Apprendre l’araméen ? Des pistes

La langue araméenne était celle de Jésus et des apôtres.
Elle compte aujourd’hui plus d’un million de locuteurs – malgré les émigrations forcées et les campagnes de destruction massive subies à travers les siècles.
Dans sa version syriaque, elle a entre autres une télévision satellite émettant depuis la Suède et une radio FM aux Pays-Bas (voir aussi http://suryoyo-online.org).

L’araméen liturgique de l’Eglise Chaldéenne se réfère au texte de la Bible Peshitta imprimé en 1891 /1896 (voir infra) et à celui du missel édité en 1901 (téléchargeable en PDF ici + le « propre » du calendrier). Voici un excellent enregistrement de la liturgie de la Qurbanah, par la branche assyrienne (liturgie intégrale). Nous donnerons aussi des nouvelles de St. Ephrem Ecumenical Research Institute, de Kottayam (Kerala, Inde) qui a pris un nouvel élan.

Poizat Parlons soureth Les cours de Soureth (araméen moderne) continuent à Paris (Inalco) : voir http://www.eecho.fr/paris-cours-darameen-moderne. Et il y a le manuel déjà signalé « Parlons Soureth » , édition L’Harmattan, avril 2016, 18 euros, que l’on peut se procurer par exemple ici (et aussi au format kindle).

Il y a aussi les cours donnés dans le cadre de la paroisse de Sarcelles (St Brice), au nord de Paris (secrétariat Laëtitia ou Céline 06 61 40 36 35).

Sinon : ce remarquable site D’APPRENTISSAGE DE L’ARAMEEN (en langue anglaise) :  exemple : Et le site en anglais : http://www.learnassyrian.com .

Voici la vidéo du Notre Père en araméen (P. Fr. Guigain lors d’une session d’été d’EEChO)
Support du cours : Notre Père (cliquer).

Ou en format imprimé : notrepere_syriaque (cliquer).
Dans la lecture de tout l’évangile de Mt en araméen : youtube.com/watch?v=iX7UVFiOx9k&feature=youtu.be&t=1261 .

Tableau l’alphabet syriaque (à imprimer).
On trouve sur le web Les Saints Evangiles d’après la Pschitta, édition de 1896 ici :
https://digitale-sammlungen.ulb.uni-bonn.de/content/zoom/246037 ,
suivis par les Actes, Épîtres et Apocalypse :
https://digitale-sammlungen.ulb.uni-bonn.de/content/zoom/246730 .

On trouve aussi La Bible de Mossoul, 1891 (trois volumes), mais il faut posséder un écran extra-large… :
archive.org/details/BibliaSacraIuxtaVersionemSimplicemQuaeDiciturPschittavol.1Mosul1887;
archive.org/details/BibliaSacraIuxtaVersionemSimplicemQuaeDiciturPschittavol.2Mosul1888;
archive.org/details/BibliaSacraIuxtaVersionemSimplicemQuaeDiciturPschittavol.3Mosul1891.

Sur le web, on trouve plus facilement l’impression réalisée par les Anglais (1905 /1915) mais qui n’est pas voyellisée (voir ici A-T), et qui n’est pas utilisée par les Chaldéens.

– Le site de l’ENS de Lyon avec le cours de Georges Bohas (syriaque)est actuellement inaccessible.
– Mais on dispose toujours du remarquable site http://peshitta.org qui offre un interlinéaire N-T araméen-anglais, et tous les outils possibles d’analyse, avec recherche par mot (araméen ou anglais) ou racine. On y trouve aussi le texte du ms Khabouris photographié, translittéré et traduit.
– Et aussi du dictionnaire Costaz syriaque vers le français/ anglais/ arabe : www.syriacstudiesdic.com.

– Voir aussi le manuscrit Vaticanus syriacus 12 comprenant les 4 évangiles en araméen, conservé à la Bibliothèque apostolique Vaticane http://digi.vatlib.it/view/MSS_Vat.sir.12/0076?sid=9c77c23ef58536556ca43b0993c26f25.

Pour ceux qui connaissent le Néerlandais : https://www.peshitta.nl.

