Noël et violence islamiste : pourquoi ?

Noël au Proche-Orient et violence islamiste : pourquoi ?

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__ Noël est par excellence la fête de la paix. Que pourrait-elle être d’autre autour l’Enfant nouveau-né ? Il y a aussi une dimension d’espérance, qui touche tout homme de bonne volonté. L’enfant, c’est l’avenir ; qui voudrait tuer un enfant ?

Etat de la question : quelques données significatives

__ Pourtant, cette année plus que jamais, la haine aveugle fait craindre aux Coptes d’Egypte et aux autres chrétiens du Proche-Orient des attentats et des massacres à l’occasion de la prochaine célébration de la Nativité, le 6 janvier. Récemment, par hasard, un téléphone portable a filmé le moment de l’assassinat d’un père et de son fils en Haute-Egypte, le 12 décembre dernier – on voit à peine l’assassin, qui est le policier chargé de garder l’église copte de la rue contre de possibles attentats (deux autres policiers arrivent ensuite). Au Maroc, deux touristes scandinaves naïves, nourries de propagande « multiculturaliste », ont été égorgées, et les auteurs ayant filmé la scène l’ont fièrement postée sur le web (nous ne donnerons pas le lien). Sur Facebook, l’une des deux venait de relayer une vidéo suggérant d’accueillir l’islam. La manipulation de l’affectivité (religieuse) est encore plus évidente dans le cas de ces centaines de jeunes femmes parties en Syrie pour rejoindre l’Etat Islamique ou d’autres groupes terroristes alors qu’elles n’étaient même pas musulmanes à l’origine ; simplement, sur leur chemin en quête de Dieu, il ne s’est trouvé que des islamistes. L’Eglise en Occident serait-elle devenue incapable d’annoncer Dieu ?

__ La question qui nous occupe ici est le lien entre la violence et l’islamisme : quel serait ce lien ? Elle est généralement évacuée par l’explication simpliste qu’il existerait d’une part un « islam non violent », et d’autre part un « islam violent ». Qu’est-ce qui caractériserait l’un par rapport à l’autre ? C’est que le même Coran, les mêmes traditions, la même « biographie du Prophète », la même « histoire sainte » et la même charia servent de références à tous les courants. Certes, on observera (heureusement) des degrés divers de prise en compte de ces références, mais ils ne permettent pas pour autant de distinguer « deux islams » dans ce qu’on voit à l’œuvre depuis près de 14 siècles et dans la justification des violences. D’aucuns ont alors opté pour noyer le problème sous un flot de belles incantations à la paix, auxquelles certains musulmans sont invités à prendre part – à ceci près que, sincérité mise à part, le mot « paix » n’est pas le même sens dans toutes les traditions. Il est urgent que ceux qui ont droit à la parole dans le monde institutionnel, laïc ou religieux, soulèvent cette question de la violence de manière sérieuse et rigoureuse.

Premier aspect : la manipulation de la violence islamiste

__ Cela fait cinquante ans que cette situation de déni dure et empire, comme l’explique un ex-gauchiste devenu lucide, ancien journaliste du Monde, Yves Mamou, qui vient de publier Le Grand Abandon. Les élites françaises et l’islamisme, un livre où il liste les collaborateurs français de l’islamisme[1]. Le mot « d’islamisme » est choisi à dessein. À proprement parler, ce n’est pas une « islamisation » de l’Europe à laquelle on assiste : si tel était le cas, fait remarquer le bloggeur algérien « Aldo Sterone », il y aurait ici et là des mosquées appartenant à tous les courants présents dans l’islam. Il faudrait parler plutôt « d’islamitisation » : malgré la diversité des origines ethniques ou nationales, la quasi-totalité des mosquées se retrouve sous la coupe de l’organisation internationale islamiste des Frères Musulmans, considérée comme terroriste en de nombreux pays musulmans (Egypte, Arabie Saoudite[2], EAU, …), mais au pouvoir en Turquie[3] et laissée libre en Europe ­– voire engagée dans une collaboration avec le pouvoir en place à Washington, en particulier sous l’ancien Président Obama (et on connaissait les liens entre la famille Bush et celle des Ben Laden).

