les écoles de catéchisme, car le gouvernement a fermé toutes les écoles chrétiennes et les églises dont devenues des écoles. Entre le Bagdad des années 1950 et 2000 les églises sont passées de simples lieux de prière à des lieux d’enseignement. Nous avons voulu former des catéchistes. Nous avons 9 congrégations religieuses dont quatre masculines qui sont une aide extraordinaire pour le clergé local. On a formé 13000 catéchistes en 20 ans, avec un diplôme. Grâce à cette formation, personne n’a abjuré sous le choc. Je dis cela pour la France , qui pourrait en apprendre quelque chose.

Une situation complexe.

Le choc a été grand. Vous avez su l’entrée des islamistes à Mossoul au mois de juin, la fuite de tout ce qui n’était pas soumis. Nous n’étions pas préparés et conscients de la gravité d’une situation née d’un long processus dans une région très compliquée. Un orientaliste disait à propos du Liban, « si vous croyez comprendre quelque chose du Liban, c’est qu’on vous l’a mal expliqué. » En venant à Paris, mon désir était de lécher les vitrines des librairies pour savoir entre autres choses ce qui s’écrit sur mon pays et sur ces politiques très compliquées ont fait du printemps arabe un cauchemar.
Les origines d’un rejet des chrétiens par certains irakiens.
Le mot repère, référence n’existe pas en arabe, chacun doit avoir sa référence. Ce n’est pas parce que je suis différent avec vous que j’existe. On peut dire « je suis différent de vous, donc j’existe ». Dans la mentalité orientale on se compare, on regarde son voisin pour voir comme il s’habille, s’il a une belle voiture.
Le fait (pour les chrétiens) d’être un peu ouverts sur l’occident nous permet de parler une autre langue et fait de nous des ponts, mais certains irakiens trouvent qu’il y a du colonialisme même dans l’utilisation d’appareils occidentaux, surtout dans un pays ou l’électricité est aléatoire. Des discours politiques et religieux poussent à se démarquer de l’occident. Si l’occident veut l’avenir, il faut aller vers le passé. Le présent est malheureux, l’avenir est inconnu, il faut être salafiste. On utilise aussi l’expression « Inch Allah », si Dieu le veut. Il ne faut pas penser à l’avenir, sinon, il y aura un malheur. Le passé est tellement joli. La plupart de nos savants sont des historiens. On peut aussi faire dire tout ce qu’on veut à une histoire qui devient idyllique et mythique.

Que faire face à l’Etat islamique ?

Comment concilier ce qui se passe et ces images mythologisées du passé qui fonde un état pur et dur qui prétend qu’aucune des valeurs qui font le monde moderne. Je vous fais grâce de toutes les exaction subies par les habitants de la région de Mossoul, qu’ils soient chrétiens, issus de minorités religieuses ou même de la majorité sunnite locale, mais opposés à l’islamisme. Les hommes de religion sunnites non soumis à Daesh ont une prison spéciale et il y a eu beaucoup de morts.
Le jour de la fuite des 130 000 chrétiens des villages chrétiens de la plaine de Ninive, j’ai appelé un peu partout. J’ai donné 26 interviews le 7 août. Fabius a demandé tout de suite la réunion du conseil de sécurité de l’ONU. Politiquement le travail a été bien fait par la France. Je remercie la France , son opposition et sa majorité qui ont eu le même son de cloche. Dans de telles situations, il faut s’unir. Nous étions allés à Bruxelles avant les événements au moi de mai. Nous disions déjà, « il se passe quelque chose de grave ». Nous sommes venus à Lyon pour un congrès. Mgr Barbarin a visité les villages perdus, peu avant leur évacuation massive.

Situation actuelle.

