Marie, sœur d’Aaron selon le Coran ?

Pourquoi Marie est-elle sœur d’Aaron selon le Coran ?

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Un article de 2016 sur les représentations les plus anciennes de la Vierge Marie avait abordé cette question à l’occasion de commentaires sur certaines représentations iconographiques de l’Annonciation à la Vierge Marie. Celles-ci avaient la particularité d’être centrées sur un puits.
Comment la présence d’un tel puits répond-t-elle à la question Pourquoi Marie est-elle dite sœur d’Aaron dans le Coran ?

Partons de deux versets apparemment mystérieux de saint Paul, qui se rapportent aux Hébreux traversant le désert sous la conduite de Moïse ; on y parle d’un rocher-puits qui les suivait :

“Nos pères… ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, tous ont mangé le même aliment spirituel et tous ont bu le même breuvage spirituel. Car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait : ce rocher, c’était le Christ” (1 Co 10:3-4).

Si ce rocher-puits est Jésus et que cette affirmation est évidente aux yeux des hébréo-chrétiens auxquels la lettre de Paul est destinée en priorité (à Corinthe), alors un sens très clair apparaît au rapprochement – autrement si invraisemblable – fait par trois fois dans le Coran entre la figure de Mariam, mère de Jésus, et celle de Mariam (Miryam) biblique, sœur d’Aaron : à la prière de celle-ci, le peuple assoiffé reçut le don divin de la source d’eau qui le sauve et le suit au cours de son long parcours dans le désert ; de même, la mère de Jésus vaut maintenant au nouveau peuple celui qui est « l’eau vive » (Jean 4,14). Mariam mère de Jésus accomplit la figure de la Mariam biblique.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder en même temps que les illustrations, les commentaires bibliques pré-chrétiens qui attribuaient effectivement un tel rôle salvifique à Mariam-Myriam. Cela a été fait dès 2004 dans un article 1 puis dans l’introduction du Messie et son prophète (tome I), mais le dossier iconographique avait été oublié. Cette lacune est comblée ici.

Revoyons les trois passages du Coran qui évoquent bien Marie, mère de Jésus, comme sœur d’Aaron (et non pas comme une descendante, ainsi que certains en ont proposé la lecture pour faire disparaître l’incongruité apparente du propos) :

s.19:28 [à propos de Marie qui est enceinte de Jésus :] “Ô sœur d’Aaron, ton père n’était pas un homme indigne, ni ta mère une prostituée” ;
s.66:12 [également à propos de Marie, mère de Jésus :] “Et Maryam, fille de ‘Imrân, qui se garda vierge, en laquelle Nous insufflâmes [un peu] de notre Esprit…” ;
s.3:35-36 [à propos de la grand-mère de Jésus qui consacre sa fille Marie à Dieu :] “Quand la femme de ‘Imrân dit : Seigneur ! Oui, je voue à Toi ce qui [est] dans mon ventre muharrar 2 ; accepte-le de moi ! Oui, Tu es Celui qui entend, l’Omniscient. Quand elle eut mis [sa fille au monde], elle s’écria : … Je la nomme Maryam”.

Si l’on hésite encore quant à savoir si le Coran témoigne bien d’une manière traditionnelle de parler de la mère de Jésus comme d’une nouvelle Myriam, voici, avec la première illustration, le passage correspondant du Protévangile de Jacques :

Annonciation au puits, ms de l’Evêché syriaque de Midyat, 1226 / texte : Gabriel mâlâkā – l’ange G., maryam alâhā d-yâldat sūbâre[/â]h – de Marie qui-a-enfanté Dieu son annonciation