__ En sens contraire, on relèvera la loi signée par le président Trump le 11 décembre 2018, qui définit comme génocides les crimes perpétrés par les djihadistes contre les chrétiens et les yézidis en Irak et en Syrie ; une telle loi oblige désormais le gouvernement américain à poursuivre les auteurs de ces crimes et autorise l’aide gouvernementale ou privée aux victimes, notamment syriennes, ce qu’empêchait l’embargo décidé en 2004 (embargo qui fut le premier acte de guerre contre la République syrienne). Cependant, ce qui ressort globalement, c’est une collaboration massive entre les élites mondialistes et islamistes, plutôt que leur opposition. Pourquoi ?

__ En bref ­(car là n’est pas son aspect déterminant), la violence islamiste s’avère être un outil au service de nombreux pouvoirs en place, musulmans ou non, qui ont en vue bien moins le souci de la population que celui de son asservissement ou soumission (tel est précisément le sens du mot islam). Pour le dire autrement, cette violence est bien pratique à utiliser, notamment dans sa dimension terroriste, par ceux qui veulent dominer les sociétés civiles. Ce n’est pas par erreur que des services secrets occidentaux ou apparentés ont créé ou soutiennent des organisations jihadistes, comme l’a fait le MI5 britannique pour les Frères Musulmans dès les années 1920, et ensuite la CIA pour les Talibans d’Afghanistan dès avant l’invasion de ce pays par les forces soviétiques, puis Al-Qaeda, puis l’Etat islamique (Daech), Al-Nusra etc. Ce n’est pas sans raisons que, récemment, le président égyptien Sissi a mis en garde les jeunes tentés par l’islamisme en venant en Occident[4] ; il sait que les pires jihadistes criminels en Syrie sont des jeunes endoctrinés en Europe (non sans la complicité de certains politiciens en place).

__ Tout cela commence à se savoir, en particulier en France, malgré le contrôle des médias et la censure. La particularité de la France, c’est que la société civile n’y est pas encore laminée et que beaucoup ont pris conscience du phénomène en cours – quoique tard déjà et pas grâce à l’Eglise –: la société civile est confrontée à des élites dirigeantes qui poursuivent des objectifs destructeurs de pillage et d’asservissement. Telle est l’origine du mouvement spontané des « gilets jaunes ». Ce phénomène n’est pas circonscrit à la France ni même à l’Occident : il touche toutes les parties du monde, y compris les pays où l’islam est la religion de l’Etat – c’est la raison pour laquelle ce mouvement civil fait des émules un peu partout. Le fait de ces manipulations est certes une première réponse à la question de la violence islamiste (avec sa dimension terroriste).

__ Mais ce n’est pas la réponse de fond. Car comment se fait-il qu’elle entre si bien dans des jeux de domination géostratégiques ? Pourquoi l’islam et les islamistes spécialement sont-ils si manipulables (quoique bien d’autres groupes le soient aussi en ce monde) ?

L’aspect déterminant : l’espérance tronquée d’un monde idéal

__ À ces questions, certains cherchent des réponses dans le Coran, comme si, tombées du Ciel, il ne suffisait que de les y trouver. Certes, si un texte prônant la violence – au moins comme moyen – est tenu pour divin, on est face à un gros problème touchant des ressorts profonds de la psychologie religieuse (car ce que Dieu veut doit être accompli). C’est sans doute un premier niveau de réponse. Cependant, les islamologues sérieux savent que ce texte a une histoire longue et complexe. Il faut donc comprendre ce qui se situe avant sa fabrication. Si la violence est prônée et même encouragée (et la Sira ou Biographie de Mahomet en rajoute : massacres, rapts, rapines, ruses, etc.), dans quel but est-ce ? Si les objectifs poursuivis impliquent la domination du monde et l’élimination de tout ce qui n’est pas islamique (la « néantisation d’autrui », comme dirait Claude Lévy-Strauss[5]), c’est pour quoi faire ?