Actuellement les 130 000 chrétiens de la plaine de Ninive ont été accueillis par les 130 autres mille chrétiens qui étaient au Kurdistan. Ils ont été accueillis d’une façon inimaginable. Je connais une famille qui a une maison de quatre chambres qui abrite 71 personnes. Le grand père de cette maison a été à l’hôpital. Ses enfants lui ont demandé s’il fallait que ceux qui logeaient chez lui s’en aillent pour qu’ils ne le fatiguent plus. Il a dit « surtout pas »
Aucun chrétien n’a été humilié dans son exil au Kurdistan.
On a pu accueillir avec les moyens du bord, pendant deux mois, mais qu’allons nous faire maintenant ?
Que faire des écoles qui sont pleines ? Comment faire pour des enfants éduqués en arabe qui se retrouveraient dans des écoles en Kurde ? Comment leur payer des écoles bilingues ?
Ce que vous pouvez faire, c’est que vos prières nous soutiennent.
C’est aussi dans l’union de nos forces que nous pourrons faire quelque chose.

 Diaporama sur l’action de Fraternité en Irak.

La vie dans les camps de réfugiés.

On a passé deux semaines dans un camp. Il y en a 30 dans Erbil avec des chrétiens. Dans le nôtre il y avait 1700 réfugiés chrétiens et quelques Kakaïs. On a trouvé en arrivant des tentes, liées à une paroisse. Une famille par tente. Des gens vivaient aussi dans les Églises, les seuls endroits où il y avait une climatisation, pour échapper aux 40° ambiants. Il y a très peu de toilettes.
Ce qui m’a énormément touché, c’est l’accueil reçu. Le premier contact avec une foule très enthousiaste, était violent, mais ensuite on a reçu un super accueil, dans un pays ou l’hospitalité est une valeur essentielle, même si peu parlent anglais. Les gens ont par exemple très peu de linge, et ils proposaient quand même de nous laver notre linge sale. Ils ont été touchés qu’on vive et qu’on dorme avec eux. On a logé dans des mobile-homes sur place, alors que la plupart des journalistes passent seulement quelques heures sur place.
Nos actions.
Nous voyons l’endroit où la nourriture était préparée dans le camp de Mar Shmouni. Nous avons financé la livraison de deux mobil-homes (conteneurs aménagés pour stocker la nourriture) Nous avons aidé à financer douze douches alors qu’il n’y en avait que deux ou trois et des citernes d’eau potable.
Il fallait éviter que la crise humanitaire devienne sanitaire. Nous avons pu acheter plus de deux tonnes de médicaments, il a fallu les recevoir et les distribuer. Nous avons reçu des caisses de médicaments à l’aéroport puis de les donner. Il fallait maintenir à Erbil la structure de l’hôpital de Qaraqosh, pour que les gens soient soignés par une équipe déjà constituée et que celle-ci puisse se rétablir si la ville est libérée.
Photo du tri des médicaments, dans une clinique d’Erbil qui a servi de lieu de ralliement des équipes médicales de Qaraqosh. Elle est gérée par des Kurdes le matin et des chrétiens l’après midi et le soir. Il y a jusqu’à 600 patients traités chaque jour.
Il y a aussi des tentes servant de centres de traitement décentralisés. Le transport des médicaments dans le centre de stockage, puis leur distribution. La clinique mobile passe chaque jour dans tous les camps et permet de voir ce qui manque et de gérer l’approvisionnement des médicaments.
Nous avons aussi été à Alqosh, ville située à la frontière de l’État islamique. 500 familles sont revenues après la fuite de toute la population de la région. Il y a normalement 1200 familles, sans compter la présence de Yézidis dans des villages voisins.
La ville a un monastère du VIIe siècle dans la montagne et un autre dans la ville. Les moines de la ville aident les familles qui sont revenues en apportant des vivre. Nous avons apporté des compléments alimentaires pour les personnes fragiles, vieux ou enfants. Nous apportions aussi 70 000 pastilles de purification d’eau, qui seront utiles si la ville se trouve isolée.
La vue depuis le monastère va vers Mossoul et en direction du grand barrage sur le Tigre, qui alimente tout l’Irak et qui a été brièvement pris par l’État islamique. Nous étions la première organisation humanitaire à venir dans cette ville. Nous ne sommes pas restés plus de quelques heures, et peu après des villages de la plaine ont été réoccupés par l’État islamique.
Nos activités avec les enfants ont concerné plusieurs centaines d’enfants. Abouna Djallal et des sœurs aidés par des jeunes ont organisé des activités pour eux. Nous passions avec un vieux bus pour passer vers un terrain de foot ou une école. Au programme, danses, jeux, chants, dessins. Nous avons participé à une énorme soirée, avec des personnages déguisés. Nous sommes tous redevenus des enfants, y compris des garçons de l’équipe.
Parler d’enfantillages n’est pas tout. Voir leurs yeux, les sourires, les prières nous ont empêché de baisser les bras.
Projets à plus long terme à Kirkouk.
Aide d’une crèche et d’une école tenues par des dominicaines. Nous sortons de cette école escortés par la police. C’est une école multiconfessionnelle pour les élèves et les professeurs. Crée en 2012 avec 50 élèves allant du CP au CM1. Nous avons commencé à aider en apportant du matériel lors d’années précédentes. La 2e année, un CM2 a été ouvert et nous avons soutenu un laboratoire de sciences pour cette classe. Cet été nous avons pu apprendre que les élèves de cette classe ont eu 100% de réussite à l’examen de fin de primaire qui existe en Irak. Nous soutenons actuellement des projets d’agrandissement de cette école.
L’enjeu actuel pour Fraternité en Irak est de continuer à agir.
La difficulté est de savoir ce qu’il faudra faire, par exemple si les forces Kurdes leur permettent de rentrer chez eux dans une ville dévastée.
Il va aussi falloir envisager de transformer des camps en mode hiver dans des régions où les tentes ne suffiront pas face à l’hiver. On prépare aussi des villages qui pourraient accueillir des familles dans des lieux en dur dans un pays kurde saturé de réfugiés venus de tout l’Irak. Il faut donc que la chaîne des solidarités ne s’interrompe pas. Nous voulons par exemple que l’approvisionnement en médicaments d’Erbil ne soit pas interrompu.
Nous vous avons montré ce qui a réussi, et nous avons bien des projets, souples et adaptés à l’évolution des besoins.