Protévangile de Jacques, chap. XI : "Et, ayant pris une cruche, elle alla puiser de l'eau et voici qu'elle entendit une voix qui disait : « Je te salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi; tu es bénie parmi toutes les femmes. » Marie regardait à droite et à gauche afin de savoir d'où venait cette voix. Et, étant effrayée, elle entra dans sa maison, et elle posa la cruche, et ayant pris la pourpre, elle s'assit sur son siège pour travailler. Et voici que l'ange du Seigneur parut en sa présence, disant : « Ne crains rien, Marie; tu as trouvé grâce auprès du Seigneur. » Et Marie l'entendant, pensait en elle-même : « Est-ce que je concevrai de Dieu et enfanterai-je comme les autres engendrent? » Et l'ange du Seigneur lui dit : « Il n'en sera point ainsi, Marie, car la vertu de Dieu te couvrira de son ombre, et le Saint naîtra de toi, et il sera appelé le fils de Dieu. Et tu lui donneras le nom de Jésus; il rachètera son peuple des péchés qu'il a commis'

La figure de la mère de Jésus est rapprochée de celle de la Mariam biblique que le livre des Antiquités bibliques décrit ainsi :

“Après le trépas de Moïse, la manne cessa de descendre sur les fils d’Israël, et ils commencèrent alors à manger les fruits du pays. Tels furent les trois dons que Dieu fit à son peuple à cause des trois personnages : le puits d’eau de Mara en faveur de Marie ; la colonne de nuée en faveur d’Aaron ; et la manne en faveur de Moïse. Mais une fois disparus les trois [personnages], ces trois [présents] furent retirés [aux fils d’Israël]”3.

Comme on a vu saint Paul l’expliquer en 1 Co 10:3-4, pour les hébréo-chrétiens le puits qui suivait et abreuvait les Hébreux dans le désert était une image (prophétique) de Jésus. Au fondement de cette image de puits baladeur, on trouve une lecture un peu spéciale de Nb 21,19 en hébreu qui a eu beaucoup de succès ; par un jeu de voyellisation possible, on peut lire à propos du puits que Dieu donna aux Israélites :

“C’est un don (mattanah) qui va des ouadis (nahaliel) aux hauts-lieux (bamot)”.

Cette manière de lire était trop belle pour ne pas devenir populaire 4, y compris jusque dans la littérature rabbinique, par exemple dans la Tosefta qui, écrit Jules Leroy,

“rapporte la révélation d’un puits faite à Miriam. Celui-ci suivait les Israélites durant tout leur voyage à travers le désert. Il se plaçait au milieu du camp devant le Tabernacle chaque fois qu’on s’arrêtait pour prendre un repos. Moïse et les anciens sortaient alors de leur tente et chantaient le "Chant du puits". Alors le puits répandait ses eaux qui divisaient le camp en douze parties. C’est cette scène qui est ici reproduite fidèlement [sur la fresque]”.4

Quant à la fresque de Dura Europos à laquelle J. Leroy renvoie (voir en note), il peut s’agir de celle-ci (conservée à l’université de Yale) – mais il n’a peut-être pas vu l’aile de l’ange qui se tient derrière celle qui puise de l’eau –:

La présence d’un puits est un thème récurrent dans la tradition byzantine de l’Annonciation ; elle représente ainsi Marie en train de puiser de l’eau :


Enluminure d’un manuscrit byzantin du 12e siècle,
BNF

Le puits est figuré même quand l’iconographe situe l’Annonciation dans la maison de Marie – et il occupe une place centrale –:


Evangéliaire de Deir El-Zaafaran (vers 1250)

Ainsi, les textes et les documents iconographiques convergent abondamment.
Pour « expliquer » l’identification (allégorique) entre la mère de Jésus et la sœur d’Aaron dans le Coran, il serait ridicule de continuer à prétendre que la Miryam biblique aurait vécu 1250 ans sans que personne ne s’en aperçoive (avant d’enfanter Jésus – « Allah est Tout-Puissant » – explication saoudienne) ou que Mahomet, auteur présumé du Coran, aurait été un païen qui n’aurait rien compris à ce que des juifs ou des chrétiens lui auraient raconté – et qui aurait donc tout confondu (explication selon l’islamologie alignée).
Espérons que ces « explications » qui constituent une agression contre l’intelligence disparaîtront vite, ce qui amènera à reconnaître l’enracinement de l’islam dans l’histoire réelle, celle d’un milieu syro-araméen ex-hébréo-chrétien où le rapprochement entre les « deux Marie » coulait de source (si l’on ose dire ici).