__ Ayant un certain sens théologique inné, les gens simples comprennent le but ultime. Il s’agit de réaliser sur la terre un modèle de société idéale telle que Dieu est supposé la vouloir (ce qui n’a rien à voir avec les rêves politiques de Platon). Dans ce modèle (pyramidal), la volonté de Dieu est supposée être connue par un groupe au sommet (grâce au Coran et à la Sunna), et ce groupe doit y conformer et y convertir la totalité des autres hommes (jusque dans les moindres détails de leur vie) par l’imposition de la charia. Si telle est la grande Cause de l’islam, on peut imaginer qu’elle suscite des violences…

__ En dessous de ce groupe dirigeant personnifié par la figure du Khalife se situent les musulmans (hommes) qui doivent être des mukallaf-s, des militants dévoués corps et âme à la Cause et obéir au Khalife (sous peine de mort).

__ En dessous d’eux se situent les femmes musulmanes, qui doivent être soumises aux hommes, sinon ceux-ci risqueraient d’être détournés de la Cause (cf. Coran 64,14, un verset qu’on oublie souvent de regarder) – un musulman pouvant prendre une femme chrétienne ou juive à condition de l’opprimer soigneusement, les enfants de l’union devant être musulmans. À l’étage en dessous sont placés les non musulman(e)s juifs et les chrétiens, provisoirement toléré(e)s. Enfin, tout en dessous doit être maintenue la masse des autres hommes, qui doivent être des esclaves ou disparaître (en principe, ils sont de trop sur terre).

__ Curieusement, il n’y a guère eu de théologien (catholique ou protestant) pour regarder en face le contenu radical de la pensée totalitaire islamique, qui évoque une image pyramidale mais qui est plus encore que cela. Était-ce si difficile de retrouver ce même type de pensée dans d’autres systèmes idéologiques, selon des liens historiques de parenté ? À la fin de sa vie, le théologien Henri de Lubac a entrevu la question (dans son dernier livre intitulé La postérité spirituelle de Joachim de Flore). Certes, il n’y parle pas de l’islam mais montre que l’idée d’une Ère Nouvelle à bâtir pour accomplir la volonté de Dieu sur la terre est explicite en Occident au moins au XIIe siècle, et qu’elle a conduit ensuite aux génocides et aux camps de concentrations modernes. On sait que Joachim de Flore, qui était un véritable hérétique, fut tenu pour un saint à Rome par certains cardinaux (qui se voyaient volontiers en ministres du Royaume universel à venir). Une telle idée totalitaire n’est évidemment pas apparue soudainement un jour de sa vie, elle avait déjà une longue histoire. Et elle n’était apparue non plus soudainement au VIIe siècle avec l’islam. D’où venait-elle dans son erreur fondamentale ?

__ Cette erreur fondamentale se met en forme dès la fin du premier siècle déjà, parmi des ex-judéochrétiens ayant renié l’enseignement des apôtres. Elle consiste à tronquer les promesses de la Révélation – et en particulier celles de Jésus lui-même quand il parle de lui comme « Fils de l’Homme » ­−, promesses relatives à l’établissement du règne de Dieu sur la terre… après sa venue glorieuse et le « jugement » qui y est associé par le fait même. Et non avant. La différence est capitale, les conditions de vie ne seront plus les mêmes. La manifestation de la venue ou présence glorieuse réalisera une communion des volontés qui rend inutile tout système pyramidal, fait par et pour la coercition.

__ Les manières dont les hommes s’organiseront seront sans doute très diverses selon les lieux et les activités, et ce serait le travail des théologiens d’y réfléchir si la théologie (occidentale) ne s’était pas abîmée dans des jeux de concepts et de préceptes moraux précisément en vue de réaliser un projet humain de société ou de vie, qui n’est pas sans rappeler certains aspects pyramidaux. C’est ce qu’on a appelé « l’augustinisme », ou pensée durcie et idéologisée de saint Augustin (à la fin de sa vie). Elle se développa chez des penseurs du Moyen-Âge puis devient la norme de la théologie jusqu’à aboutir, au XXe siècle, à ses ultimes conséquences autodestructrices. Perdant toute dimension de mise en question du monde (que seule permet la prise en compte de la venue glorieuse), elle s’est finalement abîmée dans un non-sens athée et vide, qu’un vernis de « spiritualité » et de bonnes intentions ne parvient plus à cacher. On ne peut pas amputer impunément la Révélation.