Questions à Mgr Yousif Thomas Mirkis.

Pour les chrétiens, faut il partir ou rester ?

Je répondrai en pensant à vos parents ou grands-parents qui ont vécu les catastrophes de 39-45 sans pour autant quitter leur pays.
Le plus simple semble de partir, mais ce n’est pas si facile. J’ai visité toutes les communautés émigrées. La communauté Chaldéenne souffre beaucoup en France. Les chrétiens sont peut-être plus adaptables, mais ils peuvent tout de même souffrir de la xénophobie qui monte contre tous les immigrés. Quitter son pays, c’est oublier que sa patrie peut subir des épreuves, mais que partir c’est faire le jeu des ennemis. Le droit à la défense et à la résistance est reconnu par le christianisme.
D’un autre côté, soyons pratiques, il n’y a pas de pays qui serait prêt à accepter 400 000 personne. Notre choix et que ceux qui le veulent sont libres de partir, et que nous resterons avec ceux qui resteront.

Que faire face à l’État Islamique ?

Les religions sont comme les personnes, elles peuvent passer par des maladies, par des périodes de violences. Elles peuvent s’en sortir ou en mourir. Le christianisme ou le judaïsme ont pu en souffrir. Il y a des pages dures de jésus contre les pharisiens. Cette expérience est à partager avec les musulmans. Cela fait partie du dialogue islamo-chrétien.
Nous pouvons en parler avec la majorité silencieuse des musulmans. Ils sont comme des allemands qui se sont tus pendant le nazisme. Des orientaux très religieux peuvent être réduits au silence par ceux qui font de la violence au nom de la religion. Ceux ci sont plus dangereux que les athées. Il y a des « religieux athées » qui déconsidèrent leur religion. Il faut que la majorité des musulmans fasse des déclarations et s’écarte de la surenchère entre ceux qui veulent être ceux qui égorgent plus en oubliant qu’ils disent parler au nom de Dieu compatissant et clément. Les années de dictature que nous avons vécues ont paralysé les réactions. On attend de voir et on espère que le gouvernement fera quelque chose, mais il se dissout. Seuls deux peuples ont eu plus de tonus. En Tunisie le gouvernement islamiste a enlevé la religion de la constitution et l’Égypte s’est réveillée.

