Parution : L’Apocalypse, Frédéric Guigain

 

La récitation orale de l’Apocalypse selon saint Jean
éditions Cariscript, juillet 2020, 20,50 €

Enfin nous est accessible la compréhension de ce texte apparemment si difficile de l’Apocalypse, dont la clef tient d’abord à l’organisation de son texte.
Il s’agit d’une composition orale faite en deux fois par saint Jean, selon une structure méditative voulue par lui : une structure en filet de 6 X 8 « perles » – précédées par quelques perles d’introduction et quelques autres de conclusion –, faite selon la manière judéo-araméenne de l’époque et afin d’être apprise par cœur (sinon, la méditation intérieure par croisements est bien difficile). Avec cette clef, la récitation de l’Apocalypse (= Révélation ou Dévoilement en grec) prend tout son sens.

Présentation de l’éditeur :

« L’Apocalypse se présente comme une série de tableaux décrivant les grandes étapes de l’Histoire du Salut, depuis l’avènement de Notre-Seigneur jusqu’à l’accomplissement des siècles. C’est en extase que l’auteur dit les avoir reçus, tandis qu’il a été soulevé par l’Esprit et interpellé par les anges et le Seigneur Lui-même, et c’est à titre d’expériences oculaires qu’il en a transmis le témoignage.

Mais, à la fois, l’Apocalypse vise un immense effort de récapitulation de la Révélation biblique : chacune des fresques est truffée de citations, en sorte de réaliser l’accord parfait entre la vision et l’Écriture. C’est pourquoi l’Apocalypse thématise expressément le statut d’aliment de la Parole de Dieu, laquelle doit être manduquée continuellement, douce au palais et amère aux entrailles, afin de purifier et façonner la personne et la rendre capable d’accueillir en vérité le message des Cieux sur l’Histoire des hommes.

Ainsi l’Apocalypse est composée de colliers thématiques égrenés selon le décompte de la semaine génésiaque, comme autant de renouvellements de la Création. Elle s’articule, en même temps, sur les grandes fêtes du Temple, et décrit une liturgie cosmique et céleste où l’Univers entier devient le théâtre du culte absolu rendu à Dieu, Maître de l’Histoire. Dans le cadre d’une synthèse complète de l’Œuvre divine, elle réinterprète encore chacune des Alliances vétéro-testamentaires à la lumière de celle définitivement scellée par l’Agneau immolé « depuis la fondation du Monde ».

Un jeu harmonique aussi complexe échappe résolument à la lecture linéaire et ne peut être saisi que par la mémoire repassant, en long et en large, le filet des correspondances et les laissant résonner d’elles-mêmes dans le cœur et l’intelligence. Tels l’Apôtre qui, selon la Tradition ecclésiastique, ne mit par écrit l’Apocalypse qu’au soir de sa vie, après l’avoir transmise oralement de personne à personne, comme son Évangile, ainsi nous revient-il de nous laisser pénétrer en profondeur par la contemplation analogique du Mystère divin. »

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6 thoughts on “Parution : L’Apocalypse, Frédéric Guigain

  • 3 août 2020 at 12 h 52 min
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    Bonjour, et merci à son auteur pour ce volume .
    Le père Guigain prévoit-il de diffuser d’une manière ou d’une autre un enseignement sur ce texte ?

    Comment comprendre, à la lumière de ces « renouvellements de la Création », les différents colliers verticaux (sept églises, sept sceaux …) ? Quelle était l’intention de Jean ?

    Merci.

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  • 12 août 2020 at 10 h 38 min
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    Une question. « Jerusalaïm » serait grammaticalement une forme duale pour exprimer l’aspect temporel et sprituel de cette ville. Pourtant, ce nom a été toujours traduit comme un singulier. Ne serait-il pas le même avec l’expression « les deux témoins » en Révélation ? Qu’il s’agisse en réalité d’une seule personne mais qui revêt, comme Jerusalaïm, ce double aspect ?

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    • 12 août 2020 at 14 h 25 min
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      Il n’y a pas de lien avec les deux témoins. On ne sait pas pourquoi Yerushalaïm est un « duel ». Deux collines ? En tout cas pas deux aspects comme « temporel » et « spirituel ».

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      • 12 août 2020 at 22 h 19 min
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        Certes, mais chez Jean 4:20 Ἱεροσολύμοις est un pluriel neutre. Bien que traduit au singulier en français ?! Et ce pluriel paraît être utilisé, justement, pour désigner ces deux aspects de cette ville.

        J’ai surtout voulu suggérer qu’il ait un lien grammatical entre ce pluriel Hierosolymois et ces ‘deux témoins’. Cela me semble une possibilité qui n’est pas à exclure d’office.

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        • 13 septembre 2020 at 22 h 04 min
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          Intéressant, mais je ne l’ai pas encore sous les yeux.
          1 Quel est le texte de référence ?
          2 Dans quelle langue doit-on lire « jérusalaïm » ?

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  • 3 septembre 2020 at 22 h 32 min
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    L’universitaire catholique américain Dr E. Michael Jones est en France pour une tournée de conférences . (personnellement je m’occupe de coordonner sa tournée ) . Son dernier livre porte sur le Logos , en référence au Logos du proloque de saint jean :  » au commencement était le Logos et le Logos était auprès de Dieu et le Logos était Dieu .. » En bref , son argumentation part du texte grec de Saint Jean .Y aurait il une personne d’EECHo au fait du texte en araméen et de sa composition avec qui on pourrait organiser un dialogue fructueux ? E.Michael Jones sera sur paris du 13 au 19 . Une signature est organisée le 17 a la librairie Vincent , Paris 7 . Merci d’avance

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