__ L’alibi de cette amputation tient à la confusion entretenue systématiquement entre ce qui concerne « l’avant » de la venue glorieuse et « l’après ». Pire : ceux qui refusent de penser « l’après » de la venue glorieuse sont ceux-là même qui, il y a quelques années, annonçaient l’avènement du socialisme universel, et ils se sont recyclés aujourd’hui dans le « multireligieux », une des dimensions de l’idéologie « multiculturaliste », qui devrait amener la paix sur la terre. Ces successeurs de Joachim de Flore et des totalitarismes du XXe siècle sont en même temps des admirateurs de l’islam(isme). Ce qui est logique : si, par rapport aux promesses de la venue glorieuse, vous remplacez la préposition « après » par « avant », vous devenez l’admirateur (toujours sectaire) de n’importe quelle idéologie politico-religieuse prétendant les réaliser. Certes, le magistère romain a condamné ces projets de société idéales avant la venue glorieuse, mais sans les explications nécessaires. Si on n’explique pas la perversion du basculement de « après » à « avant », on aura beau condamner, cela ne servira à rien.

__ Au reste, ce basculement occulte une donnée de la Révélation que, quoique sans plus la comprendre, les musulmans ont conservée (en plus du fait qu’ils attendent la venue, mais matérielle non glorieuse, de Jésus) : nous parlons de la question de l’Anti-christ. Ce n’est pas un point de détail, il y va de la cohérence de la Révélation. Là où les hommes préposés à promouvoir celle-ci n’osent plus en parler, une femme, théologienne confirmée, l’a fait, dans le livre La Venue glorieuse du Christ[6].

__ Disons le mot : ce livre parle du salut, moins en tant qu’il concerne le devenir étroitement personnel de chacun (au sens individualiste et augustiniste : « je fais mon salut et le monde peut crever »), qu’au sens où le monde lui-même est appelé à participer à la gloire des enfants de Dieu. Il faut le lire. Ce livre nous sort de l’augustinisme qui a amputé la théologie de l’Eglise latine depuis des siècles.

Redécouvrir la Révélation

__ Fin septembre 2018 se tenait à Paris le « Congrès Mission », réunissant beaucoup de communautés ou de groupes chrétiens en France (catholiques, souvent avec une ouverture œcuménique). La rencontre fut spirituellement puissante (aussi au point de vue sonore). Le dimanche matin eut lieu une table ronde sur les questions islamologiques, autour d’un bon journaliste, faisant office de président et entouré par deux musulmans courageux opposés à l’islamisme (dont une conseillère municipale) et par un philosophe. Le discours de tous les quatre peut se résumer comme suit : la nation française a un grand pouvoir intégrateur, il suffirait que l’école joue son rôle (ainsi que les autres institutions), et les musulmans seront fiers d’être français. En même temps, les quatre intervenants reconnaissaient que leur espérance (qui avait peut-être encore du sens il y a 50 ans) était déconnectée de la réalité. Mieux eut valu alors ne pas gâcher le temps précieux de cette réunion de tant de jeunes et laisser parler ceux qui écoutent la Parole de Dieu et construisent l’avenir. On ne peut pas illustrer mieux le décalage qui existe dans l’Eglise entre le discours humain et celui qui tient compte de la foi.

__ Et surtout : si l’on prétend dialoguer avec les musulmans, il est impératif de comprendre ce qu’ils ont dans la tête et dans le cœur. L’espérance d’un monde conforme à la volonté de Dieu est légitime, effectivement, à condition de la situer après la venue glorieuse et le jour du jugement. Justement, il est possible d’aborder ces perspectives autour de la prière musulmane la plus connue, la Fâtiha (la sourate 1 du Coran) ; il faut donc le faire, en vue d’un dialogue pertinent, en phase avec ce qui est au cœur de la conviction islamique. De plus, un tel dialogue peut parler aussi à un esprit laïc pour peu qu’il ne soit pas complètement fermé. Une brochure de cinquante pages a relevé ce défi (Canevas de méthode de déradicalisation dans un cadre laïc qui tienne compte de la croyance elle-même[7]), et elle en inspirera certainement d’autres.