Probablement, un tel rapprochement remonte à l’époque même de la mère de Jésus (les traditions orientales situent sa disparition en l’an 51), car il céda bientôt la place à une pensée plus élaborée de son rôle (l’iconographie peint dès lors la Vierge Marie tenant l’enfant dans ses bras et le présentant au monde). L’image du puits, quant à elle, continuera d’être reproduite dans toutes les traditions orientales, sans que les iconographes sachent encore son origine.

Voilà qui résout la question : pourquoi Mariam mère de Jésus a été dite sœur d’Aaron dans le Coran.

Edouard M. Gallez

____________________
1 Le Coran identifie-t-il Marie, mère de Jésus, à Marie, sœur d’Aaron ? in Delcambre Anne-Marie & Alii, Enquêtes sur l’islam, Paris, Desclée de Brouwer, 2004, p.139-151.

2 Le terme de muharrar (racine : hrr) n’est pas une reprise du verbe principal nadara, vouer (hébreu nâdar). La racine hrr semble inconnue en arabe mais, selon son sens hébreu (hârar, brûler), elle convient parfaitement ici pour qualifier le « ventre » de la mère de Marie, muharrar, desséché [par les ans]. Celle-ci était en effet âgée et stérile aussi bien selon le Coran (cf. s.19:5) que d’après le Protévangile de Jacques.

3 Pseudo-Philon, Antiquités bibliques, t.I, XX, 8, Sources Chrétiennes n° 229, Paris, Cerf, 1976, p.171.

4 Une telle tradition était encore vivante chez les chrétiens de Perse au IVe siècle comme en témoigne Aphrahate le Sage dans ses Exposés (écrits entre 336 et 345) : “Au moment où mourut Miryâm, il n’y eut plus d’eau à boire pour le peuple” (23,4 [= II, 16], t.2, trad. Marie-Joseph PIERRE, S.C. n° 359, Paris, Cerf, 1989, p.886).
_ La permanence de cette tradition peut s’expliquer par le fait que la majorité des chrétiens de Perse descendaient d’hébréo-chrétiens (et continuaient à parler l’araméen).

5 Leroy Jules, Les fresques de Doura-Europos in Bible et Terre Sainte, 1967, n° 88, p.11.

9 thoughts on “Marie, sœur d’Aaron selon le Coran ?

  • 24 juin 2017 at 8 h 12 min
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    Passionnant, un très grand merci pour cet article expliquant clairement un point important et étrange de la légende islamique ; un point qui pourrait être à l’origine de cette confusion serait une légende talmudique pour qui (voir Baba Bathra 17a), la sœur d’Aaron n’aurait pas connu la corruption du tombeau, ce qui peut introduire une idée voisine, celle qu’elle ne serait pas morte…

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    • 25 juin 2017 at 14 h 13 min
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      Oui, ou plutôt dans l’autre sens : comme c’est seulement le Talmud (traité Baba Batra 17a) qui évoque la non corruption du corps de la Mariam biblique, il est bien plus vraisemblable qu’il s’agisse d’un transfert tardif et rabbinique de ce que les chrétiens disent de la Vierg Marie à l’antique figure biblique !

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  • 1 juillet 2017 at 18 h 18 min
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    Oui c’est dans cet ordre que je concevais les choses ; le Talmud a pu reprendre ce que les chrétiens disent de la Vierge Marie ; les judéo-nazaréens, se voulant à la fois juifs et chrétiens, ont pu se laisser influencer par la légende talmudique bien que les judéo-nazaréens aient été virulemment hostiles au Talmud qui recouvre « la Tora et l’Evangile » ; car cette légende a pu être véhiculée de différentes façons et pas seulement par les écrits du Talmud… Il serait intéressant de citer les textes islamiques et notamment les textes saoudiens évoqués qui affirment que la fille d’Amram/Imram a vécu plus de mille ans… Si le texte du Coran ne dit pas cela explicitement, il peut le laisser croire tant la mère de Jésus a pour père et pour frère des hommes ayant les mêmes noms que le père et le frère de la Myriam biblique… On peut se demander si le texte à l’origine de ce passage du Coran faisait une simple comparaison dans le cadre d’une forme de sermon, ou bien si son auteur croyait à l’identité de Myriam et Mariam et donc à la non-mort de la première, idée pouvant entrer en résonance avec la légende talmudique.