Du temps de la Pologne on faisait partir deux camions d’aide humanitaire par semaine. Comment coordonne-t-on les choses aujourd’hui ?

Réponse de Faraj Benoît Camurat : Il est compliqué de refaire ce qui s’est déjà fait.
Il est très compliqué de franchir la frontière terrestre entre la Turquie et l’Irak.
Avec les autres associations. Nous sommes très proches de l’œuvre d’orient. L’ordre de Malte a été rencontré à Erbil. Nous cherchons à ne pas agir en amateurs ou faire de la communication à outrance.
Mettre en place des parrainages demande une infrastructure importante. Des jumelages de diocèse à diocèse pourraient les rendre possibles, par exemple avec le jumelage entre les diocèse de Lyon et celui de Mossoul.

Et les Yézidis ?

Les Yézidis sont une religion très ancienne, qui remonterait plus loin que le christianisme. L’Irak est un musée de religions anciennes. Ils étaient réfugiés dans leurs montagnes. Ils ont souffert dans le passé de l’État irakiens, ils ont eu à une époque 70 000 morts pour avoir le droit de garder leur barbe. Ils ont 700 femmes qui ont été vendues comme esclaves à Mossoul.
Les autres réfugiés de diverses origines sont dans le nord. Ils tiennent à des racines qui n’avaient pas bougé depuis des siècles.

Quel est l’état d’esprit des réfugiés ? Qu’en est il des musulmans de Mossoul, ont-ils volé et pillé dans les maisons, et comment envisager une réconciliation ?

La différence entre l’espoir et l’espérance est radicale.
L’espoir est humain, c’est une combinaison de forces. L’espérance, c’est la part du miracle. Il y a peu d’espoir.
Les gens sont sortis sains et saufs, mais ils ont perdu leurs biens. Toutes les maisons ont été pillées, des camions et des camions ont transporté le fruit du pillage vers Raqqa en Syrie. La lettre arabe « nun » écrite sur les murs des maisons de chrétiens voulait dire « cette maison appartient à l’Etat islamique », c’est la même mentalité que celle qui fait des étoiles jaunes. Il y a eu des collabos en Irak. Pour que le pays devienne un Etat de droit, il faut que ceux qui ont commis des crimes soient jugés. Il faut que le droit règne.
Il peut venir du ressentiment. Je suis inquiet de tous ces gens qui sont restés à Mossoul. Il faut qu’on fasse un processus de réconciliation. Si on pense seulement en termes de passé cela n’est pas possible. Je vais vous lire une phrase qui est un baume sur mon cœur. « Quand la préoccupation de la mémoire pétrifie l’avenir, quand la maîtrise du passé révèle un projet totalitaire et tyrannique, dans cette situation, on ne peut plus témoigner ni de Dieu, ni des hommes ».

Que dire du rôle des chrétiens d’orient, sel de la terre ?

Je répondrai par un anecdote. Quand les chrétiens de la vallée de Ninive sont arrivés à Erbil. Ils se sont couchés dans la cathédrale. Le curé s’est demandé : « Que ferons nous le dimanche pour célébrer la messe ? Le patriarche a répondu, quelle plus belle messe que de voir le christ souffrant qui dort dans l’Église.
Ce que nous vivons aujourd’hui a deux faces. La face du souffrant et celle du bon samaritain. Le prêtre de la parabole n’a rien fait et c’est l’étranger qui a agi. Il y a actuellement des étrangers qui viennent. Des musulmans qui viennent aider ou dire qu’ils ont honte. Il faudrait inventer un nouveau mot pour parler de ces « justes » qui disent à l’État islamique, « vous n’avez pas le droit ». Ceux qui sont morts pour la justice, pour les droits de l’homme méritent qu’on leur fasse. Il faut élargir notre manière de témoigner. Le monsieur qui accueille 71 personne est de ces bons samaritains. J’étais théologien, en devenant évêque je reçois des leçons de théologie de gens qui vivent l’enseignement du Christ au milieu des évènements.

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