En complément du site http://peshitta.org, un peu d’histoire.
Le ms Khabouris qu’on peut y trouver a été numérisé en 2004 par un certain Eric Rivera qui avait fondé un « Khabouris Institute » à Oceanside en Californie (sud de Los Angeles). C’est la petite entreprise BetterLight qui a fait ce travail magnifique dont on peut voir trois pages sur leur site internet.
Explications générales : http://www.betterlight.com/khabouris.html
Présentation d’une page (Jean 8,28-44) : http://www.betterlight.com/khabouris_page.html
Puis des détails de cette page : http://www.betterlight.com/khabouris_sections.html
Signalons le nouveau site d’un jeune chercheur américain, Steve Caruso, qui s’est pris de passion pour l’araméen galiléen. Mgr Alichoran avait signalé qu’un bon connaisseur pouvait retrouver des tournures dialectales propres à la Galilée dans les anciens mss Peshitta. Mais un tel travail peut-il être fait (et jusqu’à reconstituer un texte en araméen galiléen !) par quelqu’un d’extérieur à la culture syro-araméenne ?

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ATTENTION : le site soureth.com n’existe plus, il a été hacké (voir ces commentaires) !
Voici comment il se présentait :

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6 thoughts on “Apprendre l’araméen ? Des pistes

  • 16 août 2017 at 17 h 37 min
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    Les textes araméens mériteraient d’être largement diffusés et connus ; notamment ceux des Pères et notamment toute la patrologie syriaque ; des Pères de l’Église, les occidentaux ne connaissent en général que les Pères latins et notamment saint Augustin. Ils devraient être traduits, publiés, lus, commentés massivement… Mais le faire dans la langue araméenne est encore mieux d’où l’intérêt d’apprendre la langue.

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  • 21 novembre 2017 at 13 h 24 min
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    La langue araméenne, quelques soient ses variantes, est victime d’un négationnisme universitaire. Une manière douce d’assassiner les chrétiens d’Orient en niant l’importance de leur passé…
    Dans l’émission « Les langues du Paradis. Araméens et Syriaques« , Alain Desreumaux explique qu’à partir du 3e siècle avant notre ère, le grec a pris la place de l’araméen comme langue d’usage : https://youtu.be/NQ8JfdKqxVY?t=228 … et contredit ce que Muriel Debié a dit juste auparavant : https://youtu.be/NQ8JfdKqxVY?t=177 ! Mais ensuite, la même Muriel Debié assène que « Les évangiles, bien entendu, ont été écrits en grec » ! Peur de se démarquer ? Méconnaissance totale du dossier ?
    En tout cas, saluons le départ à la retraite d’Alain Desreumaux, lui qui était allé en Inde récemment pour expliquer aux Chrétiens de St Thomas qu’ils n’avaient pas été fondés par St Thomas.
    La parole pourra commencer à se délier dans les milieux des recherches syriaques…

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  • 26 décembre 2017 at 5 h 37 min
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    Une idée assez simple, (publiée en 2010 chez Brill, Leyde) : Quand on écrit article, le style reflète un peu ses émotions, c’est à dire, quand on gai, optimiste, de bonne humeur etc., on est enclin à utiliser d’avantage des sons légers comme les i ou le a, et quand on est triste, on a tendance d’utiliser d’avantage le ‘o’ (bien sûr, j’ai simplifié à l’extrême). Plus concrètement : dans un texte homogène, à part des aléas statistiques, la fréquence des différentes lettres devrait être sensiblement la même. Or, les Évangiles, dans leur langue d’origine, sont tout sauf des textes homogènes et si homogénéité il y a, elle ne peut être introduite que par des traducteurs qui ont traduit sur une courte période ce texte.

    Or, on constate une homogénéité décroissante pour l’Évangile de Matthieu (je n’ai pas vérifié les autres textes) quand on va du Grec au Latin au Hébreu en Araméen. Ceci suggère bien que le texte en Araméen serait le plus ancien, et ceci malgré le fait que les copies les plus anciennes dans cette langue sont 2 à 4 siècles plus jeunes que les manuscrits grecs. Cet argument statistique contredit fort bien certains universitaires qui prétendent que les originaux seraient écrits en Grec. Notons enfin que le texte de Matthieu regorge des idées directement reprises au Zoroastrisme, c’est à dire, la Perse ou l’Araméen et le Syriaque étaient les lingua franca.

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    • 25 mai 2020 at 11 h 35 min
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      @wpjo : quelles sont les idées directement reprises au Zoroastrisme que l’on trouverait dans Matthieu ? Sinon intéressant argument pour démontrer l’origine araméenne de Matthieu.

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  • 19 août 2018 at 10 h 45 min
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    pourriez vous me donner des renseignements pour apprendre l’ araméen par correspondance. merci

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