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  • 8 juillet 2017 at 7 h 57 min
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    En fait, on pourrait avancer ce qui suit comme étapes du développement du culte marial en 5 points ou étapes (mais il faudrait écrire tout un article à ce sujet) ;

    -1/- Du vivant même de la Vierge Marie, le rapprochement avec la figure de la Mariam biblique s’imposait et a été très probablement « dit » déjà. Mais pas nécessairement représenté encore.

    -2/- Après 51 (assomption selon la datation orientale), les premières représentations de Marie ont dû être celles de l’Annonciation – notamment à cause en rapport avec le don que la Mariam biblique valut au peuple. Les représentations de la Nativité sont nécessairement plus tardives puisqu’on est amené alors à représenter Jésus enfant (ce n’est pas ce qui a été fait en premier). Ceci étant, il s’agit d’une question de quelques dizaines d’années à peine, et la représentation de la Nativité à Lianyungang, datée de l’an 69 par les archives impériales, doit être l’une des plus anciennes de ce type (voir ci-après les URL des images).

    -3/- Dans l’iconographie (du puits, Marie y puisant de l’eau ou non) ainsi que parmi des groupes détachés des Apôtres s’est transmis le rapprochement des figures des « deux Marie ».

    -4/- Chez l’immense majorité des chrétiens restés fidèles aux apôtres, ce rapprochement a été bientôt perçu comme inadéquat et insuffisant pour exprimer le mystère de Marie. D’où la représentation de la Nativité qui met l’accent sur ce qui deviendra plus tard le titre de « théotokos » en grec ou de « Dei genitrix » en latin.

    -5/- De la position d’accouchement accroupie, Marie va être représentée portant l’enfant debout ou assise, ce qui est très fort : la position assise est normalement celle du Roi-Juge. Voulait-on manifester ainsi la miséricorde lors du Jugement (par la figure d’une mère et de son enfant) ? Rien que le fait que la déesse chinoise de la miséricorde, Guan-yin, ait la même position que la Vierge Marie de Lianyungang le suggère fortement : voir par exemple Guanyin-position-Kong-Wang-Shan-KWS-11e-s_musee-de-St-Louis.png et nativité-Vierge-Marie.

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  • 8 juillet 2017 at 8 h 04 min
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    Précisions de vocabulaire (suite à une remarque).

    « JUDEO-CHRETIEN » : adjectif ou substantif à ne pas employer pour la raison qu’il est devenu un fourre-tout où certains regroupent des juifs croyant au Christ intégralement ou « à moitié » (dirons-nous) sans faire la différence, alors que cette différence est capitale. Ce faux concept permet d’occulter le fait qu’au moins la moitié des communautés juives d’Asie (du Moyen-Orient jusqu’en Chine) a suivi les apôtres. Les statistiques rabbiniques de population, si l’on en croit des sources judéo-américaines, indiquent que le nombre de juifs (reconnus après coup par le rabbinat de Babylone) a chuté de plus de la moitié entre l’an 20 et l’an 100. Evidemment, ce sont des estimations, mais il n’y a pas eu d’épidémie durant cette période et la « première guerre juive », selon l’expression de Flavius Josèphe, de 66 à 70, n’a pas fait beaucoup de morts.