__ Pour les chrétiens, la volonté de Dieu n’a de sens que dans une vision de foi qui regarde d’une part le point de départ, l’acte créateur de Dieu, et d’autre part la vocation du créé à entrer ultimement dans Sa gloire (sauf ceux qui s’y opposent, car la Gloire de Dieu implique la liberté de ses créatures). La clef est là. C’est ce Dieu-là qu’ils ont à annoncer aux musulmans (et à tout homme).

P. Edouard-Marie

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[1] « À la fin, je me suis aperçu que j’avais reconstitué le bottin du pouvoir en France. Presque tous les partis politiques, les grands corps de l’Etat, la Justice, l’Université, les Experts, les Artistes et les milieux de la culture, les Médias se retrouvaient aux côtés des islamistes. Même l’Eglise catholique était aux côtés des islamistes. » − cf. https://lphinfo.com/le-grand-abandon-entretien-avec-yves-mamou. A priori, on peut ne pas partager la conclusion d’Yves Mamou, mais l’honnêteté consiste à lire son livre d’abord.

[2] Ceci n’empêche pas l’Arabie Saoudite de financer des milliers de mosquées à travers le monde.

[3] Les médias de l’élite cachent le caractère de tyrannie totalitaire islamiste de la Turquie actuelle : depuis la tentative minable d’éliminer Erdogan en 2016, 55 000 personnes ont été arrêtées et 140 000 limogées ou suspendues ; 4 395 juges et procureurs ont été démis, 2 281 institutions privées ont été fermées dont 15 universités, 19 syndicats ont été suspendus et près de 2 000 personnes condamnées à la prison en vie. Et les arrestations et condamnations continuent − cf. https://www.info-turk.be/484.htm#Pr%C3%A8s .

[4] « Vous voulez y entrer avec votre culture que vous considérez comme non négociable. Vous dites : C’est ce que nous sommes et vous devez nous accepter comme tels à cause des droits de l’Homme (!). Non. Si vous vous rendez dans un pays en tant qu’invité, vous devez respecter intégralement ses lois, ses coutumes, ses traditions et sa culture ». Al-Sissi a même défendu le droit de tout pays accueillant les migrants à « protéger sa population » tout en « respectant les droits de l’homme, dans un cadre préservant ses intérêts nationaux » ­− le président Al-Sissi s’adressait là, le 13 décembre 2018, à un forum sur la jeunesse à Charm el-Cheikh −­ cf. memri.org/tv/egyptian-president-sis-muslims-fight-selves-expect-west-open-doors-no/transcript ou la vidéo en arabe: memri.org/tv/egyptian-president-sis-muslims-fight-selves-expect-west-open-doors-no .

[5] Tristes tropiques, Paris, rééd. Pocket, 2001, p. 467.

[6] Françoise Breynaert, La Venue glorieuse du Christ, véritable espérance pour notre monde, éd. du Jubilé, Paris, 2016.

[7] Sur Amazon, on peut trouvera cette brochure Canevas-méthode-déradicalisation-Terrain-Médiation-ebook/dp/B07DX94XC1.

5 thoughts on “Noël et violence islamiste : pourquoi ?

  • 31 décembre 2018 at 13 h 46 min
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    En 2014, à « l’université » islamique Al-Azhar du Caire, le Président Al-Sissi avait fait une déclaration encore plus forte :
    « Il est inconcevable que la pensée que nous tenons pour sacrée fasse de l’Umma une source d’inquiétude, de danger, de meurtres et de destruction pour le reste du monde. Impossible ! Cette pensée − je ne dis pas « religion » mais « pensée »−, cet ensemble de textes et d’idées que nous avons sacralisé au cours des ans au point que s’en écarter est devenu presque impossible, s’oppose au monde entier. Elle s’oppose au monde entier ! Comment est-il possible que 1,6 milliard d’êtres humains [= le nombre supposé de Musulmans aujourd’hui] veuille tuer le reste de l’humanité − c’est-à-dire 7 milliards de personnes − en vue de pourvoir vivre eux-mêmes ? C’est impensable ! »
    Réf., voir par exemple http://www.eecho.fr/le-president-sissi-met-lumma-en-question.