    « HEBREO-CHRETIENS » : désigne les « juifs » qui ont suivi les apôtres. Pourquoi employer le préfixe « –hébréo » ? A cause de la notice qui précède et parce que le terme de « juif » est trop lié à celui de « judéen » (ou habitant d Judée – c’est le même mot dans les langues anciennes). De plus, ces chrétiens continuent à parler l’araméen (ou sa variante syriaque à l’ouest), la langue que parlaient les « juifs » (et cela pour beaucoup aujourd’hui encore), et ils se réunissaient le sabbat au soir, récitent la Bible et les psaumes comme avant, etc. Leurs descendants (+ tous ceux qui se sont agrégés à eux) sont les Chaldéens et les Assyriens, pourchassés par les islamistes avec la collaboration de nos Etats (qui font semblant de lutter « contre le terrorisme »).

    « NAZAREENS » : nom originel donné aux chrétiens mais qui va être remplacé dès les années 50 à Antioche puis partout par celui de « disciples du Messie » (c’est-à-dire « chrétiens » selon le grec, ou « mšyḫayè » ou « masyḫîun » selon l’araméen ou l’arabe). Seuls des groupes hébréo-chrétiens de Perse vont garder l’appellation originelle un peu plus longtemps (jusuq’au 3e siècle) … et surtout le groupe dont il va être question dans la notice qui suit.

    « JUDEO-NAZAREENS » : le groupe qui s’est détaché des hébréo-chrétiens, qui a conservé l’appellation de « Nazaréens », et qui a constitué la première secte proprement « messianiste » au monde, c’est-à-dire portant la prétention de devenir les maîtres du monde (ils ont fait beaucoup d’adeptes en tout genre par la suite…).
    Ils ont également conservé la présentation de Mariam mère de Jésus comme accomplissant la figure de Mariam soeur d’Aaron. Cela leur convenait.

    POUR CE QUI EST DU CORAN
    Dans le Coran cette manière de parler de Marie est non seulement celle des prédicateurs du pré-Coran, mais aussi et NECESSAIREMENT celle de leurs auditeurs. Donc, le Coran n’a pas pu surgir en un milieu autre que marqué par le christianisme, et plus particulièrement par le judéo-nazaréisme. C’est cette constatation qui gêne…

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      • 13 août 2017 at 9 h 28 min
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        Merci pour ce commentaire moderne du Livre biblique de Nombres chap.12 où il est question de Moïse, de Miryam et d’Aaron.
        Je crains cependant que ce lien n’apporte rien du tout : on n’y apprend que ce qui est déjà dans le texte biblique, assorti d’un commentaire moral du 20e siècle : c’est tout sauf déterminant.
        Ce qui compte ici, c’est justement la manière dont la tradition juive a interprété ce texte biblique bien avant Jésus.

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  • 9 juillet 2017 at 11 h 18 min
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    Merci beaucoup pour ces éléments passionnants et précisions de vocabulaire utile ; il y aurait en effet de quoi construire un très utile article sur le développement du culte marial, voire même une étude complète.

    Il est peu connu « qu’au moins la moitié des communautés juives d’Asie (du Moyen-Orient jusqu’en Chine) a suivi les apôtres » C’est fondamental et devrait être davantage su. On peut supposer que les proportions sont identiques pour les communautés juives d’Europe, notamment celle de Rome et donc qu’une certaine agitation s’en est suivie qui a pu inquiété les autorités impériales. Il semble qu’une Église de la Circoncision avec des évêques hébreux ait continué à exister à Jérusalem même jusqu’au début du second siècle.

    Il serait aussi intéressant de savoir combien de temps les hébréo-chrétiens ont continué longtemps de se réunir le Sabbat et si le calendrier liturgique des Assyriens et Chaldéens présente des similitudes avec celui des hébréo-chrétiens, voire s’il y a d’autres indices de leur origine hébréo-chrétienne dans leurs pratiques ou écrits.

    Quoi qu’il en soit l’idée que l’islam tire son origine d’un milieu issu du christianisme et araméen et non dans un milieu païen et arabe n’est pas assez connue du grand public ; il faut qu’elle perce dans le monde de la recherche mais aussi qu’elle soit vulgarisée via des textes comme le Grand Secret de l’islam.

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  • 24 juillet 2017 at 10 h 39 min
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    Merci c’est très intéressant. Je ne connaissais pas cette symbolique mariale, je trouve que ça renforce la symbolique des noces de Cana.

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