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  • 31 décembre 2018 at 20 h 02 min
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    Coïncidence et belle illustration de l’article : la lecture liturgique de ce 31 décembre est 1 Jn 2, 18-21 (première lettre de saint Jean) :

    « Mes enfants, c’est la dernière heure
    et, comme vous l’avez appris, l’anti-Christ.. doit venir.

    Or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-christs… Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. »

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  • 1 janvier 2019 at 19 h 04 min
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    L’économiste Charles Gave n’hésite pas à parler de l’utilisation des islamistes contre les populations autochtones (le milieu de l’interview a été copié en guise d’introduction, mais il faut écouter l’ensemble).
    Il n’est pas le seul : F. William Engdhal, Le Charme discret du djihad, l’instrumentation géopolitique de l’islam radical, trad. de l’anglais, éd. Résistances, déc. 2018.

    Préface de Bruno Guigne (extrait) : « L’édition française de cet ouvrage vient combler une lacune considérable. Car F. William ENGDAHL y défend une thèse essentielle à la compréhension du phénomène « djihadiste » (…) C’est un ouvrage riche et foisonnant , qui explore la stratégie de manipulation chère aux dirigeants américains en menant des analyses fouillées et documentées ».

    Interview de l’auteur :
    « Les liens entre les Frères musulmans et la CIA remontent à l’immédiate après-guerre à Munich où le chef de la station locale de la CIA a « découvert » un groupe de cadres de la confrérie musulmane qui avait travaillé pour les nazis contre l’Union soviétique pendant la guerre. La CIA a commencé à utiliser ces gens pour ses opérations secrètes. Puis, dans les années 1950, après l’échec de la tentative d’assassinat de Nasser par les FM en Égypte, la CIA a introduit clandestinement les dirigeants des FM en Arabie saoudite où ils ont organisé une fusion de l’idéologie primitive de l’islam sunnite wahhabite avec le programme politique des Frères musulmans, en utilisant les fonds pétroliers saoudiens pour financer la propagation mondiale de l’idéologie militante. Depuis lors, la CIA a joué un rôle secret dans le pilotage de l’agenda de la confrérie musulmane jusqu’à et y compris l’administration Obama où la secrétaire d’État Hillary Clinton a été conseillée par Huma Abedin dont la famille est à un haut niveau des FM en Arabie saoudite et aux États-Unis. »
    « Cela se transforme en une protestation majeure contre des décennies de pillage systématique de l’économie française, de la prétendue mondialisation, de la prise de contrôle des banques françaises, de la corruption politique hors de contrôle. Le banquier Macron n’a aucun contact avec sa nation. C’est ce que je ressens. Si c’est vrai, c’est la plus grande peur de ces cercles d’élite, une population qui pense, qui est éveillée. Je vois des preuves de sales tours, des agents provocateurs qui essaient de qualifier les manifestants de violents, mais cela ne semble pas fonctionner…
    … Essentiellement la même maladie − la financiarisation et la mondialisation des deux pays [France et USA] − créent la même polarisation entre le 1 % supérieur et le reste. La classe moyenne est en train d’être détruite, la pauvreté s’accroît, les villes font faillite, car des entreprises comme Amazon ou Walmart détruisent les économies locales. »

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  • 3 janvier 2019 at 12 h 18 min
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    D’une certaine manière, cet article souligne les opportunités de dialogue vrai (et d’évangélisation) qui existent aujourd’hui. Quand on croit en l’Esprit Saint, cela a du sens, c’est un appel aux chrétiens.
    Il faudrait en dire plus, et donner plus de bibliographie, par exemple :
    Adonis (poète arabe bien connu), Violence et islam, Entretiens avec Houria Abdelouahed, Seuil, 2016 − http://www.seuil.com/ouvrage/violence-et-islam-adonis/9782757870129 .
    Boualem Sansal, Gouverner au nom d’Allah, Gallimard − http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Connaissance/Gouverner-au-nom-d-Allah .
    et aussi cette analyse du culte de la violence et de la force en islam : Gabriel Martinez-Gros, Fascination du Djihad, Fureurs islamistes et défaite de la paix, PUF, 2016 − https://www.puf.com/content/Fascination_du_djihad .

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